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LES ÉCRITS DES JURISCONSULTES

L'ensei gnemen t du droit canonique dans les Universités.

L'Université naissante de Bologne avait produit le Décret de.Gratien. La vogue extraordinaire qii*obtiat, dès son apparition^ le livre du « Maître >* par excellence devait rendre vaine toute entreprise du môme genre. On n'essaya pas de reprendre ce grand travail de codification des canons des conciles et des décisions des papes. Les canonistes se bornèrent désormais à expliquer de vive voix ou par écrit le Decretum qu'ils rapprochaient du Digeste des romanistes ou LégisteSy et les décrétales des papes postérieurs à Gratien, qui représentaient, pour les légistes, les conslitu tiens du code de Justinien et les Novelies^

1. Panzirolus, De claris legum interpretibus libri IV, Yen., 1637.

Lipsiae, 1721, in-4o. — Sarli, De Claris Archigymnasii Bononiensis pro-

fessorihm. Bon,, i7G9-T*2. — Du Boulay, Hisloria universitaïts Parl~ siensis, i 665 et s,, 6 voL ia-f». V, notamment le CatahQuH ilUislrium

Les leçons des professeurs furent consignées par écrit, soit par les maîtres eux-mêmes, soit par leurs élèves, et, pendant deux siècles, le mouvement scientifique, pour le droit canon comme pour le droit romain, se concentra dans les Universités. Presque tous les travaux importants de cette époque procèdent directement des Sludia generalia; et renseignement de ces Universités a inspiré ou préparé les œuvres qu'il n'a pas produites.

Les Écoles épiscopales et abbatiales avaient, du reste, frayé la voie aux Universités. Dès le ix° siècle, tout au moins, on avait commencé à y commenter le célèbre recueil du moine Denis. Ce commentaire consiste souvent dans de brèves annotations interlinéaires ou marginales qui expliquent un mot ou une phrase, indiquent les dispositions analogues dans d'autres textes, avertissent que telle règle n'est applicable qu'à l'Église grecque, ou encore font une application de certains canons aux difficultés du temps présent. Les tendances doctrinales de ces commentaires offrent une grande analogie avec celles qu'on a remarquées dans les Pseudo-capitulaires de Benoît Lévite et d'Angilramne, et dans les Fausses décrétales*. Ces ressemblances incontestables autorisent à penser qu'il y eut alors en France un mouvement de réaction très ac-

acadèmicorum y à la fin des tomes II et s. — Doujat, Prœnot. canon. , p.

589 et s. — Savigny, Gesch. d. rôm.

Rechts, t. III- VU. — Bethmann-Hollweg, Der Civilpro%ess j t. YI. — Der Germanisch'RomanischeCivilproMSSf t. m, 1874. — Schulle, Gesch. d. Quelîen des can. Bechts, i. I-II. — H.

Denifle, Die Universitâten des Mitlelalters bis 1400, Berlin, 1885, 1. 1. - La table qui terminera le tome II facilitera beaucoup les recherches dans ce savant ouvrage.

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