IV. MEL1K-DAHER-BIBARS
an 668 (1269).
du reste du meïdctn (l’hippodrome). Il y plaça un khctlib (piedicaleui) appartenant à la secte Hanefi.
Ce même jour, il fit partir pour les pays des Francs plusieurs ambassadeurs chargés de présents. Cette même annee, le scherif Edris-ben-Katadah fut tue dans la ville de Khalis , après avoir occupé seul, durant quarante jours, le
gouvernement de la Mecque. Abou-Nemi, fils de son frère, resta seul en pos- 357 session du rang d’émir de cette ville.
Cette année mourut l’eunuque ^iLU! Djemâl-eddin-Mouhsin-Sâlebi-INedjmi , s cheikh (chef) des serviteurs attachés à la mosquée du prophète. Cette
même époque vit finir la dynastie des descendants d’Abd-elmoumin, qui s’éteignit en la personne de Wâtliek-Abou’lala-Edris, plus connu sous le nom d’Abou- Dabous-ben-Abd-allah-ben-Iakoub , égorgé au mois de Moharrem, par les Benou- Merin. Ceux-ci étaient une tribu berbère appelée Hamamah Ils habitaient
au midi de la ville de Tâzah (i 00). S’étant révoltés contre les Almouwahid, les fils d’Abd-elmoumin, se livrèrent à des incursions répétées, jusqu’à ce qu’ils s’emparèrent de la ville de Fez ^J j, vers l’an 63o. Le premier d’entre eux qui acquit une réputation brillante, fut Abou-Bekr-ben-Abd-alhakk-ben-Mahiou, qui mourut l’an 653. Il eut pour successeur Iakoub-ben-Abd-alhakk. Celui-ci , voyant croître ses forces, mit le siège devant Maroc , où résidait Abou-Dabous. Il s’em-
para de cette ville, et anéantit la puissance des descendants d’Abd-elmoumin.
Cette année vit périr t° le kâdi-alkodat de Damas, Mohii-eddin-Abou’lfadl- Iahia-ben-Mohii-eddin-Abou’lmaali, surnommé Ebn-alzeki , le Koreïsch,
l’ommiade, de la secte de Schaféi, qui mourut au Caire à l’âge de soixante-etdouze ans; 20 le sâheb (vizir) Zeïn-eddin-Abou-Iousouf-Iakoub-ben-Abd-errafî, le Koraïsch, le Zobairi, qui mourut au Caire, âgé de quatre-vingt-deux ans, après avoir été destitué, et appliqué à la torture ( 1 o 1 ). Il était fort bon poète ; 3° Zein-
(100) Je lis au lieu de ïjb‘ 3.
(101) Le verbe à la huitième conjugaison, signifie appliquer un homme a la torture, et
désigne le tourment , la torture. On lit dans l’histoire d’Ebn-Khaldoun (tom. III, fol. 2g5 v°) : ïj Jo Ai. I j U.& «Il appliqua Ali à la torture, et le força de payer mille bourses. >>
Ailleurs (tom. VI, fol. 253 r°) : JoL\&! dWd « Il remit aux ennemis de cet homme le «soin de le tourmenter. » Ailleurs (fol. 267 r°) : <sJk-5 j bW'-d jd «Il ordonna de l’appliquer à la « torture, et de le faire périr. » Plus loin (fol. 307 r°) : ilard « Il le tourmenta par