Joseph., XIII
2. En 01. 167, 2 (111/0 a. C), xixs'.ffi itdéXtv iizb tt^î 'AaitévSou ô 'AvT(oyo<; xal xpitî'. [làv a-jT6î tt,; S-jp'a;, ô U Ku^iicvàî tt,; KoEXt,;; (Euseb., I, p. 260 Sch.). Le texte est formel, mais on sait combien les confusions entre les homonymes étaient faciles et ont été fréquentes.
pendance à la mort de Démélrios II (126/5 a. C.) ; Sidon et ïripolis en font autant en H2/1 a. C. ; Ascalon est sur le point de les imiter (105/4 a. C). Bientôt, l'ère des Séleucides disparaît de la datation des monnaies phéniciennes, et môme, à partir de l'an 212 Sel. (101/0 a. C), des monnaies royales, qui sont ou sans date, ou datées d'après des ères locales *. Les régions limitrophes du désert, à l'E. et au S., étaient livrées aux incursions des Arabes, qui allaient parfois butiner jusque au delà de la frontière d'Egypte *. Au Nord, le royaume s'en allait aussi en lambeaux. La Cilicie Trachée, repaire de pirates insoumis, devenait un foyer d'anarchie où les Romains ne tarderaient pas à rétablir l'ordre par la force des armes. Antiochos Grypos avait confirmé lui-même l'autonomie de la Commagène en accordant au dynaste Milhridate, le futur roi Mithridate I"" Callinicos, la main de sa fille Laodice (Thca Philadclphos). La Commagène put dès lors être considérée comme la dot de Laodice, et Grypos eut la satisfaction d'ériger en royaume pour sa fille une province qui ne lui appartenait plus. Antiochos IX de même cédait de bonne grâce ce qu'il ne pouvait retenir de force; non seulement il tolérait l'émancipation des villes phéniciennes, mais il octroyait spontanément « la liberté » à Séleucie de Piérie, en reconnaissance des ser\ices rendus à son père, et il notifiait le fait à Ptolémée Alexandre « roi de Cypre ». Il laissait aller les choses, tout occupé de ses plaisirs et remettant au lendemain les alTaircs sérieuses. Tout au plus, en dix-huit ans de règne, trouva-t-il le temps de fortifier la citadelle d'Apamée '. « A peine monté sur le trône », dit Diodore, « il se livra à l'ivrognerie, à d'ignobles plaisirs et à des goûts indignes d'un roi. Il se plaisait dans la société des mimes, des bouffons, des prestidigitateurs, et prenait à tâche d'apprendre leurs artifices. Il s'occupait de