ADDITIONS A LA NOTICE SUR AHMED-ASKALANI , ET BEDR-EDDIN-AINTARI
Au rapport d’Abou’lmahâsen (man. 667, fol. 2 r°) , lorsque le sultan Melik-Aschraf-Borsebaï se mit en marche, pour aller faire le siège de la ville d’Amid, il emmena avec lui les deux kadis Schehabeddin-Ahmed-Ebn-Hadjar, et Bedr-eddin-Mahmoud-Aïntabi. L’an 837 ‘b- l’hégire [Ibid., fol. i3 r° et v°), on reçut une ambassade de Schah-rokh, qui annonçait avoir fait vœu de revêtir la kabah d’un voile. Le sultan tint une conférence sur ce sujet. Le kcidi-alkodat Bedr-eddin-Mahmoud-Aïni (Aintâbi) déclara que ce vœu ne devait pas recevoir son exécution. Et tout le monde se rangea à cet avis. La même année (fol. i5 v°) Sehehab-eddin-Ebn-Hadjar fut chargé par le même sultan d’examiner les actes de fondations des collèges et des monastères. Abou’lmahâsen (fol. 32 v°) développe ce que j’ai dit plus haut, de la faveur dont jouissait Bedr-Aïntâbi auprès du sultan Melik- Aschraf-Borsebaï. 11 raconte (fol. 54 r") de quelle manière notre kadi, en présence du sultan, et sur un signe que lui faisait ce prince, ne manquait pas d’adresser des avis indirects au grand-émir Seïfeddin-Djar-kotlou, sur son penchant à boire du vin, et sur d’autres matières.
J’ai parlé, dans les notes qui accompagnent cet ouvrage, du mot , désignant un bataillon.
Ce terme , ainsi qu’on a pu voir, n’est pas employé exclusivement par les historiens qui ont écrit en Égypte; il est également en usage chez les chroniqueurs de la Syrie. D’autres exemples peuvent confirmer ce fait. On lit dans l’histoire du prétendu Hasan-ben-Ibrahim (fol. 34 r°) : L, Jj
(üL^al-srM) «Nous rangeâmes en première ligne les bataillons attachés à la personne
« du prince. « Et plus loin [Ibid.) : « Les bataillons des Grecs. » Dans la Vie de Saladin
de Boha-eddin (pag. 14) s )b5Ja^l « Rangeant les bataillons. » Plus loin (pag. 54) w*—
Ailleurs (pag. 68) L^JLs. v jbü'iSI « Il laissa les bataillons tels qu’ils étaient. »
[Ibid., p. 69 et 79.) Plus bas (pag. 94) w -ij « 11 rangea l’armée en huit ba-
« taillons. « Ailleurs (pag. 125) , « Les bataillons furent mis en ordre. » Et enfin
(pag. 190) Dans les Annales d’Abou’lféda (tom. IV, p. 386)
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ADDITIONS ET CORRECTIONS
« Les bataillons des Tatars bloquèrent la tente de Djelal-eddin. » Et (tom. V, pag. 218) « Les bataillons arrivaient successivement. » Divers passages de
Y Histoire d’Abou’lmahâsen achèveront de justifier la signification que j’ai assignée au mot ^JJa et au verbe qui en est formé. On lit chez cet écrivain (man. 663, fol. 27 r°) ^
XJwjLs^! v * l°ut à coup parut un nombreux bataillon,
« composé de quinze cents cavaliers, tous khassekis . » Plus loin (fol. 69 v ) L ... 1— i? 7^—^*
pjJLjl tj « Ils se mirent en marche, composant un seul bataillon, avec leurs che-
« vaux, leurs dromadaires et leurs pages. « Ailleurs (fol. 107 v°) ^^=^0 *L >j « Ses am-
« bassadeurs marchaient, accompagnés de leurs bataillons. » Ailleurs (man. 666, fol. 38 r°)
«On vit s’avancer les bataillons des naïb (gouverneurs) et des émirs.»
Plus loin (f. 80 v°) : 3 ^ « Us avaient abandonné leurs richesses,
«leurs chevaux, leurs bataillons. » Ailleurs (fol. 127 r°) : i5l5L^» j <sjk> . . .^a^sH ^p. « L’émir. . .
« partit, accompagné de son bataillon et de ses mamlouks. » Plus loin (fol. 144 v°) : . . . a,
A VpLaJI « Il s’établit dans son camp, hors du Caire, sans que son armée fût
« rangée par bataillons. » Et enfin (man. 667, f. 7 v°) : On a pu voir, par
tous les passages cités, que le mot w-Jlk est employé seulement par des écrivains qui ne remontent pas à une grande antiquité, et on le chercherait vainement chez les historiens arabes les plus anciens. En effet, ce terme appartient à la langue des Curdes, et fut introduit en Égypte et dans la Syrie, sous le règne de Saladin et de ses successeurs. C’est ce qu’atteste expressément Makrizi. On lit chez cet historien ( Description de l’Égypte , man, 682, fol. 49 r°) ?* J-*Jî 1-iaJ!