‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 223 sur 323 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

liani\ Il a été employé dans la seconde moitié du IX' siècle par le pape Jean VIII, Hincmar, archevêque de Reims, par l'auteur de la CoUeclio Anselmo dedicala, et, pour les siècles suivants, par Reginon, Abbon de Fleury, Burchard de Worms, Anselme de Lncques, Ives de Chartres *,

A une époque qu'on ne peut préciser, mais vraisemblablement voisine de la renaissance juridique du XII** siècle, on fît une traduction complète des novelles. Le célèbre jurisconsulte Irnerius soutint d'abord que c'était Tœuvre d'un moine ignorant et ne voulut point raccepter. Un peu plus tard, il reconnut son erreur et se servit de cette traduction dans son enseignement, ainsi que les autres maîtres des universités. On appela cette version Liber auiheniimrum y les authentiques, quia magis aitlenlicus quam ille liber (Juliani) et magis compleUis^ disent les glossateurs, ou encore eo quod prœ cmteris legum libris auiorizabilis habeatur^.

Des extraits de ces authentiques furent rattachés par les glossateurs aux livres correspondants du Gode et transcrits dans les manuscrits, en marge ou à la suite de ces titres. On les y retrouve encore aujourd'hui dans les éditions du Corpus }uris civilis.

Les novelles les plus importantes pour le droit canonique traitent : — du nombre des clercs dans les églises de Gonstantinople (Nov, 3)*; — des monastères^ des moines et des évêques (Nov. ^, 123) ; — de l'ordina-

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