‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 46 sur 183 · IV. MELIK-DAHER-BIBARS · texte numérisé non relu

IV. MELIK-DAHER-BIBARS

ibi

an 659 (1261).

particulier du khalife cent chevaux, dix attelages (39) de mulets et autant de chameaux, un tascht-khanâh (40), un scherâb-khanah (4i), un hawaïdj-

s Jüsr"*»! «Il fut choisi par l’inspecteur du domaine privé. » Enfin, il signifiait : Admettre un soldat ou un officier dans la classe de ceux à qui le sultan accordent un bénéfice militaire ^Lhs! ou le grade cl’émir. On lit dans Y Histoire cT Égypte d’Alimed- Askalâni (tom. II, fol. 85 v°) : yf.S t ^ ^ ^ ' Âj jtb Ijàj | A,h WW ! ^3*^

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aIxjLiJ A^Ub ^LJasI aJ y* yfi 'iy^ p»j A-ülsr! aLçv 1 pÆ j «J^.JU'11 y* h; «$ob! «Avant le

« règne de Melik-Dâher, l’armée était partagée en trois classes : la première se composait des Mamlouks « du sultan, et se subdivisait en deux branches, savoir : les soldats enrôlés et les Mamlouks (proprement « dits). Chacun d’eux recevait une solde et des gratifications. Les enrôlés ne devaient pas appartenir à « la troisième classe, celle des soldats de la halkah. On désignait par ce nom des soldats qui possédaient, « dans différents cantons, des propriétés territoriales dont ils percevaient le revenu. » On lit dans le

Manhel-sdfi d’Abou’lmahâsen (t. IV, fol. 109 r°) : j » lj.it, yj^fi i.x* «Il avait

«avec lui cinquante Mamlouks, tant achetés qu’enrôlés. » Dans l’histoire de Djemâl-eddin-ben-Wâsel (fol. 394 v°) : a&L^ ^Lj j acL?- I \2V"w î ,J, Alj « Il continua d’admettre à la solde un grand

«nombre d’hommes, et d’en élever d’autres au rang d’émir.» L’auteur du Mesalek-alabsar (m. 583, fol. 174 v°, 175 r°), et Makrizi, qui a copié le récit de cet historien (man. 798, fol. 189 r°), nous donnent les détails suivants : « Quant à ce qui concerne les fiefs l&LLsî des officiers de la milice, le « sultan est dans l’usage de les conférer lui-même. Dès qu’un fief est vacant , tous ceux qui y aspirent « se présentent devant le prince : lorsque son choix est arrêté, il ordonne au secrétaire de l’armée « d’écrire pour le titulaire une petite feuille appelée mithâl Jlla, qui contient ces

« mots : « voilà ce qui concerne un tel. » Au-dessus , il ajoute : « On a déterminé le possesseur du fief. » « Ensuite , il remet cette pièce au sultan , qui écrit de sa main ces mots : « On écrira. » Le chambellan « remet l’acte à celui auquel il est destiné, et qui baise la terre. La pièce est reportée à la chan- « cellerie militaire y]fif, où elle est enfilée, pour servir de preuve en cas de besoin. Alors,

«on rédige une cédule qui offre les signatures et les apostilles de tous les membres de

«la chancellerie des fiefs, la même que la chancellerie militaire; elle est ensuite revêtue delà signa- «ture du sultan, puis, portée au bureau de la chancellerie et des dépêches oLo&4!j -ULs «Après quoi, on rédige un diplôme , sur lequel le sultan appose son apostille A/j^.&.

« Enfin, les membres du bureau des fiefs y placent leur signature, après que la collation de l’ori- « ginal a démontré l’authenticité de la pièce. Quant à ce qui concerne les choix qui ont

«lieu en Syrie, les gouverneurs * >Lj n’ont pas droit de nommer un émir, grand ou petit, pour

« remplacer celui qui est mort; mais on en réfère au sultan, qui se charge de l’élection. »

(39) Le mot kitar j Ua9 désigne : Une suite de chameaux attachés les uns aux autres, et qui se suivent à la file. On lit dans l’histoire de notre auteur ( Solouk , tom. I, pag. 1164) :

« Quatre files de dromadaires. » Dans le Mesalek-alabsar (man. 583, fol. 169 v0j : fit, j

Ax-’jl «Un kilar, qui se compose de quatre animaux. » Dans l’ouvrage de Pitts (afaithfull account

khannh ïLiU^lja. (42). Il délivra à chacun de ceux qui étaienl venus de l’Irak, à la suite du khalife, des patentes, des diplômes^iL^j çj>)y qui leur assuraient des propriétés territoriales vj^UliaSÎ.

Quand toutes ces dispositions furent achevées, on fît transporter la tente jJaO du khalife, et celle du sultan vers l’étang XSQJt (43) situé en dehors du Caire. Le mercredi , dix-neuvième jour du mois de Ramadan , le khalife et le sultan montèrent à cheval, partirent du château de la Montagne, et se rendirent sur le bord de l’étang. Chacun d’eux alla occuper la tente qui lui était destinée, et l’on continua de distribuer des gratifications mJt (44) aux troupes du khalife.

0/ the religion and manners of the Mahometans, pag. 1 49) , ce mot est écrit cottor ; et l’auteur atteste que les chameaux ainsi réunis, sont au nombre de quatre. D’un autre côté, Chardin [Voyage en Perse, tom. II, pag. 28, 270) , dit que le hâter ou catar se compose de sept chameaux, ou autres animaux; et Antonio Tenreiro ( Itenerario , pag. 36i), dit également que le catar est la réunion de sept mulets. Ce qui prouve qu’il n’y a rien de fixe à cet égard, et que le nombre des animaux attachés ensemble peut varier sans que le mot change.

(4o) Le mot tascht-khanâh ïL> Lsr-v~*-k désignait : Un lieu où l’on gardait les étoffes destinées pour f habillement du sultan, les différentes espèces de pierreries , les cachets , les épées , et autres objets du meme genre, et où on lavait les habits (Khalil-Dâheri , fol. 200 r°; Insehâ , fol. 129 v°). Les surveillants de cet établissement portaient le titre de taschtdâr ^ ! AlâJs, au pluriel ïJjî.U.â.l> taschtdâ-

riah. Ce mot se trouve déjà dans le Kitab-arraoudatain (man. ar. 707 A, fol. 24), où 011 lit : pl~. d j ! sSL: LiXicî. « Il confia son biscuit à un de ses taschtdârs. » (Voyez aussi Khalil-Dâheri ,

toc. laud.). Un surintendant avait sous son autorité les taschtdârs et les rahhtwânis ! .

Ce dernier mot, formé des deux termes persans rahlit et bân , indiquait ceux qui avaient

le soin et la garde des meubles. Les surintendants étaient au nombre de deux , et remplissaient leurs

fonctions à tour de rôle [Insehâ , loc. laud.).

(41) Le mot scherâb-khanâh ïbbk vît [Insehâ, fol. 129 r°), ou scherb-khanâh ïULs- b"1

(Khalil-Dâheri, f. 249 v°, 2Ôo r°), c’est-à-dire la sommellerie , désignait « le lieu où l’on gardait les < boissons, le sucre, les confitures, les fruits, la neige, les eaux cordiales, les pâtes purgatives, «astringentes, rafraîchissantes, les parfums, l’eau destinée pour l’usage du prince, et qui était toujours de la meilleure qualité. A la tête de cet établissement était un surintendantjUl^, et quelque- « fois deux. 11 avait sous lui un nombre de scherabdârs »

(42) Le mot 1^»., ainsi que sa forme l'indique, désignait : Le lieu où se préparaient les

objets nécessaires pour l’usage journalier du prince. Ce terme se trouve dans la Description de l’Egypte de Makrizi, où on lit (man. 798, f. 200 v°) : JilxM l j:sr3 wb îj

par-® JJsj v aJÎ çj) «Sous le règne de Melik-Adel-Kitbogâ , la quantité de viande as-

« signée pour la consommation journalière du hawâïdj-khanâh s’élevait à vingt mille ritls. »

(43) C’est-à-dire le birket-alhadj , « l’étang des pèlerins. »

(44) Le verbe fÿso , à la première et à la quatrième forme, signifiait : Donner aux émirs ou aux

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