‹ Histoire des sources du droit canoniqueChapitre 33 sur 323 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ductions de Jer. Etnser (1524); J. Eck (1537); J. Dietenberg, qui a compté plus de vingt-cinq éditions de 1S37 à 1702; Gasp. Uhlemberg (1631), dont on connaît cinquante-trois éditions; H. Braun (1788); M. Feder (1803); Fr. Jos. Allioli (1830), édition annotée, qui a été approuvée par le souverain Pontife et a été maintes fois réimprimée; W. Loch et W. Reischl (1851); enfin pour le Nouveau Testament seulement, I. Kistemaker (1818), avec un excellent commentaire, etB. Weinhart (1866).

Les Anglais et les Américains catholiques se servent de Tancienne traduction de Guill. Allan, dite Bible de Reims ou de Douai, parce que les premières éditions ont été données dans ces villes.

Parmi les nombreuses traductions de la Bible en français, il n'en est pas qui ait eu une vogue comparable à la Bible d' Allan. La plus renommée pendant longtemps fut celle de Jacques Le Fèvre d'Étaples, d'abord condamnée, puis corrigée par les théologiens de Louvain (1550) et souvent réimprimée d'après cette édition. La traduction de René Benoist, docteur en Sorbonne (1566), fut condamnée par la Faculté de théologie de Paris et par Grégoire XIIL Celle d'Antoine Gorbin (1641), qui fut approuvée, était trop mal écrite pour avoir quelque succès. La version de Lemaistre de Sacy (1672) était bien supérieure à ce point de vue, mais les tendances doctrinales de la traduction et des notes la firent condamner par Clément XL Cette traduction fut revue et augmentée de commentaires par D. Calmet (1707), puis par L. Carrières, prêtre de l'Oratoire (1712), qui en fit une sorte de paraphrase de l'Écriture sainte. H. L. de Vence et

Laur. Et. Rondet joignirent à cette paraphrase les préfaces, dissertations et commentaires de D. Galmet, tantôt augmentés, tantôt abrégés. Leur œuvre est connue sous le nom de Bible de Vence (1748).

Les dernières traductions sont celles de Eug. de Genoude (1821) qui est fort peu estimée, de J. B. Glaire (1861), approuvée parle souverain Pontife, et celle de M. Tabbé Bayle et autres, dans la vaste publication connue sous le nom de Bible de Lethielleux, nom de l'éditeur (1871-1887). M. Ledrain, conservateur au musée du Louvre, a entrepris une traduction de TAncien Testament sur le texte original qu'il suit aussi exactement que possible. (T. I, 1886.)

En Italie, la traduction la plus estimée est celle d'Antoine Martini, archevêque de Florence.

La dernière traduction espagnole est celle d'Amat (1823), qui est moins une version du texte qu'une paraphrase dans le genre de celle du P. Carrières *.

§ 3. — Concordances et glossaires.

Dans les travaux d'érudition, on a souvent besoin de déterminer à quel livre appartient un texte de TÉcriture sainte. Ces recherches sont extrêmement facilitées par deux sortes d'ouvrages qui ont été faits

1. V. Lelong, Bibliolheca Sacra j 1769, t. I, 326 etsuiv. — Rich. Simon, Hist. crit. du F. T., p. 332 et 6uiv. — Hist. des Versions du N, T., p. 332 et suiv. — Panzer, Gesch. der rôm. Cath. BibelUbersei%ungen , Nurnberçy 1781. -— Glaire, Inirod., I, 262 et suiv. — Bacuez et Vigoureux.

Manuel biblique, passim, — R. Cornely, op. cit. — Reuss, Histoire du Nouveau Testament, V« éd., t. II. — La Bible française, dans la Revue de théologie (prolestante), t. XIV, 1857.

— s. Berger, La bible française au moyen âge, Paris, 1884.

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