IV. MELIK-DAHER-BIBARS
as 66 1 (ia63).
d’apporter les timbales ÿULsA-^l; l’atabek reçut l’ordre de venir prendre place devant le sultan. On amena des écuries (83) cinq cents chevaux pour le
>< rnanschour :
li^!
L» » Ailleurs (fol. 118 r°), on lit : 'jf
^..wLU! « Un secrétaire écrit les diplômes qui concernent les concessions terri-
« toriales. » Le même écrivain distingue ce genre d’actes en plusieurs classes. Il nomme \°
« Le diplôme des deux tiers, c’est-à-dire celui que l’on écrit sur une feuille de papier qui a « les deux tiers d’une feuille de la plus grande dimension. » Puis il ajoute (f. 292 r°) : . . . Lôj js> çtby/Æ. ^ -x*J ! ^ | ^a ^ ! J b ^ b jjJ 5! ! ç- 0 A 1 î ^ia3 t 2,
. . . j j j.’&”55! « j LJ! «Cet acte est le plus distingué de tous. Il
« s’écrit sur une feuille de papier qui a les deux tiers du papier le plus grand. Il est destiné aux com- « mandants de mille hommes, qui exercent leur emploi en Égypte, qu’ils soient fds de sultans ou « autres, ainsi qu’à tous les gouverneurs du premier rang, et aux commandants qui siègent à Damas. » 20 J ! jjLL* Le diplôme que l’on écrit sur une feuille de papier, qui a la moitié de la plus
grande dimension. <L^!jU ! ^blaJ! ! y ^ja ^»JiLj! * \ja JJ j ! j 2 U Us-L-L! |
« Cet acte est destiné pour les émirs de tabl-khanah , tant d’Égypte que de Syrie, et pour les émirs « commandants qui gouvernent les forteresses de la Syrie, » 3° Ô-JJ! jj^a : Le diplôme du tiers de feuille. d!/^J! *\r\ ^ Uü* ot/JI aJ « Cet acte est
« écrit pour les émirs de dix, sans distinction, et pour les émirs de tabl-khanah , qui se trouvent
« parmi les Turcomans et les Curdes. » 4° 2 û Ix) ! j^LLa : Le diplôme ordinaire. oXJL^J >. 4*9
4aLst8 j loliaLJî « On l’écrit pourles Mamlouks du sultan, les commandants de la
« halkah et leurs subordonnés. » L’auteur du Mesalek- alabsar (m. 583, f. 174 r°) s’exprime ainsi : « Le « sultan est dans l’usage de mettre sa signature sur tous les ordres qui émanent de lui : quant aux « diplômes des émirs , des officiers de la milice, et de tous ceux qui obtiennent une concession
« territoriale , le prince y met une apostille Celle qui est particulière au sultan Melik-
« Nâser-Mohammed-ben-Kelaoun, se compose de ces mots aJ! , Dieu est mon espérance. «
(83) Le mot jUu=»-, au pluriel signifie une écurie. On lit dans la Vie de Bibars par
Nowaïri (fol. 65 v°) : 4j!j!JL=«. ^a Xi.~* 1 « Il fit venir de ses écuries cinq cents
« chevaux. » Car j’ai cru devoir lire au lieu de ClJj !>*«=»■ que présente le manuscrit. Dans
la Description de l’Égypte de Makrijzi (man. 798, fol. 195 v°) : 4j j! v — ^a! 15!
J! « Lorsqu’un cheval était malade ou vieux , on l’envoyait à l’écurie. » Et plus loin ( ibid .) : s^L>tjL£<sr8 « Les chevaux des écuries. » Dans le Kitab-arraoudataïn (man. 707 A, f. 53 r°) :
£jj.C«xJ! ^y;=>.! « Il s’y réunit des écuries qui renfermaient les chevaux de
« l’armée » Dans la Vie du sultan Kelaoun (fol. 282 v°) : (lis. ïjUus.) Li, w>LL
>Uj J -\d.l J^^Ü! «Il demanda une partie des chevaux que renfermait
« l’écurie qu’on lui avait prise ; et on lui donna soixante de ces animaux à son choix. » Dans Y Histoire
d’Égypte d’Ahmed-Askalâni (t. II, fol. 23 r°) : !j lAa. 1^9 ! — , ^jaj's v j J ! A-> J; «Trois mille chevaux,
« qu’il conduisait en une seule bande. » Le mot djeschir s’emploie aussi dans le même sens. On lit dans Y Histoire de la Conquête de Jérusalem (man. 714, fol. 224 r°) : .J. J ! ^J.c.
service des timbales, et les chevaux des émirs. On demanda un grand nombre de robes d’honneur. Les Sildhclars durent, à tour de rôle, se reposer
et faire leur service. On ne cessa d’écrire des lettres, des diplômes, que le 299 sultan apostillait Jk>. Cette nuit-là même, on rédigea en sa présence cinquantesix diplômes, précédés de préfaces (84), et destinés pour des émirs d’un
rang supérieur. Le sdlieb Fakhr-eddin apostillait, ainsi que Fatab-eddin-ben- Senâ-almulk , chef de la chancellerie militaire .Lo et le chef du
bureau des trésors L’émir Bedr-eddin, le khazendar
(le trésorier) se tenait debout, et c’était le Moustawfi (85) qui transcrivait
i'jLlwlj « Il se jeta sur les écuries du sultan, et les entraîna. » Dans le Kâmel d’Ebn-Athir (tom. Y, pag. io5) : «Il pilla l’écurie de Melik-Mohammed. » Plus loin (pag. 177),
on lit : il* «bLvjhî ^1 àxb « II apprit qu’une écurie, appartenant à Arslan-
« Bouka, se trouvait dans le voisinage, » Et: î j ^ J I j çjs.
s^XJà « Il résolut de changer les chevaux qui se trouvaient avec lui, attendu leur faiblesse,
« et de prendre à la place ceux que renfermait l’écurie. » Et enfin (ibid.)
« Il marcha à la tête de son armée vers l’écurie. »
(84) Pour entendre cette expression, il faut se rappeler que, suivant le témoignage de l’auteur du Mesalek-alabsar (man. 583, fol. 174 v°), parmi les diplômes et autres actes qui sortaient delà chancellerie, ceux de première classe commençaient par la formule préparatoire : à-Jaà. « Louange à Dieu *
Puis venaient ceux qui présentaient une préface commençant par ces mots : Ut
jJI «X?»- «Après avoir proclamé les louanges de Dieu.» Après quoi se trouvaient ces mots « L’ordre émané du prince. » L’auteur de l’ouvrage intitulé Inschà, traitant la même matière, s’exprime en ces termes (fol. 220 v°) : »i)l ^ 3bb Lksr? J-Xe. « Au lieu
« d’énumérer les titres du personnage, il inséra une préface morale, après avoir commencé par un verset de l’Alcoran. » Plus loin (fol. 221 v°) : J^s^b lAsr3 Li'l£ft « On place en
« tête de la lettre une préface ILkà. qui commence par les mots : louanges à Dieu. » Et
enfin (f. 224 r°) : ïj UxJ b »i) J-rs^b 1s ï-vhs-f <Ljt£|î ^LXîj ^ I !jJ I
ïysr3 j ^xàtb «La quatrième classe des lettres est celle qui s’ouvre par une préface commençant
« par ces mots : louanges à Dieu. Telles sont les dépêches qui annoncent une victoire et autres événe- « ments du même genre. »
(85) L’auteur du Mesalek-alabsar (man. 583, f. 180 v°) , s’exprime en ces termes : « L’inspecteur
« de l’armée jJsb a auprès de lui plusieurs mouslawfis, qui expédient les affaires générales
« ou partielles du royaume. Leur chef, qui porte le titre de moustawfi-assohbah
• exerce sa juridiction dans tout l’empire, en Égypte comme en Syrie. C’est lui qui écrit les di-
« plômes, sur lesquels le sultan doit mettre son apostille jjbo, et qui ont P°ur objet, tantôt ce « <jui doit se faire dans les provinces, tantôt des concessions, tantôt le choix des secrétaires appelés
an 661 (1263).
ces actes JjL* (86), jusqu a ce que toutes les lettres furent achevées d’écrire en présence du sultan. Dès le grand matin, ce prince resté seul, fit envoyer aux diffé-
« à remplir des emplois subalternes, et autres objets de ce genre. Cette charge est d’une grande im- « portance, et approche pour le rang, de celle de l’inspecteur. Quant aux autres moustawfis, leur «juridiction est tout à fait restreinte, et ne s’étend pas plus loin qu’un des cantons de l’empire.» Ces détails ont été transcrits mot pour mot par Makrizi (man. 798, fol. 194 v°). Le terme istifâ *LsljkJ désignait les fonctions du moustawfi. On lit dans l’ouvrage intitulé Makhzen-alinschâ
qui a pour auteur le célèbre Hosain-Vaëz-Kâschefi (manuscr. pers. 73, fol. 2 v°, 3 r°) : »LL^J
î ^ j Ô.Z.L} çfàj yffi «Le mot Istifâ désigne
« l’action de copier les écritures des comptes de la chancellerie; et celui qui remplit cette fonction se « nomme moustawfi. » Le Kâtnel d’Ebn-Athir (t. IV, fol. 186 r°), nous offre ccs mots 1
<wiJI Àj§L» \yifi «Il était moustawfi de la
«chancellerie du sultan; et en sacrifiant une somme de cent mille pièces d’or, il se déchargea de cet « emploi. » On lit dans Y Histoire des Seldjoucides de Bondari (man. 767 A, fol. 98 r°) : 3-J.^a. ^1^" ÀSCiçjl « 11 était alors moustawfi de l’empire, et tenait les rênes du gouver-
« nement. » O11 lit dans le Inschâ (man. i573, fol. i35 v°) : ^iJ! ^a> SJjjJ) .IsL^w!
pOiÜ! î vj^UU MÛ.
fiÿj) î pj’ « La charge appelée istifâ-addaulah (Y istifâ de l’empire).
«Celui qui l’exerçait avait la charge de surveiller et de régler tous les comptes de l’État, tant pour « les recettes que pour les dépenses. Jadis, un seul officier remplissait ces fonctions. Depuis, on en « créa un second et un troisième. Ce sont eux qui écrivent les rescrits , les patentes et autres actes de «ce genre. Primitivement le dignitaire recevait un diplôme écrit sur un papier qui avait le tiers de « la plus grande dimension. Depuis, il fut à la nomination du vizir. » Plus bas (ib.'j, on lit : «LsL^wt
^ jJ î « " ^ çüh-l î J J L> J ^ hj -'J ^ fi , i
JwW yy I ylo î h' h# ào hi* J 1
I SrJf fi j ! j ^ «L 'istifâ du domaine privé. Les fonctions de cette charge
« consistent à surveiller tout ce qui entre à la chancellerie privée, et tout ce qui en sort. L’officier qui «en est en possession, règle les comptes de la chancellerie et du chef de cet établissement. Il écrit «tous les actes de la chancellerie privée, et sur lesquels doit être apposée la signature auguste du « prince. L’inspecteur du domaine privé a plein pouvoir dénommer et de destituer ce fonctionnaire, «qui reçoit un diplôme écrit sur un tiers de feuille. » Ebn-Khallikan , parlant de la ville d’Arbel (man. 73o, fol. 241 r°), s’exprime en ces termes : « Dans ce pays, la charge de moustawfi »LsLz«b5t « est une place éminente, qui va immédiatement après celle de vizir. » Le même écrivain dit ailleurs (fol. 206 v°) : était moustawfi de la chancellerie. » Et dans une glose mar-
« ginale de la Vie de Mahmoud, écrite par Otbi (fol. 42 v°), on lit : v «Le
« moustawfi est le chef du conseil. » Ce mot existe encore aujourd’hui en Perse. Suivant le témoignage de Chardin (V oyages en Perse, tom. II, pag. 258) , « le moustophy est le président de la chambre des « comptes. » Kcempfer (Amoenitates exolicce, pag. 88), atteste le même fait. Puis, il parle du mus-
rents émirs, des timbales des drapeaux ^=>.tLJ!, des chevaux et des
robes d’honneur Il nomma l’émir Nâser-eddin-Kaïmeri aux fonctions de
taufi-chaseh qui est chargé de surveiller les comptes des revenus appartenant au
domaine du prince. On lit dans Y Histoire cl’Égypte d’Ahmed-Askalâni (tom. II, m. 657, f. 145 r°) : iÜjjJ! j-ib «Il remplit les fonctions de moustawfi de l’empire.» Dans le Manliel-sâfi
d’Abou’lmahâsen (man. 75o, fol. 76 r°) : JyUt .blfwt «II fut nommé à la place de
« moustawfi de la chancellerie privée. » Dans un passage de Y Histoire des Seldjoucides de Bondari (man. 767 A), on trouve ces mots : ^Jy. Peut-être faut-il lire : ,!jj J| J
Plusieurs autres fonctionnaires portaient également le titre de moustawfi. On lit dans l’ouvrage intitulé Inschâ (m. i573, fol. i36 r° et v°) : ^ wJio y3»
J SÎ I JT iJ I y J iAz J.blj bcLj v — ( iadJI «\â.! J.x)
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çj.£) fi 'ififi Lbbx « Le moustawfi de l’armée est celui qui copie et transcrit les lettres d’ins-
«pection qui émanent de la chancellerie militaire, après y avoir fait apposer la signature du prince « et celle de l’inspecteur des troupes. C’est lui qui expédie les diplômes des récompenses, suivant un « ordre fixe. On distingue plusieurs fonctionnaires du même nom : i° Le moustawfi des concessions « territoriales de l’Égypte. C’est lui qui seul écrit les actes qui concernent cette matière, tant pour « l’orient que pour l’occident, pour ce qui est près, comme pour ce qui est éloigné. Cet homme doit « posséder une probité scrupuleuse, beaucoup d’exactitude et de connaissances. Il jouit de la plus « haute confiance. Son diplôme est écrit sur un tiers de feuille de papier. i° Le moustawfi des conces- « sions territoriales de la Syrie. Il doit réunir, au même degré que celui d’Égypte les qualités susdites. Il « exerce sur les fiefs de la Syrie, une j ur idiction semblable à celle que l’autre exerce sur ceux d’Égypte. « Son diplôme est sur un tiers de feuille de papier. 3° Le moustawfi des concessions territoriales des « Arabes. Il ne peut écrire aucun acte hors ceux qui concernent cette matière, et doit posséder les « mêmes qualités que l’on exige des deux autres moustawfis. Quelquefois, ses attributions sont réunies « à celles du moustawfi des fiefs de la Syrie. Son diplôme est écrit sur du papier ordinaire. 4° Le « moustawfi des rizka/i. C’est lui qui écrit les actes des pensions militaires. C’est à cela que se bornent « ses attributions : il ne doit pas se mêler d’autre chose. On exige de lui les mêmes qualités que « doivent posséder les autres moustawfis. » Dans Y Histoire d’Egypte d’Ebn-Aïas (man. 689, f. 25 r°) ,
il est fait mention des écrivains de Yistifâ des armées : Makrizi ( Description
de l’Égypte, article de l’arsenal maritime übLbJI), s’exprime en ces termes : ^yfi
LuL»j fi ^y^ l ' ‘ ' fiy~"*-l t y fiy****^ (y® y ^ ” Éà
« se trouvaient les deux principaux fonctionnaires de la chancellerie militaire, savoir le moustawfi