‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 86 sur 297 · Polyb., V · texte numérisé non relu

Polyb., V

ayant perdu deux mille hommes tués et autant de prisonniers, se débanda et se réfugia à Sidon, suivie par la flotte, qui, voyant la déroute des troupes de terre, n'avait pas osé poursuivre un commencement de succès '.

Antiochos, poursuivant l'ennemi, vint camper devant Sidon ; mais la ville était si forte et si amplement pourvue de défenseurs qu'il ne jugea pas à propos d'en faire le siège. Sa flotte plia se poster à Tyr pour tenir en respect la flotte égyptienne entrée dans le port de Sidon, et lui-même, avec l'armée de terre, obliqua vers la gauche pour pénétrer dans la vallée du Jourdain. Il reçut, chemin faisant, la soumission de Philotéria, sur le bord occidental du lac de Génésareth, et de Scythopolis. Son armée put se pourvoir de vivres dans cette région fertile. Il prit ensuite de vive force Atabyrion sur le Tabor et se trouva ainsi maître de toute la plaine d'Esdraélon. Ces succès continus décidèrent à la défection des officiers égyptiens, Céra^as d'abord, puis Hippolochos dcThessalie, qui amena à Antiochos ses quatre cents cavaliers. Le roi de Syrie passa alors le Jourdain et envahit la Pérée. Pella, Camous, Gephrous, tombèrent en son pouvoir : à Abila, il prit avec la ville la garnison égyptienne et son commandant Nicias. Gadara, qui aurait pu se défendre, se rendit. Tout tournait à l'avantage des Syriens. Aussi les Arabes de la région limitrophe avaient voté d'enthousiasme adhésion à l'alliance syrienne, et c'était sur leur appel qu'Antiochos était entré en Galaaditide, Pour défendre ses nouveaux alliés contre les troupes cantonnées à Rabbath-Ammon (Philadelphie), il alla faire le siège de cette place et parvint, après de longs efi'orts, à s'en emparer. Toute la Pérée était conquise. Antiochos laissa Nicarchos avec une forte garnison à Rabbath-Ammon et reprit le chemin de la côte. En route, il détacha cinq mille hommes, qu'il confia aux deux déserteurs Céraeas et Hip-

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