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lectuelle, à Alexandrie, et en même temps seconde capitale de l'empire séleucide '. Pendant ce temps, Babylone, délaissée, môme par une bonne partie de ses habitants qui, de gré ou de force, allèrent peupler Séleucie, s'affaissait dans un irrémédiable déclin. Mais sa vieille gloire survécut à sa décadence matérielle et ne fut même jamais plus rayonnante qu'à partir du jour où, n'ayant plus guère que ses prêtres et ses temples, elle devint l'asile paisible, le foyer d'études de la science chaldéenne. L'astrologie, échappée de ses observatoires, était en train de conquérir le monde, pénétrant dans les systèmes philosophiques, s'insinuant dans les religions, et portant en tous lieux le renom de la Ghaldée et de ses « mathématiciens ». Même les philosophes et savants nés à Séleucie, comme le stoïcien Diogcne de Séleucie ou ce Séleucos qui fut, après Aristarque de Samos, un précurseur de Copernic, n'avaient de crédit dans le monde que comme « Babyloniens », disciples des écoles de Borsippa et d'Orchoé (Ourouk) -.
Tranquille enfin, Séleucos s'occupa de réorganiser son vaste empire. Les dix ou douze satrapies existant sous Alexandre furent subdivisées en soixante-douze « satrapies » \ districts administrés par des intendants [tizctoyoi) qui, sans doute nommés directement par le roi, serviraient à contrôler les actes de leur chef, satrape ou stratège, et à surveiller ses velléités d'indépendance à l'égard du pouvoir central. C'est ainsi que la Syrie comptait huit départements, quatre pour la Séleucide et quatre pour la Cœlé-Syrie. Le système fut-il immédiatement ou progressivement étendu à tout le royaume; n'y eut-il pas même des commandants militaires, à qui aurait été réservé le titre de stratèges et
1. On parle de 600,000 habitants (Plin., VI, § 122), et du caractère hellénique conservé par cette population mêlée, même sous la domination des Parthes {neque in barbarum corrupta, sed conditoris Seleuci retinens. Tac, Ann., VI, 42).