IV. MELIK-DAHER-BIB ARS
disparaître toutes les pratiques criminelles, et l’on afficha ouvertement les dogmes et les attributs de l’Islamisme.
Cette année, le gouverneur de Kous (i36) partit d’Asouan, s’avança dans la Nubie, jusqu’au voisinage deDonkolah, et revint sur ses pas, après avoir fait un grand carnage, et enlevé beaucoup de prisonniers. Dans le même temps, le sultan se rendit maître de toutes les villes et de toutes les forteresses du territoire de Barkah. Cependant on s’occupait avec activité de construire des galères , et de placer des machines de guerre sur les remparts d’Alexandrie. Bientôt cent de ces machines se trouvèrent complètement disposées. Car on annonçait de tous côtés que les Francs se préparaient à faire une expédition , pour venir attaquer les places frontières de l’Egypte.
Cette même année, la forteresse de Kaïnouk (137), située dans
l’Arménie, fut conquise par les armes de l’émir Hosâm-eddin-Ladjin-Atâbi. En même temps, on acheva la reconstruction de la Sakhrah de Jérusalem. A la même époque, le sultan s’achemina vers le Nil pour s’exercer à la nage. Il était revêtu d’une cuirasse iOjj (i38) flottante ïLw. On avait, par son ordre, disposé
Ailleurs (tom. IV, fol. 108 r°) <Ue LaLLL ÿ. « Il essaya de la fléchir, mais elle refusa
de se réconcilier avec lui. » Plus loin ( fol. i55 v°) ïL ïLLsyj. « Il essaya de le fléchir, et en « vint à bout. » Dans XHistoire d’Ebn-Khaldoun (tom. III, fol. 5 v°) Dbj
« Ebn-Amer sortit, et chercha à fléchir Ziad. » Dans X Histoire d’Égypte d’Ahmed-Askalâni (tom. I, man. 656, fol. 42 r°) aJÎj jétij îsLssp j <cJî ç[3. « Il s’avança vers lui, chercha à le fléchir, et lui « adressa des excuses. » Plus loin (fol. 197 v°) Lai ïLLLyX) ,J,Î ^jLbLJî
« Le sultan envoya vers Soudoun-Taz des députés qui devaient essayer de le fléchir; mais il résista à « leurs instances. « Le même verbe, à la même forme, signifie employer la formule bis. ù M lit dans l’ Histoire de Nowaïri (man. arab. 702, f. 36 v°j ^ “ ^es Sun-
« nites disent, en parlant d’Àbou-Bekr et d’Omar, que Dieu les traite avec bienveillance. » Dans le Bark-Yémani (m. 827, f. 73 r°) ^cayXçEt (ibid) j'i!! Lûbsr'! f jj
ïLLJî ^ hib ^y5oL>! LLCw « Il employait en parlant d’Abou-Bekr la formule
ils iiM et non pas celle de aJL. aJM » A la deuxième forme, le verbe prend aussi quelque-
fois la même signification. On lit dans la Vie du sultan Melik-Aschraf (de mon manuscrit, fol. 12 v°) ù’jZa jdfj Axq'iü Ajlilà. « J’appellerai la bienveillance de Dieu sur les quatre khalifes
« du prophète, sa famille et sa parenté. »
(136) Je lis fjSjS au ^eu de bjy Lm*.
(137) Suivant le témoignage de l’historien de la Vie de Bibars (man. 8o3, fol. i32 v°), cette ville est la même que celle de Hadath djJ-srM, dont il est fait mention dans les vers de Motanebbi.
(138) Le mot aj signifie une cuirasse, une cotte de maille. On lit dans l’ouvrage intitulé Diwan-
alinschâ (man. 1 57 3, fol. 122 ^ b ^ ^ ^5*