‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 32 sur 183 · III. MELIK-MODAFFER-KOUTOUZ · texte numérisé non relu

III. MELIK-MODAFFER-KOUTOUZ

an 658 (1260).

parce qu’il apprit que l’émir Bibars était violemment indisposé contre lui , et se préparait à lui faire la guerre. Ce mécontentement provenait de ce que l’émir

l’ Histoire d’Égypte d’Ebn-Aïas (man. 5g5 A, tom. II, fol. 128) : ! 5li àlxa. «Il le

« nomma inspecteur de la sommellerie. » La place que remplissait cet officier était désignée par le

mot de sckaddiah Loli ou schedd ôJL. On lit dans l’histoire d’Ahmed-Àskalâni (tom. II, f. 212 r°):

£oli «Les fonctions de schâdd de Djiddah.» Dans l’histoire d’Ebn-Aïas (tom. II, fol. 07) :

*1)1 l'iSlL ^ jjâ «Il confirma Ezdcmur dans la place de schâdd de la sommellerie. »

Dans le Manhet-sâfi d’Abou’lmahâsen (mau. 750, fol. i3o r°): « Il remplit les

« fonctions d’inspecteur de l’hôpital. » Plus loin (fol. 141) : «11 remplit la place

« d’inspecteur des bureaux. » Dans la Vie de Bibars de Nowaïri (man. d Asselin , fol. 3g r°) :

jJ! jJÜÎ ^3 jlbLJ! «Le sultan établit dans les fonctions de schâdd l’émir Ala-eddin. »

Plus loin (fol. 57 v°) : j+erf ^^«11 remplissait les fonctions d’inspecteur

« de la chancellerie en Égypte. » Dans la suite de Y Histoire d’Égypte du même auteur (man. ar. 683, passim) : ^ aJ 1 JLi «La place d’inspecteur du conseil.» Et dans l’histoire d’Ahmed-Askalâni (tom. II, fol. 20 r°) : .Ai «Il remplit les fonctions d’inspecteur des villes. »

Le mot Mouschidd SJÉ> doit avoir, pour la signification , une grande analogie avec celui de schâdd *

Ali. On lit dans l’histoire d’Ahmed-Askalâni (tom. II, fol. 5y r°) : 8ULàr?jJLJÎ jJU» «L’inspecteur

« de la sommellerie.» Dans le Manhel-sâfi (tom. IV, fol. i3o r°) : ^ LLLJ jLo « Il était « inspecteur du palais du sultan. » Dans V Histoire cC Égypte d’Ebn-Aïas (tom. I, part. 2e, fol. i53) : ïjlyjJ! ÎAi*» « Il était inspecteur des constructions. » Et ailleurs (tom. II , fol. 1 5o) :

jJU* «L’inspecteur des greniers.» Dans l’histoire de Nowaïri (man. 683, fol. 33) : Âi-Jt AfiliJlj «Le mouschidd, le schâhid (témoin) et l’écrivain.» Dans la Vie de Bibars du même auteur (f. 37 r°), on lit, en parlant des Arabes : j Jyi!! j ï^js \yj) I

« Ils furent assujettis à payer la dîme de leurs troupeaux et de leurs chameaux. On « fit partir avec eux des inspecteurs pour percevoir ce tribut. » Dans un manuscrit arabe de la Bibliothèque du Vatican (man. 267, fol. 76), on lit: Âi4î j . jl^ '

j « On ajouta à la capitation deux pièces d’argent et un quart, pour le mouschidd et les « officiers subalternes. » Si je ne me trompe , le mot mouschidd se trouve sous la forme meschhed dans le Traité des finances de F Égypte de M. Estève, où on lit (pag. i3), que le meschhed est l’exécuteur des ordres du Moultezim. D’après tous les passages que je viens de rassembler, je crois pouvoir conclure, avec assez de vraisemblance, que les mots schâdd Ali et mouschidd car

j’ignore quelle nuance séparait la signification de ces deux termes, désignaient « un officier établi « pour surveiller les travaux de tout genre, stimuler la paresse des employés, presser le payement « des droits de douane et autres contributions. »

L’auteur du Inschâ désigne plusieurs fonctionnaires qui portaient le titre de schâdd 5Li , savoir :

ayant demandé au sultan le gouvernement d’Alep, avait essuyé un refus. Koutouz, redoutant un pareil ennemi, résolut de le perdre, et se dirigea vers l’Égypte. Bibars fut instruit de ses projets. Chacun des rivaux se tenait sur ses gardes. Koutouz cherchait les moyens de se saisir de Bihars. Celui-ci, s’étant concerté avec plusieurs émirs, tels que Seïf-eddin-Belban-Reschidi, Seïf-eddin-Beliadur- Misri, Bedr-eddin-Bektout le Djoukendar- Moëzzi, Sergan-Rokni , Belban-Harouni, Bedr-eddin-Anes-Isbahâni , forma le complot d’assassiner le sultan. Ce prince,

i° Le schadd-aschscherâb-khânâh ïblà. «. .ili (surveillant de la sommellerie) « Il avait quel-

« quefois le rang de commandant C’était lui qui inspectait tout ce qui entrait, d’aliments et de

«boissons, dans la sommellerie du prince, et dont la quantité était innombrable. Il veillait, au «moment où le prince prenait ses repas, à ce qu’on ne mêlât dans les plats ouïes liqueurs, ni poison «ni aucune substance malfaisante. 11 avait sous sa juridiction les médecins, les oculistes, les chi- « rurgiens. Il recevait du vizir des gratifications de tout genre (man. f. ia6 v°). « i° Le schâdd-

azzerd-khânâh ïULâ. (le surveillant de l’arsenal), « C’était lui qui inspectait l’emploi des

«machines de guerre, qui conférait avec le sultan sur ce qui avait rapport à cet objet, et faisait « venir de tous les cantons de l’Égypte et de la Syrie les choses nécessaires. Il présidait à la fabri- « cation du naphte, de la poudre, surveillait les ouvriers qui fabriquaient les cuirasses, les armures « de fer, etc. Il avait avec lui un adjoint çjj-ij, chargé de tenir note de tout ce qui entrait dans «l’établissement ou en sortait (fol. ia8 r°). » 3° Schâdd-addewâvin lj aJ I iLi. (le surveillant des bureaux), « C’était un émir de dix 'ijLa , qui secondait le vizir dans la perception des re- « venus de l’État. Tantôt on en créait un, et le plus souvent on le supprimait ; quelquefois, pour «obéir à l’usage, on nommait un de ces officiers, mais sans lui donner de fonctions. » 4° Schâddalamdir y L^sJ! iLà> (le surveillant des bâtiments), «11 était chargé de présider aux travaux des « édifices dont le prince ordonnait la construction. Quelquefois on lui adjoignait un commandant,

« pi’éposé à la réparation des lieux qui menaçaient ruine. Il portait aussi le titre d 'inspecteur des k bâtiments ^!sLi : il avait sous sa juridiction les géomètres, les tailleurs de pierres, les

«maçons, etc.» 5° Schâdd-alhaousch .iUi,; « C’était lui qui présidait à la reconstruction des

«parties d’édifices qui tombaient en ruine, dans l’enceinte du château de la Montagne. Il faisait «nettoyer les chemins, réparer les conduits des eaux, et demandait au vizir tous les objets néces- « saires pour ces genres de travaux. » 6° Le schâdd-alkhâss (surveillant du domaine

privé), « Était associé à l’inspecteur du domaine pour la perception des revenus, la

« vente des divers objets, et l’acquisition de toutes les denrées nécessaires. Cette charge, dit l’écrivain,

« est aujourd’hui supprimée (f. 129 ro). » 11 ne faut pas confondre ces mots avec celui sc/mddâd M-vi, qui signifiait un palefrenier. On lit dans la Description de l’Égypte de Makrizi (art. ÜU^LUt ^É-Lvat

manuscrit 797 fol. 366 r°), en parlant des chevaux : «Chacun a

« un palefrenier pour le promener. » Et dans Y Histoire d’Égypte d’Abou’lmahâsen (m. 671, f. 34 v°) :

" On faisait passer en revue les chevaux que conduisaient leurs

« palefreniers. »

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