‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 47 sur 297 · Joseph., A7it. JucL, Xll · texte numérisé non relu

Joseph., A7it. JucL, Xll

2. Sur l'identité problématique de ce Ptolémée, voy. Hisl. des Lagides, I, pp. 206-208. L'autre thèse, Ptolémée fils de Lysimaque et d'Arsinoé adopté par Pbiladelphe, a rallié aussi des suffrages. Dittenberger [OGIS., I, pp. 354- 3oo) me parait avoir dit le dernier mot. On rencontrera malheureusement plus loin une autre énigme, greffée sur celle-ci, à propos de Ptolémée de Telmessc.

3. Trog., Prol., 26. Appian., Syr., 65. Athen., XIII, p. 593 6. La « liberté et la démocratie » restituées à Milet T:api paTtAÉw; 'Avxiôxoa toj ôeoû, (tjvcPyojvto; 'l'-oiii/oj xoô 'l--o\kiyoj (Ditlenb., OGIS., 226). Peut-être est-ce Antiochos II qui assiégea Ephèse, avec l'appui d'une Uotte rhodienne (Frontiu., Slraleg. III, 9, 10).

4. Euseb., I, p. 251. Diod., XXXI, 19, 6. Strab., XII, p. 534.

de Zipœtès (278-252?), offrit à Antiochos II une occasion d'exploiter peut-être avec avantage les troubles suscités par sa succession, que se disputaient les fils de deux lits, et de reprendre les projets qui l'avaient mis naguère en conflit avec Byzance et Héraclée. En mourant, Nicomède avait déshérité Ziaélas, le fils qu'il avait eu d'une première femme Ditizèle, au profit des enfants de sa seconde femme Etazéta, et il avait placé cette espèce de pragmatique sanction sous la protection de Ptolémée, d'Antigone, de Byzance, de Cios et d'Héraclée de Pont. Ziaélas, depuis longtemps chassé de la cour et réfugié en Arménie, en était revenu à la tête de bandes de Galates Tolistoages et avait engagé une lutte finalement victorieuse contre les alliés d'Etazéta. Héraclée fut pillée par ses Gaulois, et ses compétiteurs allèrent chercher asile en Macédoine auprès d'Antigone *. Du moins, Polybe cite le nom d'un Tibœtès (Zipœtès) réfugié en Macédoine, que les Byzantins en ramenèrent plus tard pour l'opposer à Prusias I, fils de Ziaélas ^.

Il a été dit plus haut que la date de la mort de Nicomède I est des plus incertaines, oscillant, au gré d'opinions inconciliables, dans une intervalle de plus de dix ans, de 262 à 2o0. Si la guerre engagée contre l'Egypte avait été une série continue d'opérations militaires, il serait difficile d'admettre que Antiochos II eût pu distraire une partie de ses forces pour essayer de reprendre pied en Thrace et de s'attaquer à une ville aussi puissante que Byzance. Mais la lutte contre l'Egypte, traînant en longueur, a été évidemment dispersée, menée au hasard des incidents, suspendue de temps à autre par des arrêts plus ou moins concertés, parfois reportée sur des comparses. Memnon d'Héraclée, qu'on doit supposer bien informé de l'histoire de sa ville natale ou patrie adoptive, affirme que Ziaélas eut à combattre les renforts envoyés par les « curateurs » associés à la cause de ses concurrents.

i. Memnon, 22 {FHG., III, p. 537-538).

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