Dittenb., OG/S
2. Michel, 19. Dittenb., OGIS., 229, lig. 14,21, 35 (cf. ci-dessus, p. 102).
478 C.flAP. XVI. — GOUVERNEMENT ET INSTITUTIONS
protectf)ial. Il ncst nrirmc |)as [tioltalilc (juils aient permis aux garnisons placées chez celles qui n'étaient pas à'^poiiprjToi, de se recruter sur place. C'est encore à une époque de désorganisation politique et d'allaissement du pouvoir royal, sous Alexandre Bala, quiiii iiirjdcnt relaté par Diodoro met en scène des villes assez indépendantes pour fermei" leurs portes à des garnisaires royaux ou môme pour avoir des troupes à elles '.
Il y avait une ville entre autres où il pouvait être utile — et encore plus dangereux peul-ùire — d'entretenir une garnison à demeure; c'était Antioche, la capitale elle-même. C'est là sans doute que le fondateur de la ville, Séleucos I, « réunit larmée » pour lui présenter et faire acclamer par elle son fils Antiochos I comme associé au trône et gouverneur des provinces situées au-delà de l'Euphrate. Soldats et habitants devaient être assez mêlés dans cette foule, et Plutarque n'a probablement pas tort de dire que c'était « une assemblée populaire » (TîàvSr.uo; è/.xXr.T'la) ^ C'est l'armée encore qui, à la mort de Séleucos III, rappelle de Babylone son frère Antiochos III; et la remarque qui en est faite semble indiquer que le principe de l'hérédité monarchique n'était pas encore fermement assis, et que les soldats auraient pu se choisir un autre roi ^ On peut reconnaître à volonté l'armée ou la population de la grande ville, ou mieux les deux ensemble, dans ce « peuple » qui donne des tuteurs au jeune Antiochos V, et dans ces « soldats » qui peu après, espérant vivre grassement s'ils donnaient la royauté à Tryphon, le proclament souverain *. Nous avons vu que les émeutes et
1. Les Aradiens, de concert avec le grand-vizir Ammonios, complotent de s'emparer de Marathes et y envoient des soldats à eux, qui sont censés devoir aider les Marathéniens contre les troupes royales (Diod., XXXI, o).