‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 183 sur 323 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

La plus ancienne édition est celle de Mayence, sans date ni nom d'imprimeur, ou selon d'autres bibliographes, celle de Henri Eggesleyn à Strasbourg. On en compte plus de quarante, glosées ou non glosées, avant Tan 1500. Elles sont sans importance pour rétablissement du texte. On ne remarque aucun progrès dans les éditions suivantes jusqu^à celle de Le Conte, donnée à Anvers, en 1570, in-8**, qui rétablit les Partes decisœ d'après les anciennes compilations. En 1582 parut Tédition officielle de Rome, préparée par TEspagnol François Pena et par Sixte Fabri. Elle n'admit point les additions de Le Conte, améliora d'une manière peu sensible le texte traditionnel et donna en marge quelques variantes ou remarques. Ce texte fut déclaré authentique par Grégoire XII î, dans le bref cité plus haut ; on ne put désormais songer à le modifier dans sa teneur.

Parmi les éditions postérieures, on signalera celle des frères Pithou, dans le Corpus juris canonici précédemment cité. Elle donne les sommaires, reproduit sous forme de notes les additions de Le Conte, et contient de nombreuses explications ou variantes de l'éditeur, précédées du mot PITH. On trouve encore en marge des références ou des variantes ; mais de môme que dans le Décret, les manuscrits auxquels ces variantes sont empruntées ne sont indiqués que par les sigles V. C. {Vêtus codex) ^ ou Ai., [Alias), Un certain nombre d'inscriptions ont été corrigées.

Bôhmer, dans son édition du Corpus juris canonici, ne s'est pas astreint à suivre le texte officieL II a reproduit les parles decisœ d'après Le Conte et les notes de cet éditeur en les complétant avec des variantes et

des remarques, Richtcr a suivi littéralement le texte approuvé^ qu'il a imprimé en romain; mais il y a intercalé les parles decis<v, imprimées en italique et éta* blies soit avec les anciennes compilations, soit à l'aide de quelques manuscrits. Il a pu ainsi corriger le texte de nombreuses décrétales, rectifier les erreurs dans les inscriptions et ajouter des souscriptions. Des notes donnent quelques variantes et indiquent les sources des différents chapitres*

Friedberg, dans son édition du Corpus juris cauonici^ a respecté , comme Pithou et Richter, le texte officiel de l'édition romaine, mais il a relevé et mis en note les variantes les plus importantes que lui offraient cinq manuscrits qu'il a collationnés et quatre autres dont BÔhmer s'était servi. Lorsqu'il lui a semblé qu^uoe variante donnait le texte véritable de Raymond de Penaforte^ il a joint un astérisque au chiffre d'appel de la note* De même que Bolimer et Richter, il a inséré les Partes deaisœ dans le texte de la collection grégorienne, en les imprimant en caractères italiques. Toutes les fois que Raymond do Peiiaforte a indiqué la suppression qu^il faisait par les mots et infm, Friedberg a remplacé ces deux mots par une croix. Pour les partes deciScB^ il a collât ionué quatorze manuscrits des anciennes compilations et mis à profit le travail de Richtcr. Les Regesta de Jaffé et de Potthast lui ont encore permis de rétablir ou de corriger un assez grand nombre d'inscriptions et de souscriptions- On peut toutefois regretter que pour cette compilation grégorienne^ comme pour le Deeretum Gratiam% le laborieux éditeur n'ait pas été à même de consulter les meilleurs manuscrits conservés en Ralie et en France.

Page 1