Euseb., I, p. 249 Sch. Justin., XXVIII
82 CHAP. m. — ANTIOCHOS II THÉOS
divins étaient alors la monnaie courante de l'adulation : si le litre de dieu lui resta, c'est sans doute parce que TalTranchisscment des cilds ioniennes lui valut une large et durable popularité. Pendant des siècles, les Ioniens gardèrent un souvenir reconnaissant de la liberté à eux octroyée par Antiochos II '. La défaite de Timarclios entraîna celle de son complice et allié, le Ptolémée — probablement un bâtard de Pbiladelphe — que son père avait installé comme gouverneur à Ephèse \ Ce jeune ambitieux, comptant sur la fidélité de ses mercenaires thraces, avait voulu, à la faveur de l'anarchie régnante, se rendre indépendant. Il avait donc fait cause commune avec Timarchos. Mal lui en prit : ses gardes se révoltèrent, eux aussi, et le massacrèrent, avec sa maîtresse Irène, dans l'Artémision, oii il avait cru trouver un asile inviolable. Mais le fruit de la rébellion de Ptolémée ne fut pas perdu pour Antiochos : Ephèse prit parti pour le Séleucide (255?) ^
Entre temps, Antiochos se ménageait aussi des alliances par le procédé traditionnel. Il maria sa fille Stratonice avec le fils du dynasle Ariamne ou Ariaramne de Gappadoce, le futur roi Aiiarathe III, légalisant ainsi une usurpation depuis longtemps accomplie. La Gappadoce, agrandie peutêtre de la Cataonie, fut érigée en royaume pour Ariarathe, qui fut aussitôt associé au trône par son père (257) *. Peu de temps après, la mort du roi de Bithynie, Nicomède 1 fils