‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 48 sur 183 · I -XJ XÛ. L> à,2 iÉsé î jf.) ! S-Vlsr0 ^ !. Les · texte numérisé non relu

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émirs qui avaient le privilège de faire battre le tambour à leur porte, étaient au nombre de trente (Khalil-Dâheri, fol. i5 r°). L’auteur du Inschâ (fol. 123 r°), parle aussi des émirs appelés »! y\ î , qUi avaient sous leur commandement quarante ou quatre-vingts cavaliers. L’écrivain atteste que, de son temps, c’est-à-dire vers le milieu du IXe siècle de l’hégire, on ne battait plus le tambour à la porte de ces officiers, excepté lorsqu’ils partaient pour une mission importante; telle que celle d’inspecter les ponts, de recueillir les grains , etc. Suivant Khalil-Dâheri (fol. 23 1 r°) : « 11 « existait vingt-quatre émirs, dont chacun avait sous son commandement cent Mamlouks, et mille « soldats de milice. Aussi portait-il le titre d 'émir de cent, commandant de mille >. aJ ! » XjL* ^.3.

«Chacun d’eux avait le privilège de faire entendre à sa porte huit charges de tambours, deux tim- « baies J-îO ^IJa, deux hautbois > quatre trompettes ijiu !. L’usage de la timbale

« Jj*i et des hautbois s’était introduit récemment. L’atabek se faisait rendre les mêmes honneurs « dans une proportion double. » On lit dans Y Histoire d’Égypte d’Ahmed-Askalâni (manuscr. 656, fol. 3g v°) : VULsr-ÉL ^Éfi! «Il reçut le tabl-khanâh ;» et, en marge, on lit cette explication : ^ iy* ! ^5! «c’est-à-dire la charge d’émir de quarante cavaliers.» Et Abou’lmahâsen, déve-

Bientôt après, le sultan rendit la liberté à l’émir Seïf-eddin-Kilidj-Bagdadi-Moslanseri, qu’il avait fait mettre en prison ; il lui témoigna de la bonté; il l’admit à jouer à la paume avec lui. Au mois de Scbaban, l’émir Seif-eddin-Kerzi , et le kadi

loppant cette idée, s’exprime en ccs termes [Manhel-sâfi , tom. III, man. 749, fol. 202 r°) :

^43 loLj 2 U IsrkJaJ | U AJ b 0is (Ji S) tsUlsr^l Lajt VULsr^ p-VS-J |

ïy \ « Autrefois, un commandant (de mille hommes) portait le titre de tabl-hhanâh, attendu « que l’on battait les tambours à sa porte. De nos jours, on désigne par le mot tabl-hhanâh le grade d’émir de quarante hommes. « L’auteur du Mesaleh-alabsar (man. 583, fol. 166 v°), s’exprime en ces termes : « Les émirs de tabl-hhanâh ont, pour la plupart, le rang d’émir de quarante (cavaliers); '(quelques-uns ont, sous leurs ordres, un plus grand nombre d’hommes, qui peut aller jusqu’à « soixante-dix. Celui qui commande moins de quarante hommes, n’a pas le privilège de faire battre les ■ tambours sLilsr^3. « Suivant le témoignage du même historien (manuscrit 583, folio 167 recto), « Le fief p Lias ! , qui était assigné à un émir de tabl-hhanâh pouvait produire une somme de trente « mille pièces d’or; quelquefois le revenu était plus considérable; d’autres fois, il descendait à vingt- « trois mille pièces d’or. » Au rapport de Makrizi ( Solouh , tom. II, fol. 323 r°) : « L’an 821 de l’hégire «de J. C. 1418), le sâheb Bedr-eddin-Hasan-ben-Nasr-allah fut nommé «à la place de vizir, qu’il « réunit à celle d’inspecteur du domaine privé On lui accorda le rang d’émir, de commandant de mille hommes >. aj| La.Xft-j , et le privilège de faire battre les tambours à sa porte aO

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après le coucher du soleil, ainsi que cela avait lieu pour les émirs dti plus haut rang. «Précédemment, sous la dynastie des Turcs, jamais un vizir, homme de plume, 11’avait joui d’une « pareille prérogative. » Suivant le témoignage d’Ebn-Aïas (tom. II, fol. 206 v°, 207 r°), lorsque le sultan Seîim fut entré en vainqueur dans le Caire, on cessa depuis ce moment de battre les tambours à la porte des émirs. Le voyageur Bertrandon de la Brocquière, qui parcourut l’Égypte et une partie de l’Asie dans le XVe siècle ( Mémoires de morale et de politique de l’Institut, tom. V. pag. 507) , s’exprime ainsi : « Ils ont un tabolcan (tambourin) dont ils se servent pour se réunir dans les batailles.» Plus loin (pag. 53g) , il rapporte que le prince de Caraman avait un tabolcan à l’arçon de sa selle. Quoique Selim, ainsi que l’on vient de le voir, eût supprimé, en Égypte, l’usage de battre le tambour, et de faire entendre divers instruments de musique à la porte des émirs, les bcys qui se partagèrent le gouvernement de cette contrée , ne tardèrent pas à reprendre cet attribut du pouvoir; et le nom se perpétua avec la chose elle-même. On lit dans le Mémoire de M. Estève sur les Finances de l’Égypte, pag. 3) : « Solyman créa vingt-quatre beys tableh-hhâneh .» Et l’auteur ajoute en note .

« Tableh-hhâneh veut dire ayant droit d’avoir une musique. En Turquie, ce droit est un des symboles «du pouvoir. Le pachà du Caire partageait, avec ses collègues, dans les autres parties de l’empire, «le droit d’avoir un corps de musique à sa suite. Des musiciens entretenus à ses frais, lui don- «naient, à certaines heures du jour, des concerts proportionnés au rang qu’il occupait parmi les •• pachas : car ils faisaient connaître s’il était pachà à deux ou à trois queues. Les beys étaient traités « comme les pâchàs à deux queues. » Dans des passages cités plus haut, il a été question d’une ou de plusieurs charges J-?- de tambours et autres instruments: M. Estève nous apprend ( ibid ., p. 90) que l’Azlem-bâchâ , qui allait au devant de la caravane de la Mecque, menait à sa suite une musique portée sur douze chameaux, et consistant en plusieurs tambours ou caisses de différentes grandeurs, deux trompettes, deux timbales , et deux instruments semblables à nos hautbois.

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