‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 96 sur 297 · Polyb., XllI · texte numérisé non relu

Polyb., XllI

2. Plin., § VI, 139 (à renvoyer à Antiochos IV) ? Pline dit quinlus regum, ce qui convient mal à Antiochos le Grand, lequel est se.r/us, mais encore moins à Antiochos Épiphane, lequel serait octavus. Seulement, Antiochos IV pourrait être le cinquième Antiochos, en comptant Antiochos Hiérax. Pline est ainsi absous d'erreur, aux dt^pens de son style. Placer ici {?; ou plutôt sous Antiochos IV (Gutschmid), la victoire navale de Numenios [Iradilur Numenium ab Antiocho rege Mesenae praepositum ibi vicisse eodem die classe aestuque reverso ilenim equilalu contra Persas dimicantem. Plin., VI, § 152)?

exploits, disposition d'esprit fâcheuse dans un siècle positif et qui deviendra dangereuse quand le roi de Syrie se trouvera en face des Romains. Pour le moment, Antiochos hésitait sur la meilleure façon d'exploiter sa fortune. Bien des choses s'étaient passées depuis son départ pour l'Orient dont il eût été difficile à de plus habiles que lui de démêler les conséquences.

§ III La conquête de la Gœlé-Syrie.

Le roi de Pergame n'avait pas essayé de reprendre ce que Achaeos et Antiochos lui avaient enlevé en Asie Mineure. Il avait assez à faire de défendre ce qui lui restait contre les convoitises de son voisin Prusias de Bithynie et de se prémunir contre l'humeur envahissante de Philippe V de Macédoine, allié de Prusias, Il avait cherché un nouveau point d'appui et l'avait trouvé dans l'alliance romaine. Il avait fait le même calcul que les Romains, qui, alors serrés de près par Hannibal et menacés par l'entente intervenue (en 215) entre les Carthaginois et le Macédonien, avaient conclu une alliance avec les Etoliens, les ennemis nés de Philippe (211). Attale I était entré aussitôt dans la Ligue ctolo-romaine, sur invitation des alliés, et avait ainsi lié sa cause à celle des Romains. Ceux-ci, comme cadeau de bienvenue, lui avaient procuré à vil prix, moyennant trente talents versés aux Etoliens, l'île d'Égine (210), qui resta depuis lors au pouvoir des Atlalides \ Élu chef de la Ligue en 209, il avait appuyé en 208 ses nouveaux amis en amenant à la flotte romaine, forte de 25 navires, qui opérait sur les côtes de Grèce, un renfort de 35 vaisseaux pergaméniens . Mais, pendant qu'il paradait avec sa flotte, Prusias, allié de Philippe, envahissait ses Étals et l'obligeait à rentrer pré-

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