‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 45 sur 297 · Justin., XXVI · texte numérisé non relu

Justin., XXVI

2. Justin., loc. cit. La date ne peut pas t^tre placée longtemps après 258. Bérénice, que Catulle appelle parva virç/o (LXVI, 26), pouvait alors avoir une quinzaine d'années (?), donc nubile, et la raison qui retardait le mariage fut bien vite notoire.

de toutes ses forces pour tenir en respect l'Hellade, où la Ligue ach(5enne, constituée une trentaine d'années auparavant, avait grandi pendant qu'il était occupé ailleurs. Il avait réussi à vaincre une coalition des Hellènes à laquelle Sparte et Athènes assuraient le concours de Ptolémée, battu l'armée péloponnésienne à Corinthe * et la flotte égyptienne à Cos. Maintenant, entré de vive force à Athènes, il cherchait à apaiser les rancunes de l'orgueilleuse cité en retirant sa garnison du Musée (255?) et en lui rendant « l'autonomie »; mais il sentait bien que les Athéniens ne pardonneraient pas à Thomme qui avait abattu les Longs Murs et dont les garnisaires continuaient à occuper les ports. D'ailleurs, son frère une fois disparu, il n'avait plus un intérêt immédiat à appuyer une entreprise manquée. Bien que l'entente entre Antiochos II et Antigone se fût resserrée par une nouvelle alliance de famille, le mariage de l'héritier du trône de Macédoine, Démétrios II dit plus tard l'Etolique, avec Stratonice, sœur d'Antiochos ^, Antigone Gonatas, toujours prudent, ne paraît pas avoir pris une part active à la lutte, dont tout le poids retomba sur le roi de Syrie. C'est du moins la conclusion qui s'impose à qui ne croit pas devoir retarder d'une dizaine d'années la bataille navale de Cos.

La longue durée des hostilités ainsi engagées entre les rois de Syrie et d'Egypte indique que les succès et revers furent balancés de part et d'autre. Antiochos ne manqua pas d'attirer dans son parti les villes grecques du littoral, en accordant la liberté à celles qui étaient sous sa dépendance et aidant les autres à la conquérir. De cette série de conflits dispersés, suspendus peut-être par des négociations, repris et menés à l'aventure, nous ne connaissons que quelques incidents anecdotiques. C'est, dit-on, pour avoir mis à mort Timarchos, improvisé tyran de Milet, qu'Antiochos II reçut des Milésiens le surnom de « dieu » (©eôç). Les honneurs

1. En 265/4, date de la mort du roi de Sparte Areos (Diod., XX, 29, 1).

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