CHAPITRE V
présomptions resteront en faveur de la proviiu ç .le Reims, si mieux Ton n'aime dire avec M. de Selnilte, dans son appréciation du Mémoire de M. Simsoru «[iie cette question est plus que jamais obscure *.
§ 3. — Date de la rédaction du recueil des foyusses décrétâtes.
Les fausses décrétâtes reproduisent littéralcmeiU des dispositions du concile de Paris de Tan 829,
L'auteur paraît, en outre, avoir fait des emprunts au concile d'Aix-la-Chapelle de 836, et il écrivait 1res vraisemblablement après l'an 844 ; il traite longuement des primats, et c'est dans cette année 844, que cette dignité, sinon môme une sorte de vicariat apostolique, fut rétablie pour Drogon de Metz.
Enfin, il paraît s'être servi des pseudo-capitulaires de Benoît Lévite, rédigés après la mort d'Olgar, archevêque de Mayence (f 21 avril 847).
D'autre part, ces fausses décrétâtes sont invoquées dans le mémoire ou Narratio des clercs ordonné- par Ebon, et déposés par Hincmar et le concile de Sois^sons, mémoire qu'on date généralement de l'an ^^l^ v Elles auraient donc été rédigées entre les années 8 ^i 4 ou 847 et 853 ^. M. Schroerss resserre un peu plus ces limites extrêmes; dans son sentiment, les fausses décrétales sont postérieures au concile tenu à Mrruix.