AN 6Ô
fit partir de cette ville des corps de troupes qui, se dirigeant vers Âmid et autres places, livrèrent aux flammes les herbages et prairies dans lesquelles Houlagou avait coutume de camper. Le feu s’étendit dans une distance de dix journées de marche; et tout cet espace fut couvert de cendres. Tout le canton de Khélai fut la proie de l’incendie : les épis encore verts furent coupés. En même temps, des explorateurs Àslii' (61) envoyés de Damas et autres villes, rencontrèrent un grand
Vales.), que les Romains, sous le règne de Constance, voulant arrêter la marche rapide des Perses , mirent le feu aux herbes de la Mésopotamie.
(61) Le verbe signifie: Examiner, inspecter. On lit dans l’ouvrage biographique d’Ebn-
Khallikan (man. 73o, f. 264 r°) : ÏA* «Je consultai un grand nombre d’exemplaires. »
Plus loin (fol. 320 v°) : 4^3 ïA^àJI ïÀa> jî ù î *0 «J’examinai son divan ; et je n’y
« trouvai point cette pièce de poésie. » Dans la Description de l’Egypte de Makrizi (article des Ponts) : àK «Us examinèrent le rivage tout entier.» Et ailleurs (article de
zsljp. aAvjO * W-.XJ « Il envoya l’émir Akdjebâ, pour examiner la salle de Hamah. »
Quelquefois ce verbe se construit avec ^c- , et signifie : Prendre des informations , relativement a une personne ou à une chose. On lit dans l’ouvrage d’Ebn-Khallikan (folio 3o) :
1 4) v-àiî çfi «J’ai pris, à cet égard, de nombreuses informations, mais je n’ai pu ob- « tenir aucun renseignement certain. » Dans Y Histoire d’Égypte d’Ebn-Aïas (tom. II, fol. 201) :
« U vint pour recueillir des renseignements sur l’Égypte et sa position. »
Plus loin (fol. 297) : j*\ à^uCJ «Afin de prendre des informations sur ce qui
« concernait cette jeune fille. » Dans l’ouvrage du continuateur d’Elmacin (man. 619, fol. 57 v°) : v sAuS* « U s’enquit de leur nombre. » D’autres fois, le verbe prend après lui la prépo-
sition ^Lc , et signifie : Inspecter, surveiller. Dans l’histoire d’Ebn-Aïas (tom. II, fol. f), on lit: Zjjibd « Il surveilla la construction des galères. » Plus loin (f. 6) : * — q.A.\J
«Afin de surveiller la construction de la tour.» Ailleurs (fol. 76) : ^
«Il surveillait les maçons.» Et enfin (fol. 257, 289) : ^s>fS «Il inspecta
« l’équipement des vaisseaux. » Le verbe ^slLÉ, à la troisième forme, signifie : Chercher à découvrir, examiner. On lit dans l’ouvrage intitulé : Fâtihat-aloloum , c’est-à-dire l’ introduction aux sciences (man. arab. 918, fol. 24 v°) : J^sJî Üàpefl j «— àlOI U î « On entend par le mot
« Ilm-almoukâschafah l’examen et la science purement théorique sans la pratique. » Du verbe >
vient le nom d’action heschef t LLÉ , signifiant : Examen, enquête. On lit dans le Kitab-arraoiulatain
(man. 707 A, fol. 5 r°) : J AaJI^b )jb ^.s «Il bâtit une maison destinée à l’examen
«des affaires, et la nomma : maison de la justice. » Le mot ftaschschâf . , au pluriel ‘ÜVtS ,
signifie : Un explorateur , un coureur , celui que l’on envoie pour prendre des informations sur la marche de l’ennemi. On lit dans l’histoire de notre auteur ( Solouk , tom. III, fol. 71 v°) :
‘«bUuS* e..« « Ses coureurs en vinrent aux mains avec ceux de l’armée. » Dans la Vie de
nombre deTatars qui se dirigeaient vers l’Égypte, dans l’intention de se soumettre au sultan ; Bérékeh les avait envoyés auprès de Houlagou comme troupes auxiliaires. La division ayant éclaté entre les deux princes, Bérékeh fit dire à ses soldats de venir le rejoindre, ou si l’exécution de cet ordre leur paraissait impraticable, de se réunir aux troupes égyptiennes. L’inimitié qui divisait Bérékeh et Houlagou avait pour cause une bataille qui s’était livrée entre les armées des deux souverains ; le fils de Houlagou avait péri dans l’action ; ses troupes avaient été battues et complètement dispersées. Houlagou s’était retiré dans une forteresse située au milieu du lac d’Adherbaïdjân', où il se trouvait assiégé. Ces nouvelles comblèrent de joie le sultan; tout le monde fut ravi de voir que Houlagou, distrait par d’autres soins, ne pouvait songer à porter la guerre en Syrie. Les gouverneurs des villes , 1 reçurent l’ordre d’accueillir avec honneur les transfuges
tatars, et de leur fournir l’orge (62), le grain et toutes les denrées dont ils
Bibars de Nowaïri (folio 14 v°) : Üâl tS « Il envoya des explorateurs, choisis parmi
« les émirs.» Dans la Vie du sultan Kelaoun (man. de Saint-Germain, fol. 276 r°) : à*»
‘üliuO! « Les coureurs et les Arabes qui l’accompagnaient. » Plus loin (ib.) : '«blAS*
. . tjAalA ÀsÜLO! sJL^aar3 «Ils envoyèrent des coureurs; ceux-ci revinrent, et
« dirent qu’ils avaient vu ... » Dans le Inschâ (folio 90 r°) : ïJLâ. j 1^-9 « Là se
« trouvaient des Bahris, des cavaliers, des coureurs. »
(62) Le mot alih , dans le lexique de Castel, est rendu par : Fœnum minutum et concisum, quod jumentis prœbelur ; mais cette explication manque d’exactitude. Ce terme désigne : La portion
d’orge que l’on donnait à chaque cheval pour sa nourriture journalière. Il dérive du verbe , qui signifie suspendre, attendu que cette orge est mise dans un sac, que l’on suspend au cou de l’animal-
Dans un passage du Mesalek-alabsar (man. 583, fol. 167 r°), on trouve ces mots : wJil*
^^5 « J’ai pendu au cou de mon cheval l’orge nécessaire pour sa nourriture. » On lit dans Y Histoire de la Conquête de Jérusalem (man. 714, fol. 208 v°) : boljj ^L>! Lojt IjÂâ.! «Ils
« prirent avec eux de l’orge et des provisions de bouche pour quatre jours. » Dans l’histoire d’Abou’lmahâsen (man. 663, fol. 201 r°): « Les Mamlouks demandèrent de l’orge. »
Dans l’ouvrage du continuateur d’Elmacin (man. 619, folio i32 v°) : ^l> . . .
As ,j! « Il ordonna à tous les émirs de partir
« pour la chasse, et de prendre avec eux une provision d’orge pour dix jours. » Dans 1 e Roman d’Anlar (tom. III, fol. 79 v°) : l^iüs sJU&I «Jusqu’à ce que les chevaux eurent mangé leur
«ration d’orge. » Dans Y Histoire d’Êgjpte d’ Ahmed- Askalâni (man. 656, fol. 161 v°) : SJi ^ b" jjAd! «Ils n’avaient qu’une faible provision d’orge.» Ailleurs (man. 65j, fol. 2 r°) : s—Jiw
tJfUA 51 «Il demandait de l’orge pour la nourriture des chevaux. » Plus loin (folio 87 r°) :
tjZLs’ *>is oXJÂf Jyj f «Il resta dans cette position, jusqu’à ce que son armée