Polyb., V
■2. 'O Toû pa5'.>.so); iôcX-jiSoJ,- (Polyb., V, 79), fils sans doute d'une sœur d'Antiochos lli. 11 coiumandait le principal corps de cavalerie (4000 hommes) à Haphia. C'est lui qui plus tard fut envoyé encore, comme négociateur, auprès des Scipions et à Rome.
à une trôve d'un an et envoya Sosibios à Antioche pour terminer l'affaire au plus vite. Quant à lui, il passa encore trois mois en Palestine et en Cœlé-Syrie, recevant les hommages des villes et faisant de riches cadeaux aux temples des divers cultes. C'est durant cette tournée qu'il vint à Jérusalem et offrit des sacrifices au dieu des Juifs. La tradition juive, toujours disposée à vanter l'incomparable puissance de Jahveh el le courage de ses fidèles, veut que Ptolémée ait tenté de pénétrer dans le Saint des Saints et que, sa curiosité sacrilège ayant soulevé le peuple, il ait été effrayé au point que ses gardes l'emportèrent évanoui. Il n'y a aucun fond à faire sur cette légende, pareille à tant d'autres imaginées sur le tard par des fanatiques '.
Sans attendre la fin des négociations poursuivies à Antioche, Ptolémée, laissant le gouvernement de la région à Andromachos d'Aspendos, retourna à Alexandrie. Vu le genre de vie qu'il avait mené jusqu'alors, dit Polybe, on fut surpris de la façon dont il avait mis fin à la guerre % Cette surprise en ménageait d'autres. Pour grossir ses effectifs, on l'a vu, Ptolémée avait enrôlé vingt mille indigènes. Il y avait des siècles que les dominateurs étrangers de l'Egypte n'avaient commis pareille imprudence. « Pour le moment », remarque le judicieux Polybe, « l'idée avait ses avantages, mais pour l'avenir elle était pernicieuse. En effet, enorgueillis par leur succès à Raphia, les Egyptiens ne voulurent plus supporter qu'on leur donnât des ordres : ils ne cherchaient qu'un chef et un prétexte (pour se révolter), comptant bien se suffire à eux-mêmes. C'est finalement ce qu'ils firent, et pas bien longtemps après » ^ En
1. III Maccab., 7, 8. Élucubration composée probablement au temps de Caligula, pour intimider l'empereur par un tel exemple, et sans aucune valeur historique. S. Jérôme, commentant Daniel, ne parle pas de l'aventure, ni de la prétendue persécution des Juifs exercée par suite à Alexandrie. Voy. Histoire des Lar/ides, I, pp. 312-314.