Justin.. XXXVIII, 10, 1-3. Diod., XXXIV
LE RÈGNE d'aNTIOCHOS Vil ÉVEHGÈTE 381
Parthes ». C'était le soulèvement spontané des civilisés contre le Barbare. D'autre part, les Scythes que Phraate avait appelés à son secours, contre promesse d'une large rémunération, n'étaient pas arrivés. Il fut obligé d'accepter la lutte dans des conditions d'infériorité évidente. Antiochos, vainqueur en trois rencontres, s'empara d'abord de la Babylonie. A Séleucie, les habitants infligèrent de cruels traitements à leur gouverneur parthe nommé Enios '. Puis, remontant le long du Tigre, Antiochos rencontra le général parthe Indatès sur les bords du Lycos (Zab), non loin du champ de bataille historique de Gaugamèle. Indatès fut battu, mais non poursuivi, car Antiochos dut suspendre sa marche deux jours durant pour permettre à ses auxiliaires juifs d'observer les prescriptions mosaïques qui leur enjoignaient en ce moment-là de fêter la Pentecôte, le lendemain d'un jour de sabbat ". Déjà se révélait le caractère essentiel du judaïsme, son incompatibilité avec toute civilisation étrangère, même quand le contact se produisait en dehors de toute intention hostile et que les froissements étaient amortis par une bonne volonté réciproque. iVntiochos occupa la Médie sans coup férir : il était accueilli par les populations en libérateur. Bientôt les Parthes se trouvèrent refoulés et confinés dans leur pays d'origine.
Antiochos, dit Justin, commença à paraître un grand Roi ; et, en effet, ce titre lui est donné sur des inscriptions ^ Mais il ne sut pas mettre sa victoire à profit. Brave, mais imprévoyant, aimant le vin et la bonne chère, il se crut trop tôt dispensé d'être vigilant en face d'un ennemi qui cherchait à regagner par la ruse ce que la force lui avait enlevé. Il laissa ses soldats, à son exemple, mener joyeuse vie aux frais des provinces conquises, dispersés et commodément installés pour l'hiver dans des garnisons où ils oubliè-