‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 67 sur 183 · IV. MELIK-DAHER-BIBARS · texte numérisé non relu

IV. MELIK-DAHER-BIBARS

an 662 (1264). IV. MELIK-DAHER-BIBARS. . 227

khalife de Bagdad ; quoiqu’il eût tardé de Tenir, le sultan le reçut avec bienveillance, et lui conféra une charge d’émir de tabl-khanâh.

«l’armée d’Égypte. » De là s’est formé l’adjectif désignant : Celui qui est à l’avant-gnrde.

On lit dans Y Histoire des Seldjoucides de Bondari (man. 767 A, f. 170 r°) : aI^st^

(3 «Pour fondre sur ceux d’entre eux qui formaient l’avant-garde. » Dans Y Histoire

de la Conquête de Jérusalem (man. 714, fol. 14 v°) : s Jk ^y> ïUlCH ! L^vJlsr^

« fit sortir de chaque corps les soldats d’avant-garde, qui tiraient de l’arc, et qui étaient pleins de «capacité.» Ailleurs (fol. 102 r°) : LiuJWH «Les soldats de l’avant-garde se rangèrent en

«bataille. » Et enfin (fol. 209 v°) : àbla. U.o VUjJÎ «Nos archers, qui formaient

«l’avant-garde, caracolaient autour d’eux. » Dans le Kâmel d’Ebn-Athir (tom. VI, pag. io5) : ^\jU À~i.JUsr^t «Les soldats de l’avant-garde les rencontrèrent.» Le mot est quelquefois écrit

On lit dans l’histoire d’Abou’lmahâsen (man. 663, f. 162 r°) : vJUÜÎ

(3^^'*'’ “ Un vent violent s’étant élevé, renversa à terre le drapeau d’Argoun. » Dans le lnschâ (fol. 66 v°) : jblÀ'Jî (^kJLd.) Î jA2»j « Ils rencontrèrent à Gazah l’avant-

« garde des Tatars. » Dans l’histoire d’Abou’lféda [Annales, tom. V, pag. 58), au lieu de , il

faut lire , et traduire : « Les troupes en avant du centre. » Dans l’histoire de Makrizi

( Solouk , tom. I, p. 1117) : AÀJI.À vJU&Jî SA s~xL «Un vent violent s’étant

«élevé, renversa à terre le drapeau. » J’ai cité, dans le cours de cette note, un passage d’Ebn- Khaldoun, où il est fait mention du mot ^JLa.. Je crois devoir donner la suite de ce morceau :

wX^O |%2) A.,£. ^UaL~J S A& 3s ... 3 1 AJ î t I AJ^!^ ' .J I ^ ^ îj ^

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jlhLJ! (y=bk Ajl i ajU^xH «Au-dessus de la tête du sultan flotte un autre drapeau, que l’on « désigne par les mots de isabah et de schatfah. C’est lui qui forme l’attribut de la souveraineté. En-

« suite viennent (je lis Ast*-’ ou -î A*Aj) les étendards, que l’on nomme sanâdjik, et dont le singulier « est sandjak. Ce mot, dans la langue des Turcs , désigne en général un drapeau. Quant aux tymbales, « qu’ils nomment kousât, ils attachent beaucoup de prix à en réunir un grand nombre. Ils permettent « à chaque émir et à chaque général d’armée d’avoir autant de tymbales qu’il en veut ; mais l’étendard «appelé isabah est exclusivement réservé pour le sultan. » On peut voir sur le mot ajLsc-, ce que j’ai dit plus haut (pag. i35). Quant au mot schatfah A&kÂ,je le retrouve également dans d’autres passages. On lit dans l’histoire de Makrizi ( Solouk , tom. II, fol. 83 r°) : üi-ki. a«,!^

^jUaLJI J.*sH «Il fit flotter au-dessus de sa tête un étendard, comme on en porte un

«au-dessus de la tête du sultan. » Plus loin (fol. 459 r°) : ^hk «Jbki' J-wjl “h envoya trois

«robes d’honneur et un étendard.» Toutefois, il faut observer que le mot liki. ne désignait pas la totalité du drapeau, mais la pièce d’étoffe qui en forme la partie essentielle. On lit dans l’ouvrage

intitulé lnschâ (fol. 129 r°) : AÂkiJIjS jjpk***^ « Le drapeau se compose d’une pique sur-

Le dimanche, cinquième jour du mois de Safar, les hommes savants se réunirent dans le college Dâhérieh (102), situé entre les deux palais, et

dont la construction venait d’être terminée. Les lecteurs étaient présents, et les personnes attachées à chacune des sectes se placèrent dans la salle , qui leur était destinée. Lé sadr Medjd-eddin-Abd-errahman , fds du sâheb Kemâleddin-Ehn-Adim , fut chargé de professer les dogmes des Hanefis. Le rang de

« montée d’une pièce d’étoffe. » Et dans Y Histoire d’ Égypte d’Ebn-Aïas (man. 689, f. 54 r°) : JjIj

a jijA. ^L>j « Us tenaient des piques, surmontées de banderolles de soie de diverses

« couleurs.» Quant à cette touffe de crins j*.L> ÂLæL qui, suivant le témoignage d’Ebn-Khaldoun , pendait au haut du drapeau , et que l’on remarque déjà sur les monuments de Nakhschi-

Roustam (Ker Porter, Travels in Georgia, Persia, tom. I, pl. 20, 22); c’est le même genre d’ornement que, dans la langue persane, on désigne parle mot de pertchem pcsjj. Ce terme se trouve

continuellement chez les écrivains persans; il serait donc superflu d’en citer des exemples. Je me contenterai de produire ce passage du Zafer-nâmeh (fol. 226 v°) :

4^:4. L* « Il suspendit leurs tètes à ses piques dégouttantes de sang.» Au rapport de

l’auteur du Borhani-hati (éd. de Calcutta, pag. 189) : « On entend par le mot un objet noir

« et rond , que l’on attache à l’extrémité d’une pique ou d’un drapeau. On le nomme aussi kotâs « C’est la queue d’une espèce de vache marine : on l’attache également au cou des chevaux. Quelques «personnes donnent à cette vache le nom de Suivant d’autres, c’est une espèce de vache

« sauvage qui habite les montagnes situées entre le Khata et l’Indoustan. » Le même écrivain

(pag. 676), à l’article du mot nous donne précisément les mêmes détails. La seconde de ses

explications est la seule véritable. En effet , le mot kotâs désigne, non pas une vache marine,

mais \<t yak ou hos grunniens, décrit par Pallas (N eue Nordische beytràge, tom. I, pag. 1 et suiv). Ce

mot est écrit , et quelquefois Dans le Matla-assaadeïn (f. 123 v°) , il est fait mention

du bœuf kotâs Jf. On lit dans le Heft-iklim (man. de Bruix 17, fol. 563 v°) : « Parmi les pro-

« ductions merveilleuses du pays de Khoten , est le koutâsch qui se trouve en grand nombre

« dans les montagnes de cette contrée. Il est extrêmement redoutable pour les autres animaux : car, «soit qu’il frappe de la corne, soit qu’il regimbe, soit qu’il renverse sous ses pieds, soit qu’il lèche, «il donne la mort.» La queue du kotâs s’employait souvent, ou comme un fouet, ou comme un

chasse-mouche. On lit dans le Zafer-nâmeh (fol. 141 r°) : L>

. Ivj h à.

«Il poussait, dans toutes les directions, à l’aide du

« kotâs de la crainte et de la vigilance, son cheval noir, qui ressemblait à la foudre, et qui avait la

«rapidité de l’éclair. » Et dans la Vie de Timour, écrite par lui-même (fol. i3 v°) : te ^wUa'à « Je chasse les mouches avec un kotâs. »

(102) Makrizi, dans sa Description de l’Égypte (man. 798, fol. 327, 328), nous donne, sur ce collège , des détails intéressants.

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