Ci-dessus, p
2. La prérogative allouée par Antiochos III à un àpi<-tpt\><; préposé aux temples de Daphné — aOvcaÇov [ouv] ?v te toï; ^(pTijjLaTisixoîî xata/topiiis'.v aûtàv ip/itpéx (Dittenb., OGIS., 244, lig. 33) — ne me parait pas comparable, et nous n'en connaissons pas non plus l'application.
472 cnAP. XVI. — gouvernement et institutions
aulro trace n'apparaît, sauf le nom (Jf Plolémée fils de Thraséas, qui était, au leuips d'Antiochos le Grand, ainsi qu'il appert de sa dédicace, TToa-ayô; xal àpyispeù; ïjp-la; Kû-rAot; xa^ <l>o'.vixa; '. Ce IHolémée, ex-commandant de phalange au service de Ptolémée IV IMiilopator et passé depuis au service d'Aiilioclios III, qui avait reconquis la Cœlé- Syrie ot la Phénicie, héritait probablement des titres et fondions du ^^ouverneur égyptien dont il prenait la place. On sait, en ellet, que les Ptolémées avaient à Cypre un TTpaTr.vô; xal àoy.jpsj; xal vajapyo;, et il est à présumer qu'ils conféraient des pouvoirs analogues aux gouverneurs de Syrie et de Phénicie '. Il ne s'ensuit pas que le sacerdoce ainsi cumulé avec la stratégie soit d'institution séleucide, à plus forte raison, d'institution généralisée dans tout l'empin\ La fonction paraît avoir été, au contraire, localisée là où elle était nécessaire ou tout au moins utile [f].
Le titre d'àpy^psû;, assez rare parmi les sacerdoces helléniques, emporte l'idée d'une autorité exercée sur des inférieurs, de simples Upc^^, soit groupés en corporation autour de leur chef comme à Jérusalem, soit dispersés et vaquant à divers offices. Les prêtres répartis dans les sanctuaires de Dapliné étaient peut-être autonomes, lorsqu'il plut à Antiochos le Grand d'investir un ami de ràpy.epoa-jvr, toj 'ÀTtôX- Auvoc xal ~r,c 'AoTÉa'.So; xal twv àAÀwv Uotôv oiv -rà Temévr Ètt'w zTz\ Aà'^vvi; '. Quelles prérogatives suppose la fonction ainsi créée? Sans doute, le contrôle du budget de ces cultes, le droit de fixer les subventions de l'Etat et peut-être de nommer les desservants. C'est une sorte de main-mise de l'Etat sur des sacerdoces jusque-là indépendants. On conçoit que le besoin d'une autorité de ce genre se soit fait sentir tout particulièrement dans des régions oîi existaient des sacer-