Hieronym., In Dan., Il
2, Strab., XVI, p. 754.
mariage, il dlait au mieux avec sa lulure belle-mère '. On ne croira pas aisément que Apama ait improvisé une combinaison aussi opportune pour Antiochos et pour Antigone. Démétrios, dont Justin fait un bcll;\trc fier de ses avantages, était aussi brave que beau : il avait iiurité de la hardiesse et de l'ambition pétulante de son père Démétrios Poliorcète. Six ou sept ans auparavant, il avait sauvé d'une ruine totale Antigone Gonatas, qui, pour avoir entrepris de conquérir l'Hellade, avait failli perdre son royaume de Macédoine, envahi par Alexandre d'Epire allié aux Etoliens. Démétrios avait chassé l'Epirote et n'avait pas cherché à supplanter son frère. Antigone ne se défiait pas de lui, sans doute; mais il eût été fort aise de le voir pourvu quelque part et satisfait. 11 avait dû peut-être conseiller, certainement favoriser l'équipée aventureuse et amoureuse de son frère. Ptolémée Philadelphe se trouva ainsi avoir devant lui un adversaire déclaré, qui le menaçait deCyrène, et deux autres en perspective : le Macédonien, le vainqueur de Leucolla, qui lui disputait depuis longtemps l'hégémonie maritime dans l'Archipel, elle Séleucidc, pour qui la Cœlé-Syrie était une tentation perpétuelle.
Mais ce plan si bien concerté se heurta à l'imprévu : Cyrène rentra tout à coup dans l'alliance de Ptolémée. Démétrios le Beau s'y était rendu odieux à son entourage par son arrogance et ses relations suspectes avec la mère de sa fiancée. Ce fut la jeune reine Bérénice elle-même qui prit soin de venger ses injures, et surtout de défaire la combinaison politique ainsi amorcée sans son consentement. Elle fit tuer sous ses yeux Démétrios dans la chambre même de sa mère et se déclara aussitôt prête à tenir les engagements contractés par son père (258?) ^. Antigone, de son côté, n'avait pas trop