CHAPITRE II
ce docteur. Il a conservé, en effet, autant quMl lui était possible, le texte de l'ancienne version à laquelle les chrétiens étaient habitués, et cette Itala avait été écrite dans le latin incorrect qu'on parlait alors en Afrique. On sait du reste que même à Rome le latin populaire différait beaucoup, dans ses formes et sa syntaxe, de la langue littéraire. En outre, le désir de suivre de près le texte hébreu fit souvent sacrifier TéJégance de la traduction à l'exactitude de l'interprétation. Saint Jérôme se rendait bien compte de ces imperfections ; il s'en excusait en déclarant qu'il s'était exclusivement attaché à rendre clairement la pensée du texte original. Il disait encore qu'il laissait à d'autres le soin de juger des progrès qu'il avait pu faire dans la langue hébraïque, mais qu'il savait très bien ce qu'il y avait perdu de la connaissance de sa langue propre K
§ 2. — Vulgate.
Le concile de Trente, dans sa quatrième session, déclara authentique l'ancienne version connue sous le nom de Vulgate, qui était « depuis tant de siècles en usage dans l'église. » L'histoire de la formation de cette Vulgate est encore fort obscure ; on l'étudié avec zèle de nos jours en Angleterre, en Allemagne, en Italie et en France ^ L'examen des manuscrits et des anciennes éditions, que plusieurs savants ont entre-