I. (deuxième partie
de provisions j (170) de divers genres, et on amena plusieurs milliers de moutons : les^tables furent dressées; le sultan vint en personne assister au festin , entouré d’une cour nombreuse. Lorsque chacun eut pris la quantité d’aliments et de sucreries qui lui était nécessaire, tout ce qui couvrait les tables fut emporté et enlevé parla multitude. Aussitôt après , on introduisit les présents p>LiLd!. Le sultan n’accueillit pour lui-mème qu’un petit nombre d’objets, tels qu’une robe ’iXdü , une lance ou une autre chose de peu d’importance. Et, avant de quitter la salle, il distribua tout ce qui lui avait été offert. Le même jour, Melik-Saïd consomma son mariage avec la fdle de l’émir Kelaoun.
Cependant le sultan se préparait à une expédition, qui devait avoir pour but la conquête du pays de lloum. Il fit remettre aux émirs de cette contrée des chevaux , des tentes, et tout ce qui pouvait leur être utile dans le voyage. L’émir Ak-sonkor-Fârekâni fut établi dans le château de la Montagne , avec le titre de naib-algaïbah. On lui adjoignit le sdheb (vizir) Beha-eddin-ben-Hinnâ , afin que ces deux officiers restassent constamment auprès de Melik-Saïd. Le sdheb Zeïneddin-Ahmed , fils du sdheb Faklir-eddin-Mohammed , fut choisi pour remplir les
(170) Le mot pluriel désigne les objets qui servent à l'usage cTun homme , ses ustensiles,
ses meubles. C’est ainsi qu’on lit dans le Manhel-sâfi d’Abou’lmahâsen (tom. IV, fol. 18 r°)
« Son chétif mobilier fut vendu au prix le plus élevé. « Il signifie ensuite les provisions destinées pour la cuisine et la table du prince. On lit dans la Description de l’Égypte de Makrizi (tom. II, man. 798, f. 194 r°) : : << Les provisions destinées pour la
« cuisine. » Et « Les provisions destinées pour la table. » Plus loin (fol. 382 v°)
jjsyj j diJ “ ^es Provisions de cuisine, des porreaux, des oignons et descarot-
« tes. » Le magasin qui renfermait ces provisions était désigné par le mot de hawaïdj-khdnah ïULk ; et l’officier préposé à sa garde, portait le titre de hawaïdj-kasch . On lit dans
la Description de l’Égypte de Makrizi (man. 682, fol. 397 r°) ïULk c^~
« truisit la cuisine et le hawaïdj-khdnah. » Ailleurs (man. 798, fol. 277 r°) ^ tsULà.
çjtjï 4M pj 1 « Le hawaïdj-khdnah réclamait chaque jour vingt
« mille dirhems. •» Ailleurs (fol. 200 v°) ïULâ. \ « On calcula la dépense du
« hawaïdj-khdnah. »Et(/6.) v jM v3 2 Us. hpd l . çg3 ■" La dépense
« du hawaïdj-khdnah s’élevait, chaque jour, à treize mille dirhems.» Et (f. 278 v°) t ÿX ! K S3
v 4M j L p9j^a f « Sous le règne de Melik-Nâser-Mohammed-ben-Ke-
et-un