‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 264 sur 297 · Joseph., XIII, 16, 4. Plut., Lucull · texte numérisé non relu

Joseph., XIII, 16, 4. Plut., Lucull

3. *Az-to; dans Plutarque et Meiunon [FHG.. IJI, p. 530). Comme Plutarque appelle veaviaxo; cet aîné de la famille (Varr., R. >•., 111, 16. 1) et que, plus loin {ibid., 34;, il mentionne P. Clodius (IlorXio; K>.û5:o;) comme beau-frérede Lucullus sans le dire frère cadet du précédent, Drumann a soulevé ici un débat assez inutile eo supposant une confusion de personnes et optant pour P. Clodius.

lui déclara tout net « qu'il était venu pour emmener Mitiiridale, lequel était dû aux triomphes de Lucullus ; sinon, pour déclarer la guerre àTigranc. Aussi, malgré les efforts que fit le roi pour composer son visage et lui donner un air souriant, on vit bien l'irritation que lui causait le franc parler du jeune homme. C'était peut-être la première parole libre qu'il entendait depuis ses vingt-cinq ans de règne, ou plutôt, de tyrannie. Il répondit au légat qu'il ne livrerait pas Mithridate et que, si les Romains commençaient la guerre, il se défendrait » '. Cette entrevue était déjà pour lui une humiliation. S'il avait pu lire dans les cœurs, il aurait vu la joie qu'éprouvaient les assistants à voir rabaisser l'orgueil du Barbare. Il y eut aussi, paraît-il, un échange de lettres qui ajouta au conflit politique des piqûres d'amour-propre, Tigrane ripostant à un message où Lucullus avait omis de lui donner le titre de Roi des rois par une suscription où ne figurait pas le titre d'Imperaior ^.

Lucullus, qui voulait continuer la guerre contre le gré du Sénat, - et même de ses soldats, — était donc arrivé à ses fins. Le refus de livrer Mithridate équivalait de la part de Tigrane à une déclaration de guerre. Mais Tigrane persistait à croire que les Romains n'oseraient l'attaquer. Il rentra en Arménie pour se concerter à loisir avec Mithridate, emmenant avec lui Cléopâtre Séléné dont il se défit brutalement en chemin, à Séleucie sur ^Euphrate^ Au printemps de 69, le proconsul prit l'oiïensive. Il franchit l'Euphrate sur des bateaux préparés par le fidèle Ariobarzane, traversa la Sophène et poussa droit sur Tigranocerte. Tigrane, qui avait perdu son temps à faire des projets d'invasion dans l'Asie romaine par la Cilicie et la Lycaonie, fut tellement surpris par cette brusque attaque, qu'il n'y voulut pas croire d'abord et fit pendre le premier qui lui apporta la nouvelle. Le présomp-

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