IV. MEL1K-DAHER -BIBARS
qui avait joui auprès de lui de la plus grande faveur. Son crime était d’avoir bu du vin. Le corps fut pendu au bas du château de la Montagne. Dès que l’on eut terminé l’acte de mariage de Melik-Saïd , le sultan, ce jour-là même, se mit en marche, accompagné d’un petit nombre d’hommes, montés comme lui sur des
(164) J’ai dit ailleurs ( Histoire des Mongols de la Perse, pag. 396) que le mot anbar yXc. qui désigne X ambre gris , s’employait , par suite , pour indiquer la couleur noire ; et que, pour cette raison , des esclaves nègres avaient plusieurs fois reçu le nom de anbar Le passage de Makrizi vient à l’appui de cette assertion. Voyez aussi Abou’lmahâsen (man. 663, fol. n5 r°, et 1 18 v°). Du reste, je puis citer ici quantité d’exemples qui indiquent bien clairement que le mot j-Us désigne la couleur noire , et y^jc= noir. Dans des vers que cite le Yètimah (man. ar. 1870, f. 8 r°), on lit, en parlant du feu caché sous la cendre :
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« La joue d’une vierge, qui éprouve un sentiment de pudeur, et se cache sous un ambre gris. » Plus loin [Ibid. ) :
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» Les charbons et la cendre forment, sur lui, deux tuniques, l’une d’or, l’autre d’ambre. » Ailleurs (foL 94 r°) :
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« Je transformerai, par mes baisers, la pomme de ses joues en violette, et le camphre de sa poitrine «en ambre. » Ailleurs (fol. i3o r°) : yX** j «L’air était couvert d’une robe
«de musc (noire), et d’une veste d’ambre. » Ailleurs (fol. 352 r°) : Îjj
« Depuis qu’il paraît sur l’ivoire de tes joues une ligne d’ambre. « Et (fol. 373 v°) :
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«Ses yeux, qu’une aimable coquetterie tient ouverts, ressemblent à un vase d’ambre placé sur une « nappe de camphre (blanche). « Car je n’ai pas hésité à lire au lieu dej^élM, que présente le
manuscrit. Dans le Mesalek-alabsar (man. ar. 1372, f. 38 r°) : y^s- jLc xxxzjlsjjàK «Ai « Déjà «une poussière d’ambre a couvert le camphre de ses joues. » Plus loin (fol. 57 r°) :
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« Je me rendis chez lui de grand matin, au moment où les nuages présentaient une masse d ’ ambre « enflammée, et les éclairs, une nappe de feu. » Ailleurs (fol. 60 r°):
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« Le vent fait voler les gouttes de pluie comme des perles humides, et ouvre dans les nuages une «masse d ambre. » Plus loin (fol. 61 v°) : y* wy)yk> «Je ploierai une pièce
" d’ambre , qui forme le vêtement de l’obscurité. » Etenfin(f. 141 v°) : .y-. JJJ( ^
« 11 a enveloppé dans 1 ambre de la nuit les groupes des étoiles. « Delà vient, probablement, que, suivant le témoignage de M. Estève ( Finances de l’Égypte, p. 59) , une étoffe porte en Égypte le nom de anbary, sans doute parce qu elle est de couleur noire. Le mot yXs. , avec ses dérivés, a passé dans la langue persane, où il a conservé la même signification. On lit dans le Schah-nâmeh (t. 1, pag. 423)
' — '**“?• îj Uk yoyXxi « Il abaissa la tête de la plume en la chargeant dX ambre » c’est-à-dire d’ encre.
Dans le poème de Joseph et Zuleïcha , de Djâmi (pag. 40), on lit : yX*> ^y> « Une chevelure d’ambre »
dromadaires, prit la route de Karak, et fit son entrée dans celte ville le vingttroisième jour du mois. Il se proposait de faire arrêter l’émir Sâbik-eddin-Aïbah. Mais cet officier, dès qu’il eut appris l’arrivée du sultan, s’étant rendu auprès de lui , le prince lui sut gré de celte démarche (i65), et lui accorda une augmentation de concession territoriale ^Uaüt. Ayant examiné par lui-même ce qui concernait les habitants de Karak, il fit couper les mains de huit d’entre eux , qui étaient accusés d’avoir voulu exciter des troubles, et changea la garnison qui occupait cette place.
Les pèlerins d’Égypte séjournèrent à la Mecque dix-huit jours, et dix à Médine. C’était un fait sans exemple jusqu’alors.
Celte année vit mourir i° l’émir Rokn-eddin-Kbass-turk , cilkebir (le grand), l’un des principaux émirs, qui périt à Damas, le treizième jour du mois de Rebi premier; 20 l’émir Hosâm-eddin-Fâgâr-Kafouri, naïb (gouverneur) du château des Curdes, des provinces maritimes et des nouvelles conquêtes
oUs-yAl! ; 3° Saad-eddin-Abou’labbas-Khidr-ben-Altadj Abou-Mohammed- Abd-allali-ben-Imad... Djouwaini, scheïkh-alschoïoukh , ^JÜt (scheïkh des scheïkhs) de Damas , qui mourut dans cette ville , âgé de plus de quatre-vingts ans; 4° Tadj-eddin-Abou’lbakâ-Mohammed-ben-Aïd-ben-Hosain.... Temimi-Sarkhadi , le hanefi, qui mourut à Damas , à lage de quatre-vingt-seize ans ; 5° Zeïneddin-Abou-Abd-allah-Mohammed-ben-Abd-allah.... kdtib-alinschâ (secrétaire de
c’est-à-dire noire. Un vers, cité par Abd-errazzak {Matla-assaadeïn , t. I de mon manuscrit, f. 62 v°), offre ces mots :
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« Lorsque les boucles de cheveux de la nuit eurent, de leurs anneaux d’ ambre, répandu le jasmin « sur la voûte , couleur de nénuphar. »
(i65) Le texte porte ^ ^y’y Le verbe yÿj signifie : Respecter les droits que donne à
quelqu'un un acte méritoire , et par suite : En tenir compte , en savoir gré , en témoigner sa reconnaissance. On lit dans Y Histoire de la Conquête de Jérusalem (m. ar. 714, f. 9 v°): «50.x) î «O yf")
^ «Il lui sut gré d’avoir obtenu le nombre qu’il demandait. » Dans la Vie de Bibars de Nowaïri (fol. 49 v°) : 13js (Jp1- ^LkLJI "Le sultan lui sut gré de cette bonne
« action. » Dans la Description de l’Égypte de Makrizi (t. I, man. 797, f. 35o r°) : wV.x
«Elle sut gré de la chose à Abou-Saïd. » Dans V Histoire d’Égypte d’Ahmed-Askalâni (tom. I , man. 656, fol. 216 v°) : ) ^y Dans le Manhel-sdfi d’Abou’lmahâsen (t. II, man. 748 ,
f. i58 v°) : tÿo j ^Lâ~Jt « Saffah et ses fils lui surent gré de cette conduite.» Dans
l’histoire d’Ebn-Khaldoun (t. IV, fol. 456 r°) : b Ailleurs (t. VI, fol. 212 r°) :
« Il leur sut gré de leur bonne conduite. » Ailleurs (tom. VII , f. 233 r°) : AiùLJî J. Plus loin (f. 338 v°) : jJ ^jLLLJî Lait, LÔj J ^ «Il avait obtenu un traité et