Polyb., V
2. Cest ce qu'indique la suite des événements (Polyb., Y, 80. 4).
3. Voy. le décompte des troupes et de leurs officiers dans Polybe, V, 79.
■4. Arsinoé Philopator, que Justin appelle Eurydice (XXX, 1, 7), et T. Live, Cléopàtre (XXVII, 4, 10)!
aperçut lavant-garde égyptienne. Les deux armées restèrent cinq jours en présence, campées d'abord à dix, puis à cinq stades (1.200 m.) l'une de l'autre. Il y eut des escarmouches, et on se gardait assez mal des deux côtés, car Théodotos d'Étolie put se glisser nuitamment avec deux compagnons dans le camp ennemi, pour tuer Ptolémée, et en ressortir après avoir massacré, à défaut du roi absent, les gens de service qui se trouvaient dans la tente royale.
Enfin, PtoléQiée se décida à livrer bataille. II ne pouvait rester longtemps avec le désert derrière lui, sans autres provisions que celles qu'il avait fait distribuer à ses troupes en partant de Péluse. Polybe entre dans de grands détails sur l'ordonnance des deux armées. Ptolémée, accompagné de la reine, commandait son aile gauche et se trouvait en face de son rival placé à la tête de l'aile droite de l'armée syrienne. Au milieu s'étalaient, front contre front, les masses compactes des phalangites, et les éléphants étaient rangés en avant des deux ailes.
Le choc fut terrible. Antiochos fondit avec impétuosité sur son adversaire : ses éléphants effrayèrent leurs congénères africains, qui étaient de moins grande stature, et Ptolémée fut entraîné dans la déroute qui s'ensuivit. L'auteur du troisième livre des Machabées, enchérissant sur Polybe, nous montre Arsinoé, les cheveux épars et toute en larmes, suppliant les soldats de tenir bon et leur promettant à chacun deux mines d'or après la victoire *. Mais pendant que Antiochos se lançait étourdiment à la poursuite des fuyards, son aile gauche était enfoncée par Echécrate, qui avait su se garer des éléphants. Les ailes étant ainsi déplacées ou désorganisées de part et d'autre, les deux phalanges en vinrent aux mains. La phalange égyptienne, encouragée par Ptolémée, qui se mit au milieu, vigoureusement entraînée par Sosibios et Andromachos d'Aspendos, disloqua la pha-