‹ Histoire des Séleucides (323-64 avant J.-C.)Chapitre 99 sur 297 · Hhet. ad Herenn · texte numérisé non relu

Hhet. ad Herenn

4. Polyb., XV, 2o a, 10-11 (avec la correction de Svoronos, èrtiia/Ja; pour éitiyaixiai;). 11 ne s'agissait aucunement de mariage.

C'était, pour les deux rois coalisés, une raison de plus de se hàler. Pendant que Philippe prenait les villes de la Chersonèse de Tlirace et de la côte de Bithynie, - de compte à demi avec son allié Prusias I (202), - soulevant des conflits inextricables avec les Byzantins, les Rhodiens et Attale de Pergame, Antiochos envahit la Cœlé-Syrie à la tête d'une forte armée (201). Nous n'avons aucun renseignement direct sur la campagne. Les Syriens ne durent rencontrer aucune résistance sérieuse, sauf à Gaza, qui soutint un long siège et finit par capituler [f]. Nul secours ne lui vint d'Egypte. A Alexandrie, le pouvoir avait changé de mains : mais les nouveaux gouvernants étaient aussi incapables que ceux qu'ils avaient remplacés. Agathoclès et sa famille avaient été massacrés par la populace alexandrine, avec des raftincments de cruauté que Polybe a racontés tout au long, comme un exemple de ce dont est capable la brutalité populaire. Le général Tlépolème, qui avait préparé le coup, prit la place d'Agathoclès et les allures d'un dictateur. C'était un militaire qui avait une réputation de bravoure, un bravache, au fond, présomptueux et imprévoyant. Il laissa l'administration et « la personne du roi » à Sosibios, fils de l'ancien ministre, et s'occupa de réunir une armée. Il y mit tant de temps que les Alexandrins, édifiés sur ses capacités, confièrent le gouvernement au prétorien Aristomène et au condottiere étolien Scopas, qui, lui, ne manquait ni d'énergie, ni de confiance en lui-même.

Il était temps d'aviser. Déjà, les Romains s'inquiétaient de l'inertie de la cour d'Alexandrie, qui semblait plutôt redouter que désirer leur ingérence. Ils avaient envoyé à Alexandrie une ambassade pour annoncer au roi Ptolémée la défaite d'Hannibal et le prier de rester fidèle à l'alliance romaine au cas d'une guerre entre Rome et Philippe (201) '. C'était un avertissement donné non seulement à Philippe,

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