‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 45 sur 183 · IV. MELIK-DAHER-BIBARS · texte numérisé non relu

IV. MELIK-DAHER-BIBARS

an 65y (1261).

de commandant de mille cavaliers ; l’eunuque Schehab-eddin-Sandal-

Scherâbi-Sâléhi fut désigné comme chef de cinq cents cavaliers; l’émir Msereddin-ben-Saïram fut nommé trésorier et chef de deux cents cavaliers; l’émir Scherif-Nejdm-eddin-Djafar fut ostâdâre t chef de cinq cents cavaliers; Seïf-eddin- Belban-Scliemsi fut dewadàr et chef de cinq cents cavaliers; l’émir Fâres-eddinben-Azdemur-Iagmouri fut aussi nommé dewadàr; le kadi Kemâl-eddin-Mohammed-ben-Izz-eddin-Sindjari eut le rang de vizir; Scherf-eddin-Abou-Ahmed fut secrétaire. Plusieurs Arabes reçurent le grade d’émirs. Le sultan envoya à tous ces officiers des provisions, des armes, des drapeaux, un tabl-khdnâh , aLSUrLb (35), et autres objets. Il leur fit distribuer, en gratifications, des sommes immenses. Il fit acheter cent Mamlouks, grands ou petits, auxquels il donna les grades de sildhddr (36), de djandâr. Il fit présent à chacun

d’eux, de trois chevaux et de chameaux, pour porter son bagage. Il mit auprès

fol. 276 v°) : <0 v -Cf «Il lui accorda ce gouvernement. » Et ailleurs (fol. 96 v°) : d

i*>j2 «On lui décerna le commandement de sa nation. » Makrizi rapporte (man. 798, f. 189 r°), «que si un soldat avait obtenu un bénéfice militaire, l’inspecteur des armées donnait ordre de lui « délivrer une petite cédule, désignée par le mot de mithâl JU>. « On lit dans le Inschâ ( f. i/(8 v°) :

wdsr? v ài j.~Jt ^ «Le chef de la chancellerie secrète lui assura, par un diplôme,

« le gouvernement d’Alep. »

(351 C’est-à-dire une collection de tambours, trompettes, et autres instruments que l’on faisait entendre à la porte du souverain. [Voyez une des notes ci-après.)

(36) Le silâh-ddr tw était un officier qui portait chacune des pièces de l’armure destinee

au sultan, et la présentait à ce prince, lorsqu’il en avait besoin. «11 s’en trouvait plusieurs qui por-

« taient le même titre. Leur chef, nommé émir-silâh j.

avait l’inspection de l’arsenal

« ïülà., de tout ce qui s’y consommait, de ce qui y entrait ou en sortait. Il avait rang parmi les émirs «centeniers. ( Mesalek-alabsar , man. 583, fol. 179 v°; Inschâ, fol. ia3 v°, 129 r°).« Comme Yémirsilâh était le chef des silâhdârs, Abou’lmahâsen ( Histoire cl’Égypte, man. 663, fol. 3g v°) a confondu les deux titres, lorsqu’il dit : t ^ ^■w « Il le nomma son sildhddr, c’est-à-

« dire émir-silâh (Voyez ibid. fol. 119 v°, 120 r°). « Le même écrivain, parlant ailleurs de la charge d 'émir-silâh, s’exprime ainsi ( Manhel-sd.fi , tom. III, man. 749, f. i35 r°) : àâdbj

jJ$\j b51 J.30 a SJ L<plà IAa UjL») jbbs-? àJLa «La charge d 'émir-silâh

«était jadis peu importante : au lieu que de notre temps, c’est la plus considérable des dignités, «après celle éiémir-hébir . » Makrizi, qui parle de Y émir-silâh ( Description de l’Égypte, man. 798, fol. ig3 r°) , s’est contenté , suivant son usage , de copier les détails donnés par l’auteur du Mesalekalabsar. Suivant le témoignage de l’auteur du Inschâ (fol. 23o v°) , lorsque le souverain écrivait à un émir-silâh, il lui donnait le titre de l*) 1 t ; et la signature du prince offrait le

mot ïjcLl son frère.

du khalife toutes les personnes qui pouvaient lui être nécessaires, un chef du conseil , un secrétaire de la chancellerie *Uô! ^3^, des employés

de bureaux des imams, des pages AJL , des chirurgiens (37),

des médecins *1^. Il lui donna des maisons garnies de toutes sortes d’ac-

cessoires utiles, des chevaux de main woL=>. et des chevaux d’écurie oü-Lo! J^A' Les troupes de milice furent organisées (38). Le sultan assigna pour l’usage

(3ç) Le mot désigne : Un chirurgien chargé du soin et de la guérison des blessures. Plus

bas (tom. I, pag. 33i), on lit : «Des médecins et des chirurgiens.» L’auteur du

Inschd (man. i573, fol. i38 r°), partage les chirurgiens en deux classes, savoir : « Ceux

« qui soignaient les blessures; » Et «Ceux qui remettaient les membres fracturés. »

(38) Le texte porte :

Le verbe pAA., à la dixième forme, a plusieurs acceptions. Il signifie i° Lever des troupes. On lit dans l’histoire de Makrizi [Solouk , tom. I, pag. 164): ÜULsr^ Î^£L a aj JL «De l’argent

« qui lui servira à lever des troupes pour la cause du khalife. » Dans la Vie du sultan Kelaoun (fol. 226 v°) : «Il chercha des soldats qu’il pût enrôler.» Et plus loin:

jupi ^ 1^. « Il commença à enrôler, pour la

« garde de cette place, des hommes sûrs.» Dans l’histoire d’Ebn-Khaldoun (tom. VI, fol. 239 v°) : alaî ^a -? JjLiül « H enrôla les tribus (Berbères) et les Arabes de sa nation.» Dans

X Histoire d’Égypte d’Ahmed-Askalâni (tom. II, fol. 17 r°) : I ^ I

« Il enrôla des soldats arabes et turcomans. » 20 II signifie : Prendre à son service un homme qui exerce une profession quelconque. On lit dans la Vie du sultan Kelaoun (fol. i33 r°) : xàr~~’ t

wdjLosdla ïJ-A pj ^aiJ| le. L?- «On enrôla un grand nombre d’artisans, qui

« connaissaient parfaitement tous les détails relatifs aux sièges des places. » Et plus loin (fol. 343 v°) :

j ^oUsd! j « H prit à son service un grand

« nombre de tailleurs de pierres et d’autres artisans, tels que forgerons, charpentiers. » 3° Âttacher quelqu’un , par un emploi quelconque , à son service, ou a celui d’un autre. On lit dans la Vie clc

Bibars (man. 8o3, fol. 32 r°) : KLlo j Lj^O «Il y attacha un bureau et un inspecteur.»

Dans l’histoire de Nowaïri (man. 645, fol. 87 r°) : ^ja aJ! ^.bsr?, ^LLLJt

LL ^î î « Le sultan attacha à la personne du khalife tous les fonctionnaires dont il pouvait

« avoir besoin. » Et dans la partie du même ouvrage qui concerne la Vie de Bibars (f. 7 r°) : |J

. . . »Lio I j i^ja ad i a^. Ld ! Aa.t «De tous les

« fonctionnaires qui pouvaient être utiles, tels que chef du conseil, secrétaire de la chancellerie ... il « n’y en eût pas un qui ne fût choisi. » On lit dans le Inschd (fol. i34 v°) : jLsAs w>Lî

JlyC.bîl « Des promotions à des emplois inférieurs. » Plus loin (fol. 2o5 v°) : pAàrAd

«11 plaça auprès de lui des secrétaires. » Dans le Manhel-sâfi d’Abou’lmahâsen (tom. IV. fol. 85 r°) :

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