‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 285 sur 297 · Dittenb., OGIS., j-6. 11-12. Cf. ci-ilessus, p · texte numérisé non relu

Dittenb., OGIS., j-6. 11-12. Cf. ci-ilessus, p

2. SîAEJXôia associées aux AiovJjia à Érythrae (Michel, 502. 307).

3. CIG., 4458. Dittenb., ibid., 245. Cf. ci-dessus, p. 125, 1.

4. Dittenb., ihid., 212. L'attribution à Séleucos I n'est que probable, l'inscription à graver sur l'autel étant ^ar.Xstoî Sîaeûxo'j (lig. 6), sans prédicat.

cultes d'Apollon « ancùlre de la race » (àpyr.yoù toj yévoyç) et d'Athéna. Ces lionneurs vont probablement à Séleucos défunt, car le libérateur survécut de peu à sa victoire; mais peu après on constate que le roi Antioclios I Soler a de son vivant son prôtre ù Ilion. Néanmoins, Antioclios, « bienfaiteur et sauveur du peuple », n'est pas précisément dieu, car son prêtre est invité à se joindre aux membres des autres sacerdoces et à unir ses vœux aux prières adressées pour le salut de la famille royale « à lancétre Apollon, à Athéna, à Zeus, à Niké et à tous autres dieux et déesses ». Le décret insiste avec complaisance sur l'assistance divine que le peuple a tant de fois implorée pour le roi dès le début de son rèj^ne '. De même, dans le document précédent, on sacrifiait à Athéna u-èp toù jjxT'Jiw; Ssaôjxou. C'est aussi comme libérés de la tyrannie de Lysimaque que les clérouques athéniens de Lemnos élevèrent des chapelles (vaoj;) à Séleucos I et à son fils Antiochos I. Pour eux, le défunt Séleucos était le « Sauveur », titre qui approche de la divinité l'homme qui en a exercé la plus belle prérogative '. Un peu plus tard, la fédération ionienne décrète qu'un sanctuaire (Upôv) sera élevé où au culte d'Alexandre sera associé celui de la famille royale, actuellement composée d'Antiochos (1) régnant avec son fils Antiochos (II) et son épouse la reine Stratonice, Des sacrifices y seront offerts par les délégués des villes fédérées, lors des panégyries, « à tous les dieux et déesses et aux rois Antiochos et à la reine Stratonice » ^.

Il y a dans tous ces hommages un certain flottement de la pensée et comme une équivoque voulue. Sans doute, dans les religions polythéistes la qualité de dieu n'emporte pas toutes les perfections que les théologies monothéistes accumulent sous ce titre. La distance entre l'humanité et la divinité n'était pas aussi énorme, et elle était encore diminuée

{. Inscription de Sigéo : Michel. o25. Diftenb., OGIS., 219.

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