‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 114 sur 323 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

En France, on trouve de nombreux pénilenlicis qui dérivent de sources diverses, mais surtout ries ponitentiels anglais et irlandais. Le plus ancien paraîl être le Liber de pœniteniia^ rédigé par saint CDhiaibaii de Bangor, le fondateur des monastères de Luxouii et de Bobbio (f 615), quand il vint en Franc*' \>miv y propager la ibi chrétienne *. Ce pénitentiel a s^^rvi de modèle à plusieurs autres que W assers chloben a réunis sans pouvoir en déterminer les ailleurs ^ VExcarpsus de Cummean, dont on ne saurait préciser la date, jouit aussi d'un grand crédit, et il [nOkhiisiL un autre groupe de pénitentiels ^

Le trouble que tous ces livres, sans autorile canonique, jetaient dans les consciences, suscita en France, au ix° siècle, une vive opposition contra cette casuistique et amena un retour aux anciennes règles K disciplinaires formulées par le£concjles^ et les papes ^ règles que ces péniîentîeîsne reproduisaient ])as exactement et surchargeaient d'une réglementatioîi minu* tieuse. Quelques traités furent composés dnns cet esprit nouveau, notamment le pénitentiel de Tlalityar, évêque de Cambrai (f 831), en cinq livres, lédi^^é à la demande d'Ebon de Reims *. On y anne:îa cumme sixième livre un pénitentiel pseudo-romain^ composé avec celui de saint Columban et des textes t l'origine franque^; le tout fut plusieurs fois remanié.

On trouve les mêmes tendances réformatrices daii^

1. Wasserschleben , p. 353. — Schmitz, p. 594. Ce pénitenciel soulève diverses questions encore controversées. V. Scherer, 1, 212, n^ 19.

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