‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 245 sur 297 · Joseph., XIII, 10, 1. Euseb., I, pp. 239-260 Sch · texte numérisé non relu

Joseph., XIII, 10, 1. Euseb., I, pp. 239-260 Sch

3. On ignore la date de la mort de Cléopâtre II. Voy. Ilist. des Lar/ides, II, p. 85. IV, p. 325. Elle disparaît obscurément de Thistoire, vers 116/5 a. C. probablement quelques mois après — ou avant — Evergète II.

ter avec lui sur le trône. Déçue de ce côté, elle intrigua auprc^sdcs troupes cantonnées dans l'île, réussit à les embauclier et alla, avec cette petite armée pour dot, ollVir sa main au roi de Syrie Anliochos IX. Le Cyzicène n'eut garde de refuser une pareille aubaine : il épousa Cléopâtre IV et se trouva en mesure de recevoir le choc de l'adversaire (113) '. En eiî'et, l'Aspendien avait quitté son asile, où il avait fait ses préparatifs au cours de l'année 113/2, sous l'œil complaisant des Romains '. Des incidents de cette guerre civile les auteurs ne nous ont conservé que des sujets de tragédies, prétextes à réflexions morales sur la providence vengeresse des dieux. Vainqueur du Cyzicène en bataille rangée, Grypos assiégea et prit Antioche, où s'était enfermée la femme du vaincu. Cléopâtre (IV) se vit à la merci de sa sœur Cléopâtre Tryphaena, qui avait conçu pour elle une eHroyable haine. En vain Grypos lui-même chercha à calmer la fureur de son épouse : celle-ci, soupçonnant de l'amour dans sa pitié, n'en fut que plus acharnée contre sa sœur et rivale. Elle ordonna elle-même aux soldats d'aller la tuer au fond de son dernier asile, dans le temple même de Daphné. Cléopâtre (IV) se cramponnant à la statue de la déesse (Artémis-Anahit), il fallut lui couper les mains pour l'en détacher. « Alors Cléopâtre, maudissant les parricides et confiant sa vengeance aux divinités outragées, rendit le dernier soupir » (H2). Les représailles ne se tirent pas attendre. Grypos fut battu à son tour par le Cyzicénien, qui s'était maintenu en Cœlé-Syrie, et Tryphaena, tombée aux mains d'Antiochos IX, fut immolée par lui (.<■ aux mânes de son épouse » (IH) ^

1. Justin., XXXIX, 3, 1-3. La chronologie est ici, comme toujours, incertaine. Eusèbe (Porphj-re) place la victoire d'Antiochos IX en 01. 167,1 (112/1 a. C), et celle d'Antiochos VIII l'année suivante. J'accepte la dernière date, mais non la première, l'intervalle me paraissant insuffisant pour contenir tous les faits.

2. Dehinc cum fralre suo Aiitiocho Cyziceno bellum in Syria Ciliciaque gessil (Trog., Prol. 39).

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