LES CONCILES
Conciles œcuméniques ou généraux.
On ne saurait douter que les Apôtres, leurs disciples et les premiers évêques n'aient souvent délibéré en comniiHi sur les questions les plus graves qui pouvaient intéresser la doctrine et la discipline de FÉglise naissante. Pendant la période des persécutions, de semblables réunions offraient de grands périls ; elles durent être peu nombreuses; on les tint en seci^et, et il est très vraisemblable qu'on ne consigna point par écrit leurs résolutions. C'est au iv° siècle seulement, lorsque la paix fut assurée à l'Église, qu'elle put réunir ostensiblement ses évêques dans des assemblées solennelles et promulguer leurs décisions.
Ces réunions s'appelèrent d'abord Synodes, puis Co nciles , terme qui a prévalu dans le droit canonique de lîûccident ; fie mot Synode a été réservé pour désigner l'assemblée des prêtres d'un même diocèse, réunis sous la présidence de leur évêque.
Le concile est œcuménwjiie on ^^ lorsque tous
les évoques de la chrétienté y ont été convoqués ; —
national, lorsque la convocation ne s'a3resse qu'aux
Révoques d'un même pays ; — provincial, quand il
I h© réunit que les évoques d'une seule province ecclé-
Isiastique*.
Les huit premiers conciles œcuméniques appartiennent à l'Orient, ce sont :
1° Le concile de Nicée (325) qui formula contre les Ariens le symbole de la foi catholique. Ce symbole et les vingt canons du concile qui noijs sont parvenus furent universellement acceptés.
2*" Le premier concile de Gonstantinople (381) qui fut plutôt un concile national de l'Orient qu'un concile général.
3® Le concile d'Éphèse (431) qui condamna l'hérésie de Nestorius.
4^ Le concile de Ghalcédoine (451), dont le dernier canon relatif au patriarcat de Gonstantinople ne fut pas admis en Occident '.
5** et 6° Le deuxième et le troisième concile de Gonstantinople (553 et 680), qui n'ont rendu, aucun, canon disciplinaire.
7° Le deuxième concile de Nicée (787) qui condamna les iconoclastes.
8"* Le quatrième concile de Gonstantinople (869).
i . Des travaux considérables ont été faits sur rhistoire des Conciles. U suffira de citer ici Timportant ouvrage de Mgr ffefele : Conciliengeschichte, 7 vol. — 2«» édit. 1873 et suiv. — Trad. en français par M. Tabbé Deiarc, 1869-78, 12 vol., et le Manuel déjà cité de S. Ém. le cardinal Her-
genrôther : Handbûch der allgemeinen Kirchengeschichte, — V. aussi Hinschius, Kirchenrechtf IH, 333.
2. Sur les conciles d*Éphèse et de Ghalcédoine, voir des pièces importantes récemment publiées par Mommsen dans le Neues Archiv fur ait.' Deutsche Gesch., t. XI.