Hier, in E%ech, iO, 3. — Jn Gai. m. Prol
2. Kaulen, Gesch. der VulgatOy Mogiint., 1868. - W. Cornely, op.
cit. I. 417 et s. — Bulletin critique, 1886, p. 84 et s. — Roensch, Itala tind Vulgata,
pris, éclairera sans doute cette question dont la solution est très controversée.
La Vulgate procède, pour une part notable, des travaux de saint Jérôme. Elle reproduit sa traduction nouvelle des livres proto-canoniques de TAncien Testament, et des livres de Tobie et de Judith, sa deuxième revision du Psautier, ou Psautier Gallican, et sa revision de Tancienne traduction du Nouveau Testament. Mais cette antique version latine est représentée par les livres deutéro-canoniques, des fragments d'Esther et de Daniel, et aussi par de nombreux passages dans divers livres où elle a été préférée à la nouvelle traduction.
Quand on cherche à se rendre compte de la constitution du texte de la Vulgate, on ne doit pas perdre de vue que si la traduction de saint Jérôme se répandit rapidement dans une partie du monde chrétien, elle ne fut pas favorablement accueillie par les papes, ni par saint Augustin. La préférence qu'ils donnaient à Yltala dut contribuer à faire maintenir cette antique traduction pour quelques parties des livres saints.
Le texte usuel, qui se forma lentement d'emprunts à ces deux sources différentes, subit, en outre, de nombreuses altérations dans les transcriptions du moyen âge. Par ordre de Gharlemagne, Alcuin en fit faire une copie qui a été souvent reproduite du ix® au xiii* siècle*. Après Alcuin, P. Damien (f 1072), Lanfranc (f 1089), Etienne, abbé de Giteaux (f 1134) s'appliquèrent à corriger les erreurs des copistes.
Au XIII*' siècle, les exemplaires de l'Écriture sainte