‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 200 sur 323 · CHAPITRE L · texte numérisé non relu

CHAPITRE L

canonique, mais les recueils de leurs décisions qui ont pris à la longue un très grand développement rentrent dans les sources de ce droit ecclésiastique. Les plus anciens sont les decisiones Audiiorii seu Roiœ romanœ^.

On trouve, dans les décrétales des papes, bien avant le xiir siècle, la mention à'Auditores chargés par les souverains Pontifes d'instruire les affaires contentieuses et de présenter un rapport sur ces affaires que le pape jugeait avec l'assistance des cardinaux, d'évêques, ou môme de simples prêtres. La réunion de ces Auditores et le lieu où ils se rassemblaient sont nommés fréquemment Auditorium,

Dans la dernière moitié du xiif siècle, ils n'agissent plus, comme jadis, en vertu d'une délégation spéciale ou temporaire ; ils sont institués à demeure et ils tiennent de cette commission générale le droit d'instruire certaines catégories d'affaires, mais ils ne peuvent les juger sans un mandat spécial.

Leur organisation comme tribunal date de diverses constitutions de Jean XXII (1326) et de Martin V (1418, 1422). C'est dans cette dernière constitution de 1422 qu'on trouve pour la première fois l'expression Rota, désormais usitée pour désigner le tribunal de Y Auditorium. Ce terme employé d'abord à Avignon , vient probablement de la forme de la table autour de laquelle siégeaient les Auditores. Des constitutions des siècles suivants ont réglé les attributions et la procédure de cette institution dont l'histoire ne rentre pas dans. le plan de ce volume.

Les décisions de V Auditorium ou Rota romana ont

i. Pliillips, VI, 449. — Hinscllius, T, 392.

eu ime action notable sur la pratique du droit canonique; depuis le xiv' siècle, elles sont fréquemment

invo^iuées. Les plus importantes ont été réunies dans flivers recueils. Il n'y a pas de grandes bibliothèques en Europe qui ne contiennent quelqu'une de ces collections manuscrites, dont plusieurs ont été imprimées* La plus ancienne qui ait été signalée jusqu'à présent s'arrôte à Tan 1II7I]; elle est désignée dans les manuscrits et les éditions sous le titre d'Anliquœ decisione$. Depuis le xvi^ siècle, un grand nombre de collections ont été composées par le doyen de la Rote, des auditeurs ou des avocats. Le plus complet ne compte pas moins de 40 volumes in*folio. Les 2d premiers volumes ont été publics à Venise de 1C97 à 1716 ; les tomes XXVI à XXIX également à Venise eu 1734, et les tomes XXX à XL, à Rome, de 1751 à 1763, On a fait des abrégés de ce vaste recueil ^

SECTION II

DÉCISIONS DES ÇONaRÉGAÎlONS CARPINALIÇES

Depuis Sixle-Quiat, un grand nombre d^affaires qui étaient portées devant l'assemblée générale des cardinaux réunis eu consistoire , sont aujourd'hui examinées et souvent môme résolues par des commissions appelées congrégations et formées d'un certain nombre de cardinaux. Les décisious de ces congréga-

rompentîiiim redaetœ, Ven., 1754, [ ï^omîK, 1^32.

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