‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 176 sur 183 · I. {deuxième partie · texte numérisé non relu

I. {deuxième partie

(12) Ap. Schultens , Index geographicus.

(13) TomeV,p. i36.

(14) Annales, tom. IV, p. 474 -

(15) Ib., pag. 584-

(16) Historia, lib. V , p. 698 , 856 , 916 , 960,

(17) Page 10.

(18) Historia hierosolymitana , p. 48.

(19) Historia Ierosolymitana , p. 102, io4-

(20) Historia hierosolymitana, p. 499, 5o3.

(21) Historia hierosolymitana , p. 367.

(22) Ib., p. 376.

des Ges ta franco rum peregrinantium, Haram (i). Drummond, après avoir passé le Pont de fer, ne tarda pas à rencontrer la ville de Heram , où il trouva des ruines assez remarquables (2). M. Robinson désigne ce lieu par le nom de Khareim (3).

Une autre ville, située sur la même rivière, était celle de Kosaïr On lit dans X Histoire d’Abou’lmahâsen (4) AJlhilj pU. « La for-

te teresse de Kosaïr se trouve entre Harem et Antakiali (Antioche). » Les mêmes mots sont répétés par le continuateur d’El-Macin (5), excepté que le copiste a écrit mal à propos ^aJül au lieu de^aJiJî. Cette place était très-fortifiée. On lit dans le Manhel-sdfi d’Abou’lmahâsen (6) L^j XjJüJI

« Il s’enfuit du côté de Kosaïr, monta à la citadelle, et s’y cantonna. » Dans un autre passage du même ouvrage (7)^3^! A*U> jUî ^^usé5' "Le fils

« du prince d’Albaz se fortifia dans la citadelle de Kosaïr. » Le même auteur (8)

fait mention d’un lieu appelé Djubb-alomian >. ^ , situé dans le district

de Amak entre Kosaïr et Antioche. On lit dans le Diwan-alinschâ (9)

(JLS -Xxlà 1 u Le district

« de Kosaïr est une forteresse, située à cinq stations d’Alep. Suivant l’auteur du « Tarif, elle appartient à la province d’Antioche. »

On lit dans X Histoire de Djemal-eddin-hen-Wâsel (10)

I X*is . . . AjjtjJJ « Au voisinage d’Antioche, était la citadelle de

« Bogras, qui appartenait aux templiers. . . et le château de Kosaïr. » Et plus loin (11) ~-cs. 1 ÿ L1 1 u t J ^ ~~ ' ' 1 ^ î

-X-iUsbiL « Les habitants de cette ville s’enfuirent « vers Kosaïr et vers le port de Basit, situé dans le voisinage de Malouniah. . . «Ces cantons sont contigus au Djebel-akra (la montagne chauve), du côté « du midi. » Et enfin (1 2) L»l « Quant à Kosaïr, elle apparte-

nait au patriarche. » Suivant le témoignage d’Abou’lféda ( 1 3), le mont Lokam (l’Anti- Liban), après avoir dépassé Sahioun, Schogr, Bakas, et Kosaïr, arrive à Antioche. On lit dans l 'histoire de Guillaume de Tyr (14) : « Sur le bord de l’Oronte, est une

(x) Page 570.

(2) Travels , pag. 182.

(3) Voyage en Palestine, t. II, p. 36 1, 36a.

(4) Man. ar. 66 1 , fol. 202 r°.

(5) Man. 6x9, fol. 47 r°.

(6) Man. ar. 760, fol. 206 r°.

(7) Tom. II, ms. 748, fol. 197 v°.

(8) Man. y5o, fol. 2o5 r°.

(9) Man. i5y3 , fol. 91 r°.

(10) Kâmel, tom. Vil, p. 365.

(11) Ibid.

(12) Ibid.

( 1 3) O pus geographicum , pag. 177.

(x4) Lib. XVIII, p. 943.

APPENDICE

«ville appelée Cæsara; quelques-uns la nomment vulgairement Césarée, et croient « qu’elle est identique avec la métropole de la Cappadoce, qui eut pour évêque « le saint et illustre docteur Basile. Mais celle opinion est tout à fait contraire « à la vérité. En effet , la métropole susdite est à plus de quinze journées « d’Antioclie , tandis que l’autre ville, qui ne se nomme point Césarée, mais « Cesara, fait partie de la Célé-Syrie, et est une des villes suffragantes du part triarcat d’Antioche. Elle est assez bien située. Sa partie inférieure s’étend « dans une plaine. La partie supérieure est couronnée d’une citadelle très- « forte, assez longue, mais très-étroite. Cette place, outre sa position naturelle, « ayant d’un côté la ville, et de l’autre le fleuve, est tout à fait inaccessible. » Plus loin (1) on lit : Cœsar , quœ vidgo dicitur Cœsarea magna. Marino Sanuto (2) fait mention d’une citadelle imprenable , qui appartenait au patriarche d’Antioche, et portait le nom de Cursarium. L’auteur des Gesta francorum (3), parle de Césarée, ville située sur le fleuve Pharphar. Le moine Robert écrit ('4') Cosor. Plus loin (5) , on lit Césarée. Dans l’histoire de l’archevêque Balderic (6), on trouve ces mots : « Castra metati sunt secus Jluvium Pharphar propè Cœsa- « rearn. » Albert d’Aix (7) parle du fleuve Pharphar, qui coule inter Cæsaream Stratonis et Famiarn. Jacques de Vitry (8) rapporte que l’empereur Jean-Comnène assiégea la ville de Césarée, située à peu de distance d’Antioche, et que l’on nommait Cœsarea magna. Mais plus bas (9) , il fait mention d’une place imprenable, nommee Cursatum, qui appartenait au patriarche d’Antioche, et qui résista aux armes de Saladin. Ebn-Batoutali , place Kosaïr entre Bagras et Schogr (10). Je crois qu’il faut reconnaître le lieu où était Kosaïr, dans cette colline couverte de débris d’un fort d’un moyen âge, que M. Poujoulat rencontra sur le chemin d’Antioche au Pont de fer (11). Le P. Mariano Morone daMoleo, dans son voyage d’Alep à Tripoli, rencontra, sur les bords de l’Oronte, un monticule, qui représente le site de Cæsarea ( Kosaïr) (12).

Nous apprenons, par le témoignage de Nowaïri (i3),que Bibars, après la prise

(1) Historia, page 1000.

(2) Sécréta fidelium crucis , p. 194.

(3) Page 25.

(4) Historia hierosolymitana , p. 44.

(5) Page 71.

(6) Page 127.

(7) Historia , pag. 376.

(8) Historia hierosolymitana, p. 1073, 1074.

(9) Ib„ p. 11 19.

(10) Travels of Ibn-Batouta , p. 27.

(11) Correspondance d’Orient, t. VII, p. 164.

(12) Terra sauta nuovamente illustrata, tom. I,

(13) Man. d’Asselin , fol. 81 r°.

APPENDICE

d’Antioche, conclut un traité avec le patriarche d’Antioche, qui possédait la forteresse de Kosaïr. « Les habitants, dit l’historien, prétendaient avoir entre « les mains un acte autographe, écrit par Omar-ben-Khattab. Le sultan étant « arrivé dans ce canton , les habitants réclamèrent une trêve, qui fut consentie « par le prince ; la moitié du territoire de cette place fut livrée au sultan , et « incorporée à l’empire de l’islamisme. » Mais bientôt après , cette ville tomba au pouvoir de Bibars; et voici les détails que Nowairi nous donne sur cet évé- « ment (i). » Les habitants de Kosaïr étaient des hommes avides , turbulents « et courageux , qui commettaient beaucoup de dégâts sur les territoires « voisins , et s’étaient permis bien des actes contraires aux stipulations de la « trêve. Lorsque Semgar était arrivé dans le voisinage de Hârem, ils avaient « témoigné la plus grande joie, avaient servi de guides à ce général, et s’é- « taient livrés à d’autres infractions des traités. Le sultan ordonna à Ternir « Seïf-eddin , le dawadar , de se rendre auprès de Guillaume, qui commandait « dans Kosaïr, et de feindre pour lui une amitié sincère. Ce général étant « arrivé près de cette place, le quinzième jour du mois de Schewal , Tan 6^3, « accompagné d’un nombre de Silah-ddr, témoigna du mécontentement de ce « que Guillaume n’était point sorti à sa rencontre, et parut vouloir retourner « sur ses pas. Guillaume , informé du fait, partit en hâte , pour fléchir Seïf-eddin, « et le ramener avec lui. Cet officier refusa de se rendre à ses instances. Arrivé « à une assez grande distance de la place, il passa au fil de lépee les hommes « de la suite de Guillaume, arrêta celui-ci prisonnier, et le remit au sultan. « Ce prince écrivit aux soldats de Guillaume, pour les engager à livrer la foret teresse. N’ayant point réussi dans sa demande , il fit partir un corps de « troupes, sous les ordres de plusieurs émirs d’Alep, savoir : Seïf-eddin- Souri « et Schehab-eddin-Merwan , wâli d’Antioche. On mit le siège devant Kosaïr. « Le sultan partit pour Damas, conduisant avec lui Guillaume. Celui-ci était « un vieillard avancé en âge, et dont le père était prisonnier. Il mourut à « Damas, après avoir revu son père. Kosaïr se trouvant étroitement bloquée, « et les habitants manquant de vivres, consentirent à livrer la place, le mer- « credi, vingt-troisième jour du mois de Djoumada second , de Tan 674* "

(1) Man. d’Asselin, fol. 88 r°.

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Dans la préface de cet ouvrage, j’ai donné des détails assez étendus sur la vie et les travaux de Makrizi; et nies recherches ne m’ont, à cet égard, presque rien appris de nouveau. Toutefois, je dois faire ici une observation. Abou’lmahâsen , qui, comme je l’ai dit, fut le contemporain et l’ami de Makrizi , cite souvent, dans les derniers volumes de sa chronique, l’ouvrage historique de cet écrivain , dont il copie de nombreux passages. Et, dans plusieurs endroits (man. 666, fol. i85 r° et v°, fol. 197 r°), il critique avec une sorte d’amertume les assertions de l’historien, et y signale des erreurs : on peut croire que, dans ces circonstances, c’est Abou’lmahâsen qui a raison. Ayant vécu avec les hommes dont il parle, ayant rempli des places importantes dans l’administration civile et militaire, il avait été à portée de recueillir sur bien des faits des renseignements parfaitement authentiques, dont la connaissance avait pu facilement échapper à Makrizi, qui, confiné dans son cabinet, occupé constamment et presque exclusivement de la composition de ses nombreux ouvrages, voyait peu le monde , et n’était guère sorti de sa studieuse retraite que pour remplir les fonctions de kadi , ou celles de rnohtesib, c’est-à-dire pour surveiller la police commerciale de la ville du Caire.

Abou’lmahâsen (man. 667, f. 25 v°), citant le jugement, peut-être un peu trop sévère, que Makrizi, dans son histoire, a porté du sultan Melik-Aschraf-Borsebaï, ajoute : «Makrizi avait contre «ce prince des préventions évidentes; et il fut en cela fort excusable. En effet, cet écrivain était, « dans son genre, et parmi les hommes que j’ai connus , un être d’un mérite supérieur : on peut «l’appeler l’historien de notre époque; et tous les autres chroniqueurs sont loin de pouvoir lui être « comparés; et, toutefois, il se voyait repoussé de la cour, et le sultan ne l’appelait point dans sa so- « ciété, malgré les agréments de sa conversation et la douceur de son commerce. Melik-Dâher-Bar- « kok l’avait, il est vrai, admis dans ses réunions, et lui avait, sur la fin de son règne, confié les « fonctions de mohtesib du Caire. Mais les princes qui succédèrent à Barkok ne témoignèrent à « Makrizi que de l’éloignement, et ne lui donnèrent aucune marque de bienveillance. Aussi s’est-il « plu à recueillir et à consigner, dans son histoire, les vices de ces princes et leurs actions condam- « nables. » /

On a vu, dans cet article, que Makrizi était soupçonné de partager les principes de la secte appelée (la secte extérieure), et dont les partisans portaient le nom de ddheris ou

^î>LkJ! JjdÎ. Ce qui concerne cette secte étant encore fort obscur, je dois donner, sur ce sujet, quelques éclaircissements. On lit dans le Kâmel (tom. VI, pag. i55) : t ^ ^ ^

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wLaj ,J, àj^alkJ! « Iakoub-ben-lousouf affichait les opinions des dâheris De

« son temps, ces sectaires devinrent puissants dans le Magreb. Parmi eux, on distinguait une 110m- « breuse classe d’hommes appelés hazemis , qui tiraient leur nom de (Ebn) Hazam , le chef des dâheris «de cette époque. » Dans Y Histoire d’Ebn-kadi-Schohbah (man. 687, fol. i5 r°) :

-*0 j.al k5 ! « 11 y eut une sédition excitée par les dâheris. » Plus bas [Ibid. v° ) :

Aj^aLkJ! « Il professait les opinions des dâheris. » Et (Ibid.) ^£jj)Lk3l Ailleurs (fol. 21 v°) :

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