SUK LE LIEU NOMMÉ KAKOUN
La ville de Kâkoun dont il a été fait plusieurs fois mention dans cette
histoire, est quelquefois nommée par les écrivains orientaux , surtout par ceux qui ont traité des croisades. Dans XHistoire de Jérusalem (6), il est parlé du canton de Kâkoun jsjî. Dans les Annales d’Abou’lféda (7) on lit : ^JyJ!
3 J^LJb « 11 les plaça dans le Sàliel, non loin de Kâkoun. » Dans
XHistoire d’Egypte d’ Abou’lmahâsen (8): A^JÎ jyLj LÎy-i* « La sta-
« tion de Kâkoun, située sur la route qui conduit en Syrie. » L’auteur du Mesalek-alabsar (9) place le district de Kâkoun avec celui de Ramlah et celui de Ludd. Dans une marche d’armée, décrite par l’historien Ahmed-Askalâni (10), il est fait mention de Kâkoun (car je n’hésite pas à lire jyb au lieu de ^,^-li), qui est une station très-agréable, attendu que tout est couvert d’une verdure éclatante.
(1) Manuscr. ar. 671, fol. 1 5 v°.
(2) Tom. III, fol. 343 r°.
(3) Tom. III , fol. 5 v°.
(4) Man. 728, fol. 19 v°.
(5) Man. de St-Germain 1 1 8 bis, fol. 1 96 r'
(6) Man. 718, pag. 385.
(7) Tom. V, pag. 128.
(8) Man. 663, fol. 2 1 1 r°.
(9) Man. 583, fol. 218 v°.
199V0. fio) Tom. II, man. 657,161. 190 r°.
APPENDICE
L’an 692 de l’hégire (1), un tremblement de terre se fit sentir à Gazali, à Ramlah, à Kâkoun et à Karak. L’émir Djaouli, dont il a été fait mention plus haut , à l’article de Gazah, fit construire dans la ville de Kâkoun un vaste khan (hôtellerie (2). Khalil-Dâheri (3), décrivant les relais établis pour le transport de la neige, en place un à Djinin , un second à Kâkoun , et le suivant à Ludd. Suivant le même auteur (4), un relais de poste était établi dans la même ville. Nous apprenons du Diwan-alinschd( 5) que le gouvernement de Kâkoun avait été réuni à celui de Ramlah. Nous lisons ailleurs , dans le même ouvrage (6) : « Le district « de Kâkoun renferme une petite ville et une petite forteresse, situées à une staff tion de Ludd. Ce canton n’a point de rivières; les habitants boivent l’eau des « pluies que l’on conserve dans les citernes, et de l’eau de puits.» On lit plus bas que le district d’Athlith (7) est un canton situé entre Kâkoun et Akka. La forteresse de Kâkoun se trouve indiquée dans le traité conclu, l’an 682 de l’hégire, entre le sultan Kelaoun et les Francs de la ville d’Akka. On lit dans l’histoire d’Abou’lmahâsen (8) ^la J,! ^ ^ Âs--1 2 3 4 5 6 7 ^ • <c Us sortirent de
t< Damas, et, pressant leur marche, ils arrivèrent à Kâkoun. » Ce lieu n’a point été inconnu aux écrivains occidentaux qui ont traité de ce qui concerne la Palestine. Brocard, qui le nomme Kato ou plutôt Kaco , nous apprend qu’il était situé à quatre lieues d’Àrsur (Arsuf), du côté de l’Orient (9). Dans l’histoire de Guillaume de Tyr(io), on lit : « Locus cui nomen Coco, in campestribus Cœsareœ. » O11 lit dans l’ouvrage de Marino Sanuto (11) que, dans l’année 1277, les croisés s’étaient dirigés vers Césarée, afin d’aller démolir la tour de Caco. Dans l’ouvrage de Foucher de Chartres (12) , il est fait mention d’une forteresse que les habitants du pays nomment Chaco. Nous apprenons du continuateur de Guillaume de Tyr (i3), que, dans la ville de Caco , se trouvait un couvent de Templiers. Plus bas (14), il est fait mention du couvent de Caco. Le même écrivain (1 5) fait également mention de l’entreprise dont j’ai parlé tout à l’heure, et qui avait eu pour
(1) Man. 663, fol. 3o v°.
(2) Makrizi , Description de t Égypte, tom. 1 1 , man. 798, fol. 344 r°.
(3) Man. 6g5, fol. 240 r°.
(4) Fol. 24 3 r°.
(5) Man. 1573, fol. 147 v°.
(6) Fol. 87 v°.
(7) Fol. 95 v°.
(8) Man. 666, fol. 120 r°.
(9) Descriptio Terrœ Sanctæ , p. 186.
(10) Lib. XII, pag. 828.
(11) Sécréta fideliurn crucis , pag. 224.
(12) Gesta peregrinantium , p. 432.
(13) Ap. Martenne. . ., tom. V, col. 5g8
(14) Col. 599.
(15) Col. 745.
APPENDICE
objet de démolir la tour de Quaquo. Ce lieu existe encore avec le même nom , ainsi qu’on peut le voir par la relation de M. Berggren (i). Dans le voyage de M. Scliolz (2), on trouve indiqué, parmi les lieux situés à l’occident de (Naplous, un endroit nommé Fakoun jyli- Mais je crois qu’il s’est glissé ici une légère faute, et qu’il faut lire Kâkoun A l’époque de l’expédition de l’armée
française en Syrie, un combat fut livré près de Kâkoun (3).