‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 171 sur 183 · SUR LE LIEU NOMMÉ AOUJA · texte numérisé non relu

SUR LE LIEU NOMMÉ AOUJA

La "ville appelée Aoudjâ et la rivière de même nom, sur le bord de

laquelle cette place se trouvait située, sont plusieurs fois indiquées chez les historiens orientaux. Dans X Histoire de la conquête de Jérusalem (i), on lit :

« La rivière d’Aoudja, » ainsi que dans les Annales d’Aboulfeda (2) et dans la Vie de Saladin de Boha-eddin (3); et dans les Annales du même Abou’lféda (4) « Il se rendit à Aoudjâ. » Dans l 'Histoire d’Ebn-

Khaldoun (5) J,! « H arriva vers Aoudjâ, qui fait parce tie de la Palestine. » Dans X Histoire de Jérusalem (6) L^dl Jj' i

« Il établit son camp sur la colline d’Aoudjâ. » Suivant le témoignage de Khalil- Dâheri(7), lorsque l’on se rendait, sur les chevaux de la poste, à Damas, on trouvait un relais à Ludd, et le suivant à Aoudjâ. Dans le traité conclu, l’an 682 , entre le sultan Kelaoun et les Francs d’Akka, il est fait mention du canton d’Aoudjâ JL^&Î et de la saline qui en dépendait. Ce nom subsiste encore aujourd’hui : car on lit dans la Relation de V expédition française en Syrie (8) : ce Kléber prit cc position sur la rivière d’El-Ougeli, à deux lieues environ sur la route d’Acre. » M. Scholz nous apprend (9) que la rivière qui coule au nord de Jafa, porte le nom de Nahr-el-Audscha. M. Berggren (10) atteste que les moulins, placés sur cette rivière, se nomment Thawa/iin-el-Oedja ou Aiulja. Tous ces détails s’accordent bien avec ceux que nous donnent les écrivains orientaux. Il est donc clair que la rivière ôi Aoudjâ, sur laquelle était un lieu du même nom, répondait à celle que les historiens orientaux désignent par le nom de JSahr-Abi-Fetros (la rivière d’Abou-Petros) (j 1), ou Nahr-allawahin J | yj (la rivière des Mou-

lins). C’est ce qu’assure Makrizi (12), qui s’exprime en ces termes :

joj\ ce La rivière d’Abou-Fetros, autrement nommée

(1) Man. 7 1 4, fol. a65 v°.

(2) Tom. V, pag. 1 3o .

(3) Pag. 197, 253.

(4) Tom. V, p. 174.

(5) Tom. VIII, fol. 328 r°.

(6) Manuscr. 713, pag. 385.

(7) Man. 695, fol. 243 r°.

(8) Tom. III, pag. 335.

(9) Reise in die gegend zwischen Alexandrien und Parœtonium , pag. 256.

( i o) Reisen in Europa und ini Morgenlande , tom. III, pag. i65.

(ix) Masoudi, Tenbih, fol. 48 v°.

(12) Makrizi, Description del' Égypte, m. 673C, tom. I, fol. 254.

A PPE N DI CE.

Tawaliin (les Moulins), qui se trouve dans la Palestine. » Et Abou’lmahâsen (1) atteste le même fait. On lit dans V Histoire d’Ebn-Khaldoun (2) : AJUyJI J rradji3l *L> « Il se trouva dans la ville de Ramlah, sur la rivière de Tawahin.»

Dans le Kdmel d’Ebn-alatbir (3) : A.L^3î Ai lj « Le

« Nahr- Tawahin , à trois parasanges de Ramlah. » Enfin , dans XHistoire d’ A lep (4) il est fait mention du lieu nommé Tawahin \ ^.LJ 1 (les Moulins), situé dans le voisinage de Ramlah. Du reste comme le mot Aoudjâ est le féminin de

qui signifie courbe , tortueux , il n’est pas étonnant que plusieurs lieux aient à la fois porté le même nom. Ainsi, nous lisons dans un traité conclu entre le sultan Kelaoun et dame Marguerite, princesse de Tyr (5), que, sur le territoire de cette dernière ville, se trouvait un endroit appelé Boustan-alaoudjd *1=^*3!

(le jardin d’alaoudjâ).

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