CHAPITRE IV
France, de Belgique, de Hollande, d'Allemagne et d'Angleterre. On pourrait encore remarquer, à l'appui de cette opinion, que Reginon cite le Pénitentiel romain en tête de ceux qu'il recommande ; mais il fau* drait solidement établir que les recueils appelés de ce nom venaient de Rome.
Ces anciens pénitentiels sont très sévères et renouvellent les prescriptions de la loi mosaïque, tout en gardant la vive empreinte du génie national de leurs auteurs.
Théodore de Tarse, archevêque de Cantorbéry {t 690), exerça une grande autorité sur l'église anglosaxonne. On réunit ses décisions, vraies ou supposées^ en matière disciplinaire, et un compilateur anonyme en fit le premier livre d'un recueil assez informe qui eut une grande vogue sous le titre de Pénitentiel de Théodore*. Bede (f 735) s'en servit pour composer son pénitentiel abrégé , Excarpsus, en douze chapitres S qui, comme le précédent, resta pendant longtemps en usage, puisqu'au x° siècle, Reginon, dans son formulaire de visite diocésaine, exigeait que tout prêtre eût, avec le martyrologe et les quarante homélies de saint Grégoire, le Pénitentiel romain, ou ceux •de Théodore ou du vénérable Bede *.
Ce dernier pénitentiel, joint à celui d'Egbert, archevêque d'York (t 767), forma un nouveau traité sous le titre De remediis pecmtorum *. Au ix° siècle, on mit encore en circulation, sous le nom de Bede, un
1. Migne, Pa/ro/., XCIX, 927. — Wassersciileben, p. 182. — Schmitz, £ussbuchei'y p. 524.