‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 124 sur 323 · MGL., in-f«, I · texte numérisé non relu

MGL., in-f«, I

Ces trois livres et leurs appendices traitent de presque tous les points de la discipline ecclésiastique, mais principalement des droits de TÉglise romaine, des primats et des métropolitains, des évêques, des cho révoques et des prêtres, des biens ecclésiastiques et de leur protection, de Tordre à suivre dans les procédures criminelles contre les évoques et les autres clercs, de la vie monastique, du mariage et aussi des droits et devoirs des rois, des Missi dominici, des comtes, etc., etc.

L'hostilité de l'auteur contre l'institution des chorévêques qui avaient alors une autorité incontestée dans la province de Mayence \ sa préoccupation manifeste de protéger les évoques contre les abus d'autorité des métropolitains et des conciles provinciaux, feraient supposer qu'il appartenait à la province ecclésiastique oii les difficultés religieuses qu'il voudrait prévenir s'étaient surtout produites, c'est-à-dire à la province de Reims. On a vu, en outre, qu'il a composé son livre entre les années 847 et 857, c'est-àdîre sous l'épiscopat de Raban Maur (845 et 856). On ne peut comprendre qu'un diacre de l'Église dirigée par ce savant archevêque ne lui ait pas dédié son œuvre et ne l'ait pas même, mentionné dans sa préface. D'autre part, il est permis de s'étonner que Raban Maur n'ait jamais cité dans ses écrits une œuvre qui aurait été entreprise par ordre de son prédécesseur. Hinschius, dans les prolégomènes de

1. Knust, dans les prolégomènes de son édition, ne peut expliquer la haine du prétendu Benoît Levile contre les Chorévêques que par un sentiment de

jalousie de ce diacre contre Reginbald, chorévêque de Mayence!!! (MGL., in-^, II, p. 39).

Page 1