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IV. MELIK-DAHER-B1BARS

sivement des forts et des tours qui se trouvaient dans le voisinage du château des Curdes Le neuvième jour du mois , il alla mettre le siège devant

cette dernière ville. Là, il fut joint par le prince de Hamah, celui de Sahioun , et Nedjm-eddin , chef de la secte des Ismaéliens. A la fin du même mois, il fit dresser contre la place plusieurs machines de guerre; et la citadelle fut emportée de vive force, le seizième jour de Schaban. Les habitants de la ville ayant demandé une capitulation, le sultan y consentit, sous la condition qu’ils partiraient pour leur pays. Les Francs évacuèrent la place, le vingt-quatrième jour du mois. L’émir Sârem-eddin-Kâferi fut laissé dans le château des Curdes, avec le titre de riaïb (gouverneur), et reçut l’ordre de rebâtir ce qui avait été ruiné.

Le prince d’Antarsous envoya demander la paix. Elle lui fut accordée, pour la ville d’Antarsous seulement, à l’exclusion de Safitha et de son territoire. Le sultan reprit aux Francs tout ce qu’ils avaient envahi, sous le règne de Melik- Nâser. 11 exigea qu’ils renonçassent à tout ce qu’ils percevaient de droits ^jÿss. et de partages de revenus oULsL«, sur les contrées soumises à l’Islamisme. Il statua que le territoire de Markab et ses différentes branches de revenus appartiendraient par moitié au sultan et aux Hospitaliers ; que l’on ne ferait dans la ville de Markab aucune construction nouvelle. La paix fut conclue à ces conditions; et les Francs évacuèrent plusieurs forteresses, dont le sultan pritpossession.

Le dix-septième jour de Ramadan, ce prince vint mettre le siège devant la forteresse d’Akkar Il fit dresser plusieurs machines de guerre, et commença les attaques. L’émir Rokn-eddin-Mankoures , le dewadâr, fut tué par une pierre lancée d’une machine, et qui l’atteignit, tandis qu’il priait dans sa tente. Le vingt-neuvième jour du mois, les Francs demandèrent à capituler, et les drapeaux du sultan furent arborés sur les tours. La garnison évacua la place, le dernier jour du mois, et le sultan y célébra la fête solennelle des Musulmans. De là, il regagna son camp, placé à Merdj ^41, d’où il écrivit au prince de Tarabolos, pour lui donner des avis, et lui recommander une extrême prudence.

Le quatrième jour de Schewal, il se mit en marche, à la tête de ses troupes,

d’Antartous députa vers le sultan, pour implorer sa clémence en faveur des frères Templiers renfermés dans Safitha. 11 promettait de les engager à rendre la ville. Cette condition ayant été acceptée du sultan, les Francs, sommés par lui, évacuèrent ta place, au nombre de sept cents hommes, sans compter les femmes et les enfants. Ils furent amenés en présence du prince, qui était alors campe devant le château des Curdes. Il les mit en liberté, et les fit accompagner, par une escorte, jusqu'à ce qu’ils fussent arrivés en lieu de sûreté.

qui étaient armées à la légère, et sans bagages. Il se dirigeait vers Tarabolos (Tripoli) lorsqu’il reçut la nouvelle que le roi d’Angleterre était arrivé à Akka, dans les derniers jours du mois de Ramadan, ayant avec lui trois cents cavaliers, huit navires (107), des galères et autres bâtiments, formant un total

de trente embarcations, sans compter ce qui était arrivé précédemment, sous la conduite de Yostadâr (majordome) du prince ; que le r oi avait l’intention de faire le pèlerinage de Jérusalem. Le sultan ayantcru devoir modifier ses projets, vint camper dans le voisinage de Tarabolos, et députa vers les habitants l’atabek et Yénnrdawaddr. Ces deux officiers s’abouchèrent avec le prince de cette ville; et, après divers événements, les Francs demandèrent la paix, et obtinrent une trêve de

10" Le mot botsah LJai désigne un genre de navire. On lit dans V Histoire d’Alep (mari. 728, fol 218 v°; : jjï l~Jai ^ j-èr" “Les Francs envoyèrent de nombreux

« vaisseaux.

pour assiéger la tour des mouches. » Plus bas (ibid.) : .y ^b~© 0h- bl;

.. Us élevèrent une tour sur les mâts des navires. » Ailleurs (f. 219 r°) : I bÿj bJaJI « Ils placèrent dans le vaisseau quantité de matières inflammables. « Dans le Kdmel d’Ebn-Athir

itom. VI, pag. 34) : (J* « La flotte des

1. Musulmans s’étant mise en route, rencontra un vaisseau qui renfermait environ trois cents Francs. » Plus loin (pag. 96): ’ij*S «Il rencontra un grand vaisseau, appartenant

« aux Francs. » Et enfin (p. m) :jLS* ( j&bll avait avec lui six grands vaisseaux. » Dans Y Histoire de la conquête de Jérusalem par Imad-eddin-Isfahâni (man. 714, fol. i34 v°) : b il!

k.M k...î ï,Cj A& «Ils jetèrent sur les flots de la mer les tapis des vaisseaux. » Ailleurs (f. i58r°): liab ^4 b, “ ^es navires transportaient les vivres et les provisions. » Plus loin

ibid. v°) ; ■* «Un grand navire qui contenait des vivres et des

munitions.» Voyez aussi f. 233 r°. Dans l’histoire de Nowaïri (26e partie, m. de Leyde, f. 102 v°) : " ( (ÿ ... kq IxlId ^b- Plus loin (ibid.) : jÉb «Il se rendit maître de deux

aia vires. » Ailleurs (f. i3o v°) : ïjyS ('bJaj) ^ bly& « Ils construisirent

«une tour de bois, qui était élevée sur un grand navire. » Plus loin (fol. 204 r°) : iLÜw ^J!

(Â.-ky «Us prirent un navire de la flotte. » Et (ibid.) : aJLj (<L*iaj) « Us équi-

« pèrent un second navire. » Et enfin : (^JaJ!) ^hJî « Les vaisseaux musulmans. » Dans

Y Histoire d’Égypte de Hasan-ben-Omar (man. 688, fol. 76 v°) : Jai j ^ w bJ' ^ ' Tout ce

« qu’ils amenèrent, de galères et de navires. » Dans la Description de l’Égypte de Makrizi (article du

Belvédère de Maks, m. 682, fol. 269 r° ) : jzèd- j âJ ! kfeà '<^bc. L-i; « Il s’em-

«para d’un grand navire, qui portait quinze cents hommes. » Dans une Histoire cl’Égypte (de mon

manuscrit, fol. 71 O = ^ J*! J* « 11 arriva au Port de

« Beïrout une flotte nombreuse , qui se composait de trente navires. »

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