V. MELIK-SAID-BÉRÉKEH-KHaN
de Melik-Saïd. Il s’était adjoint plusieurs des khassékis , pour lesquels il obtenait continuellement des propriétés territoriales et de nombreuses gratifications pécuniaires. Toutes les fois qu’un apanage (4) devenait vacant, il le faisait donner
>< remplissent des charges et d’autres n’en ont pas. » L’auteur du diwan-alinschà (m. 1673, 1'. 1 23 v°), parlant des mamlouks qui appartenaient au sultan, nous donne les détails suivants: L— \ — clsv-M X- ' J“ -'é, J; b- ^ AJ ^2, . ‘’X-l-l ■ L^lfr lX — ^ 3'*?1'
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« Les khassékis ont reçu ce nom, parce qu’ils ont le privilège d’accompagner le sultan , aux heures « où il cherche la solitude, et où il est oisif; ce qui leur assure des avantages importants, dont 11e « jouissent pas les principaux d’entre les commandants. Ils se présentent, au commencement et à la « fin de la journée, pour faire leur cour dans le palais et dans l’écurie ; ils montent à cheval , en meme « temps que le souverain, le jour comme la nuit, et ne le quittent pas, qu’il soit près ou loin. Ils se «distinguent des autres, parce que, lorsqu’ils présentent leur hommage au sultan, ils conservent « leurs épées. Leur vêtement se compose d’étoffes brodées, tissues d’or. Ils peuvent entrer auprès du « souverain, lorsqu’il est seul, sans avoir besoin d’en demander la permission. C’est eux que le sou- « verain envoie pour ses affaires augustes. Ils déploient un grand luxe dans leur habillement, ainsi « que pour leurs chevaux. Jadis ils étaient comme les émirs commandants, au nombre devingt-qua- « tre; aujourd’hui, on en compte plus de quatre cents. Un traitement considérable leur est assigné; « et, en outre, ils reçoivent du souverain des présents magnifiques.» On lit dans le même ouvrage (f. 232 r°) (LXoLs^I « Tels que les khassékis, attachés à la personne du prince. »
Dans le Fakihat-alkholafâ d’Ebn-Arabschah fp. 1 4 3) LXX t !. Dans le Manhel-sdfi d’A-
bou’lmahâsen (tom. II, f. 40 r°) ^LL-LJ! ÏLXXLk ^ jXc. « Il fut au nombre des
« khassékis , admis dans la société intime du sultan. » Dans Y Histoire cl’ Égypte , du même écrivain (man. 663, f. 94 r°, io3 v°) iXXLb-M j « Les émirs et les khassékis . » Et plus loin (f. 104 v°)
iXOL^a jj LX LixM 3v J « Il ne cessait de faire des présents à ses khassékis et à ses
« mamlouks. » Ailleurs (fol. 120 v°) aoXXIjL t jà. « Il était au nombre de ses courti-
« sans intimes et de ses khassékis. » Plus loin (fol. 127 v°) XXsüxb Ailleurs ( fol. 129 v° ï
sjJ'j ^jÇJL^ ^ iùXXux-fi «Les khassékis émirs, qui faisaient partie des mamlouks de son
« père. » (fol. i3i v°) Â’XX l jS) « Us étaient les principaux d’entre les émirs khas- « sékis. » Et enfin (f. 146 r°)^.X \ ! Xgv sLSj J iXoLsb Ll^ J.*^ « Il le
« plaça au nombre des khassékis ; ensuite il le fit monter par degrés jusqu’au rang de grand-émir- « aklior. » On sait que le nom de khasséki est encore aujourd’hui en usage à la Porte ottomane, comme un titre que portent plusieurs officiers admis dans l’intimité du Grand-Seigneur. Il désigne également la sultane favorite.
(4) On entend par le mot khahz (pain), une portion de terrain , qui était concédée h un émir ,
à celui qu’il choisissait. Bientôt la division éclataentre cet homme et le naïb. Leur animosité allait toujours en croissant, et des rapports perfides augmentaient leur haine. Chacun d’eux travaillait sourdement à chercher les moyens de nuire à
ou à quelque autre membre de la milice , et dont le revenu servait à sa nourriture et à son entretien. On lit dans l’ Histoire de Makrizi (Solouk , tom. II, fol. 322 r°) ^Lk sl çfr* • • .A-ïLsr-'l -bs!
a! Jliü « Les soldats de la halkah... ont chacun un iktâ (apanage), appelle khobz. » Dans Y Histoire de Djemal-eddin-ben-Wâsel (man. non catalogué, fol. 396 v°) ï ! *js>LLs!
<11 leur donna, en Egypte, de bonnes et grandes propriétés.» Dans l’ouvrage du même historien ( Kdrnel , tom. VII, pag. 21) aj 1 ! ^ b -0 b \jdA « Il reçut à la place une
•< donation considérable, en Égypte. » Et (pag. 24) ^3 aj J,! lois « Ils re-
tournèrent en Orient, et se fixèrent dans leurs propriétés. » Chez le continuateur d’Elmacin l'inan. 619, fol. 189 r°) ^a>jUâ.! a^js. J,î AsyJb . . LiJ « Il ordonna aux autres émirs
« de se rendre dans leurs apanages. » Plus bas (fol. 190 v°) jLakl ^yLv aLjcs-'Lj ^Üa-LJI ^»LûJb ^bj*)!. « Le sultan ordonna de mettre le séquestre sur tous les apanages des Arabes de « Syrie. » Dans la Vie de Bibars de Nowaïri (man. d’Asselin, fol. 47 r°) îQ~=». (Jjib!
si* S-'.i.! ,!^ « Il rendit à Isa la moitié de son apanage, qu’il lui avait enlevée. « Dans la Vie
de Melik-Saïd ( ibid , fol. 100 v°) a\ J 1^.-1 ?-Lï ! « Il donna leurs apanages à ses mamlouks. »
Et (ibid) ly^ck ^Jas!. Dans le Manhel-sâji d’Abou’Imahâsen (tom. II, man. 748, fol. 92 v°)
ajL» iadaii « Sous la condition qu’il lui assignerait l’apanage d’un commandant de cent « cavaliers » Ailleurs (tom. IV, fol. 106 r°) ^=> tjLob ^alh a ) « Il leur donna
« des apanages d’émirs, commandant de dix à quarante cavaliers. » Dans Y Histoire d’Égypte , du même écrivain (man. 662, fol. 40), wL« sLLo!. Ailleurs (man. 663, fol. 12 r°) ^îael
li Aj U I j b J.! b ^ UaLJ I « Le sultan concéda à Sonkor-aschkar, en Égypte,
« un apanage d’emir de cent cavaliers. » Plus loin (f. 26 r0)^wjLi AjL»y~à. sLk-sl. Plus bas (f. 69 v°)
\ v «wS. ! i'X.to a) L£b. « Ils se plaignirent à lui de la modicité de leurs apanages. » Ailleurs (f. 70 r°) Ïj jh aa.U . « Je le priai d’améliorer mon apanage, en y ajoutant
« un village. «Plus loin (fol. 78 r") . • ■jyA î Ads.. Ailleurs : f. 94 r°) LfcobJ j
L^j L^jlLüj. « Il ordonna au naïb (gouverneur) de la province de leur donner un apanage dans
«cette contrée.» Et enfin (f. 121 v°) J-5-w jy-i. J^3 ^-^bdl L» I d
çbjï s jbB Ïj'bJJ' yA\ « Quand tu serais fils de Kelaoun, le kadi Fakhr-eddin ne te donnerait pas
« un apanage qui rapportât plus de trois mille dirhems. » Dans la Description de C Egypte de Makrizi (man. 682, fol. 297 r°), .sbil a4~J! AiL^y^i. S-AAs (Jbl
« Chacun des soldats avait un apanage, qui lui rapportait annuellement une somme de dix
« mille dirhems, sans compter sa consommation, en froment et en orge. » Dans un autre endroit du
même ouvrage (man. 673 C., tom. III, fol. 89) A-j'bl-j ^ J-,.*) L>
9^ü. « Le kadi ne t’a pas donné un apanage qui produise plus de trois mille dirhems. » Dans
Y Histoire de Saladin de Boha-eddin (pag. 28), au lieu de ces mots Ails-5 ïLL-i !, il faut lire :