V. Scherer, ], 2^i. r, t\, ii^l
4 4. Migne, CV, 651.
5. Maassen, I, 853. — \Vj^Mi(îrst!ileben, p. 80. — SchmilS'., |i. 7!îl,
lâS LIVRE SEPTIÈME.
les livres pénilenliels de Raban Maur. Le plus ancien a été composé vers Tan 841 et dédié à Otgar, son prédocesst^ur sur le siège de Mayence. Il a été rédigé à l'aide de VHadriana, de YHispana, de lettres de Grégoire I, de saint Isidore et de Fulgence d'Afrique (lettre atlribuéc à saint Augustin). Le second traité du même auteur a été rédigé en 833, sous la forme d'une lettre à Tévôque Heribald d'Auxerre. On y remarque les canons des conciles de Reims et de Tours tenus en 813, de Mayence (847) et des emprunts à saint CTrégûire, à saint Isidore de Séville, ainsi qu'aux pénilenliels d'Egbcrt et de Théodore \
Malgré l^autorité des auteurs de ces derniers traités et des textes canoniques auxquels ils revenaient presque exclusivement, leurs pénitentiels eurent peu de crédit. Les pénitences publiques n'étaient plus dans les mœurs et il devenait très difficile d'en obtenir l'exécution . Elles furent bientôt remplacées parla pénitence privée; le jeûne, l'abstinence, les aumônes, les prières furent substituées aux anciennes prescriptions expiatoires. Les pèlerinages seuls restèrent en usage, comme peine canonique, pendant plusieurs siècles.
Du XI' au XIV* siècle, on trouve encore quelques péuitciiliels peu importants. Les plus anciens oui été réunis et publiés dans les recueils de Wasserschlebcn et de Schmitz. On mentionnera spécialement le Liber corrector et medicus de Burchard de Wonns, qui forme le livre XIX de ses Décréta^,
L Muy^SJCiu I. 870. — Migne,CXll, 1 2. V. infr., cliap. vi, sccl.