‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 174 sur 183 · I. (deuxième partie · texte numérisé non relu

I. (deuxième partie

(11) Pag. 220,221,222,227.

(12) Historia, p. 289, 293, 296, 3og, 3io, 329, 33 1 , 343.

(13) Historia, p. 774, 780, 783, 788, 862.

(14) Gesta peregrinaritium , p. 404.

(15) Ap. Martenne. .. col. 637, 640, 735, 739.

(16) Travels in Egypt and Nubia, p. 189.

(17) Peregrinatio ad Hierosolymam et Terrain Sanctam, pag. 272.

(18) Pages i3, 14, i5.

APPENDICE

qui avaient été concédés par Bibars à des émirs égyptiens. Je crois devoir consigner ici quelques observations qui, tout incomplètes qu’elles sont, auront, du moins, l’avantage de jeter un peu de jour sur cette nomenclature assez obscure.

Le lieu nommé Kalansoueh subsiste encore de nos jours. Il se trouve indiqué par M. Scholz (i) sous le nom de Kelenesweh , parmi les bourgs situés à l’occident de Nablous. On lit Kalensaue dans le Voyage de M. Berggren (2), et sur la carte de M. Robinson. Les mêmes ouvrages nous offrent également Artach, Atil, Kaferraï, Zeïta, Toul-Kerem, ou Thul-Karm. Le lieu que j’ai nommé Schouwaikah est désigné par Berggren sous le nom de Suaeka , et par M. Scholz, sous celui de Aschwikijeh. Au nom de Bourin d faut, je crois, substituer Boudin ainsi qu’on lit dans le Voyage de M. Scholz (3).

J’ai lu Eslcïba; mais je crois qu’il faut changer cette leçon en celle de Astaïa L L~J. En effet, X Histoire de Jérusalem (4) nous offre ces mots : Lkwt yy l-jy ^Jjli JL**! ^ « Le bourg de Deïr-Astia, qui fait partie du district de Nabolos « (Naplouse). » Et le lieu nommé Dir-Astija , se trouve indiqué par M. Scholz au nombre de ceux qui avoisinent Naplouse.

Le lieu nommé Omm-alfahm est le même que Khalil-Dâlieri désigne par la dénomination de Fahmeh (5), et où se trouvait un relais de poste, placé

entre Kâkoun et JDjinin. Ce même lieu se trouve indiqué par MM. Scholz (6) et Berggren comme situé à l’ouest de Nabolous (Naplouse) (7 )• Dans le lieu nommé Taibal-alism , je reconnais celui que les mêmes voyageurs désignent parla dénomination de El-Thajbe. Le lieu nommé Taban est, probablement, celui que Guillaume de Tyr désigne par la dénomination de Fons Tubaniœ (8).

Dans un passage de ce volume, on trouve, par erreur, le nom Djebnin ; il faut y substituer celui de Djinin Du reste, je n’ai point besoin de m’étendre

sur cette ville, qui est suffisamment connue par les relations des voyageurs.

Le lieu nommé ici Kosair est le même qui se trouve désigné (9) dans la Vie de Saladin de Boha-eddin, et qui était situé à peu de distance de Baï-

(1) Reise. . pag. 266, 267.

(2) Reisen in Europa and im Morgenlande, tom. III, p. 162.

(3) Reise, p. 267.

(4) Manuscr. arab. 713, p. 253.

(5) Manuscr. arab. 695, fol. 243 r°.

(6) Reise. . , pag. 266.

(7) Reisen. . ., tom. III, p. 162, i65.

(8) Historia, lib. XXII, pag. 1037, 1039.

(9) Vita Scdadini, p. 53.

APPENDICE. 25g

san, de l’autre côté du Jourdain. C’est celui cjue l’auteur du Lexique géographique arabe (i) nomme Kosaïr-Moïn-eddin et indiq-ue comme

placé dans le canton de Gaur qui fait partie de la province d’Arden (Jourdain). On lit dans X Histoire de Makrizi (2):^*!! « Kosaïr, qui fait partie

« du canton de Gaur; » et les mêmes mots se trouvent répétés dans X Histoire de Jérusalem (3). Dans X Histoire d’Ebn-kadi-Schohbah (4), on lit : joJ ^

« Il était un des deux personnages qui exerçaient « l’autorité dans la province de Gaur, dans le canton de Kosaïr et de Baïsan. » Dans X Histoire de Djemal-eddin-ben-Wâsel (5), Melik-Sâleh-Nedjm-eddin-Aïoub, se rendant de Nabolos ( Naplouse ) à Damas, Jyjj

c( Traversa la rivière du Jourdain, et vint camper de- « vant la forteresse appelée Kosaïr-Moïn-eddin. » Au rapport d’Abou’lféda (6), ce lieu devait son surnom à Moïn-eddin-Ataz, naïb (délégué) du prince de Damas. Ebn-Batoutah nous apprend que la tombe de ce personnage se trouvait dans le village de Kosaïr (7). Dans l 'Histoire de Guillaume de Tyr (8), ce lieu est désigné parle nom de Castelletum, qui est, comme on voit, la traduction latine du terme arabe. De nos jours encore, suivant le témoignage de Burckhardt (9), il existe un ruisseau appelé Wadi-alkosaïr.

Un lieu nommé également Kosaïr M se trouvait au nord de Damas. C’est ce qu’atteste Abou’lféda (10) Khalil-Dâberi

place dans cet endroit le premier relais de poste que l’on rencontrait, lorsque l’on partait de Damas pour se rendre à Birah (1 1). On lit dans la Vie de Saladin (12), que ce prince, reconduisant l’envoyé du prince de Mausel (Mosul), l’accompagna jusqu’à Kosaïr ; et dans X Histoire d’Abou’lféda (i3), que Melik-Adel, qui se trouvait dans la ville de Damas, alla jusqu’à Kosaïr, pour recevoir l’ambassadeur du khalife abbasside Nâser-li-din-allah. Suivant l’auteur anonyme du

(ij Ap. Schultens, Index geographicus.

(2) Solouk , tom. I, pag. 178.

(3) Man. 7x3 , pag. i34.

(4) Tom. II, man. 687, fol. 128 v°.

(5) Kdmel, tom. VII, p. 36.

(6) Annales , tom. III, pag. 5 12.

(7) The Travels of Ibn-Batuta , p. 21.

(8) Historia, lib. XXII, pag. io33.

(9) Travels in Syria , pag. 345.

(10) Annales , tom. IV, pag. 364.

(11) Man. ar. 69 5 , fol. 243 v°.

(12) Bohadini, vita Saladini , pag. 57.

(13) Annales , tom. IV , p. 222.

APPENDICE

Voyage d’ Alep à Damas (1), Cosseir est un petit village, situé à deux heures de marche de Damas.

Le lieu nommé Fawar se trouve plusieurs fois désigné dans la Vie de

Saladin. On y lit (2) que le conquérant, étant parti de Damas, se rendit à Fawar, de là à Kosaïr; puis, en passant le Jourdain, à Baïsan; qu’après son expédition (3), il arriva à Fawar, d’où il rentra à Damas. On lit dans les Annales d’Abou’lféda (4), que Melik-Sâleh-Ismaïl , quittant Damas, vint camper à Fawar j 1 J^i. Ce lieu subsiste encore de nos jours : M. Robinson nous apprend (5) qu’il séjourna dans un endroit nommé Faouar, situé à peu de distance de la ville d’Om-Keïs. Ce village se trouve désigné sur la carte de Burckhardt, et sa position s’accorde bien avec les détails que nous donnent les écrivains orientaux.

Dans un passage de la première partie de cet ouvrage (6), on lit le défilé de Kabak XJb, et j’ai cru (7) devoir substituer à cette leçon celle de ; mais je me suis trompé. Il faut lire LiLa « Le défilé de Fik. » Bedr-eddin- Aintabi (8), décrivant la fuite de l’armée égyptienne de devant Damas, dit : *La. ^ « Il y en eut qui passèrent par le défdé de Fik. »

Dans l’ Histoire du prétendu Hasan-ben-Ibraliim (9), on lit que, d’après un traité conclu entre Melik-Aschraf et Melik-Kâmel, le premier de ces princes devait avoir en sa possession Damas, et tout le territoire qui s’étend depuis cette ville jusqu’à Akabat-Fik AJic, que le pays compris entre ce lieu et Gazah appartiendrait à Melik-Kâmel. Dans Y Histoire d’Abou’lféda (10), ce nom est écrit Afik ^as ! . Plus loin (11), on lit que Melik-Adel s’étant rendu à Alikin , lieu

situé près du défilé d’Afik AJb, tomba malade et mourut. Enfin, cet

écrivain (12) fait mention du traité par lequel Melik-Kâmel devait avoir pour sa part le pays compris entre Akabat-Afik et l’Égypte. Le même historien ( 1 3) compte

( 1 )A Journey from Aleppo to Damascus , p. 87 .

(2) Page 53.

(3) Page 55.

(4) Tome IV, p. 4$o.

(5) V oyage en Palestine et en Syrie , tome II , pag. 281.

(«) Pag. 36.

(7) Pag. 249.

(8) Man. ar. 684, fol. 39 v°.

(9) Man. non catalogué, fol. 24 v°.

(10) Annales , tom. IV, pag. 260.

(11) Ibicl., pag. 266.

(12) Ibid., pag. 346.

(13) Tabula Syrice , pag. 34.

une journée de marche de Tabariah à Afik. Dans la Vie tle Saladin de Bohaeddin (1), le nom est écrit Fik Au rapport d’Abou’lmahâsen (2) l’émir

Scheïkh, après avoir quitté l’Égypte, se rendant à Damas, d’autres émirs sortirent pour le combattre, et le poursuivirent jusqu’à Akabat-Fik. On pourrait être tenté de croire que la véritable leçon est Afik , et qu’il faut reconnaître ici les ruines de l’ancienne ville d 'Apheca, qui sont indiquées par Brocard (3); mais, comme la première leçon paraît mériter la préférence, je crois pouvoir admettre qu’il s’agit ici du lieu nommé Feik , situé à l’est du lac de Tibériade, et sur lequel Burckhardt (4) nous donne des détails assez étendus. 11 est remarquable qu’une source et un khan, qui se trouvent au nord de ce village, portent encore aujourd’hui le nom de El-akahé (5).

Une partie des vastes plaines qui environnent la ville de Damas portait le nom de Merdj ^y , c’est-à-dire prairie, et des surnoms ajoutés à ce mot générique, indiquaient les différents cantons qui partageaient cette belle contrée. On lit dans Y Histoire d’Abou’lféda (6) : Jj-jj ^ cc H n’entra pas dans la

« ville de Damas; mais il campa dans le Merdj (la prairie). » Masoudi (7) fait mention d’un lieu appelé Merdj-adhrd djAc. ^y , situé à douze milles de Damas. C’est ce même endroit qu’Abou-Schafnah désigne par le nom de Î^Ac je>j I « Le canton « d’Adhrâ (8) ». Abou’lféda nomme, dans plusieurs passages, un bourg appelé Merdj-assafar ^y (9), ou plutôt Merdj-assojfar yLaJ! ^ y , ainsi qu’on lit

plusieurs fois dans Y Histoire deTabari, qui place cet endroit entre Wakousah et Damas (10). Ce lieu n’a point été inconnu aux historiens occidentaux des croisades. Guillaume de Tyr (11), en plusieurs endroits, nomme Mergisafar ou Mergesaphar (12); Jacques de Vitry (i3) écrit ce nom Melgissaphar , et Sanuto Megisophar (i4)- Abou’lféda fait mention d’un terrain appelé

(1) Page 107.

(2) Man. 666, fol. 96 r°.

(3) Descriplio Terrœ sanctæ , pag. 176.

(4) Travels in Syria , pag. 279 et 280.

(5) Ibid. , pag. 278, 279.

(6) Annales , tom. IY, p. 614.

(7) Moroudj , tom. I, fol. 35 1 v°.

(8) Kitab-arraoudalaïn , fol. 42 r°.

(9) Annales, tom. IV, p. 180, 262, 266; tom. V, p. 184 , 186.

(10) Taberistanensis Annales, tom. IJ, p. 90, 110, 1 14.

(11) Historia, lib. XIII, p. 844-

(12) Ibid., p. 848.

(13) Historia hierosolymitana, p. 1073.

(14) Sécréta fidelium crueis , p. 16 1 , 162.

APPENDICE

.XJLjjJ! ^y ou .AJùjjJ! ^y, situé près de Damas (i). Masoudi indique également Merdj-rdhet ^y comme un lieu placé à quelques milles de Damas (2). Comme les divers cantons dont se composait le territoire de Damas, portaient le nom générique de Merdj (prairie), ce mot est quelquefois mis au pluriel ^y- On lit dans les Annales d’Abou’lféda (3) ^y4\ J-z JjJj ^ ^L,

« Il partit de Damas, et vint camper à Madjma-almoroudj [ la réunion des prai- « ries). » Et les mêmes expressions se retrouvent dans deux passages de YHistoire du prétendu Hasan-ben-Ibrahim (4). Suivant le témoignage du voyageur Van- Egmont, les Turcs désignent le territoire de Damas par le nom de Martsi (5). Le marais qui se trouve à sept ou huit heures de marche de Damas, porte encore aujourd’hui le nom de Bahret-elmerdj (6).

Le lieu nommé Daria se trouve indiqué dans YHistoire de Guillaume deTyr (7), qui le place à quatre ou cinq milles, au plus, de la ville de Damas. On lit dans le Diwan-alinschâ (8) qu’un des sept canaux, entre lesquels se partageait la rivière qui arrose Damas, se nommait Nahr-dariâ (la rivière de Dariâ). Ebn-Khallican (9) atteste que Darda U^b est un bourg, situé dans la Goutah de Damas, Ce nom subsiste encore de nos jours : car Burckhardt, décrivant le voyage qu’il fit de Damas à Tabaria, nous apprend qu’il passa par le village de Dareya (10). Voyez aussi le Voyage de Van-Egmont.

Il a été question d’un lieu voisin de Damas, et qui portait le nom de Djeroud ïjy.- Ebn-Khallican (11) nous donne sur cet endroit les détails suivants : J, ^ ^

jjlzA.jgé « Djeroud est un bourg, situé dans le district de

« Damas, du côté de Hems. Sur son territoire, on trouve une quantité innom- « brable d’ânes sauvages. » Puis, il ajoute (12) : J.^-9 J, ^9. ïÂj»

(1) Annales, tom. V, p. 164, 184.

{2) Moroudj , tom. I, fol. 399 v".

(3) Tom. IV, p. 356.

(4) Man. non catalogué, f. 28 v°, 29 r°.

(5) Travels through part, oj Europe, A sia minor, tom. II, p. 254-

(6) Burckhardt, Travels in Syria, p. 216; Robinson, Voyage en Palestine et en Syrie-, tom. II, p. 170.

(7) Historiahierosolymitana, lib. XXI, p. 1002; lib. XXII, pag. io33.

(8) Ms. i573, fol. 87 r°.

(9) Man. 73o, fol. 160 r°.

(10) Travels in Syria , p. 3 1 1 .

(ix) Man. ar. 73o, fol. 456 r°.

(12) lbici.,\°.

APPENDICE

vL*Jt ^ jU.^5! Jjl. Jljj ^ ^<>41 ...jj-^4\ « Sur le territoire de

« Djeroud, est une montagne célèbre, appelée Djebel-almouddakhcui (la monta- « gne fumeuse). Elle a reçu ce nom, attendu quelle est constamment couverte « de brouillards qui ressemblent à de la fumée. » On lit dans XHistoire d’Abou’lmahâsen (1) J,! ^ a*. y « Il se rendit du canton de Merdj à

« Djeroud. » C’est ce lieu qui, sur la carte de M. Robinson, est nommé Djebrada. L’ Itinéraire d’Antonin le désigne par le nom de Geroda (2).

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