‹ Histoire des sultans mamlouks, de l'ÉgypteChapitre 76 sur 183 · FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DU TOME PREMIER · texte numérisé non relu

FIN DE LA PREMIÈRE PARTIE DU TOME PREMIER

e-e- te 6C6CM-WM M>ec-t< t-t-tr*t>< t e OOC-C (S»

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Page 9. Je dois ajouter ici quelques mots relativement à la ville de Soubaïbah. L’auteur du Mesalek-alabsar (man. 583, fol. 214 r°), dit que la ville de Banias, capitale du canton de Djaulan renferme la forteresse de Soubaïbah. Suivant l’auteur du Inschâ (f. 88 r°) : «La forteresse «de Soubaïbah, qui dépend de la ville de Banias, est une place extrêmement forte. Elle a un gouverneur particulier qui est à la nomination du vice- roi de Damas. « Plus loin (fol. 148 r°), l’écrivain fait mention du gouvernement de Banias et de celui de la forteresse de Soubaïbah. Enfin, ailleurs (fol. 289 v°), il s’exprime en ces termes : « Quant à ce qui concerne le gouverneur de la «forteresse de Soubaïbah v^jU, s’il a le rang de commandant les lettres qui

«lui sont adressées, offrent les formules (elle est émanée), et ^Jl*3î (l’ordre auguste); s’il

« a celui d’émir de tabl-khânah, on emploie la formule et (l’ordre élevé). Le titre

« qui lui est donné est celui de à.wjj.3r-M <L*wo i.xl£ v Gouverneur de la forteresse de Soubaïbah,

«.la bien gardée . » On lit dans la Description de l’Égypte de Makrizi (man. 798, fol. 201 v°) que, dans «l’année 688 de l’hégire (de J. C. 1289), le gouverneur de Soubaïbah envoya quarante et quelques «pigeons, destinés à porter des dépêches, et accompagnés des hommes qui devaient avoir soin du « colombier.» Dans un traité conclu entre le sultan Kelaoun et le roi de la petite Arménie (man. de Saint-Germain 118&A), il est fait mention du gouvernement de Soubaïbah Et dans un

traité du même prince avec les Francs de Saint-Jean d’Acre, on lit : « Banias et ses- dépendances, la « forteresse de Soubaïbah üxl'i , avec ses lacs et les terres de sa juridiction. »

Page 36. Le texte porte : le rocher de Kabak ^Jj~a3l Là* ; mais, comme ce nom, à ma connaissance, ne se trouve point ailleurs, je crois qu’il y a ici une faute de copiste, et qu’il faut lire Amak L 'Histoire d’Égypte d’Ahmed-Askalâni, (tom. II, fol. 116 v°) , nous offre ces mots :

tj-6 «R s’empara du lieu nommé Amak , qui dépend du canton d’Alep. »

Dans l’histoire de Djemâl-eddin-ben-Wâsel ( Kamel , tom. VII, pag. 60) : Lj î **

> 3 ,J j joLaj)\ çj) J J.J J j aJj J! jL^il J

«Les Khowarizmiens envoyèrent des partis dans toute la province d’Alep. Ils poussèrent leurs « courses jusqu’à la ville d’Azaz, Tel-Bâscher, Bordj-arrisâs (la tour de plomb), la montagne de Si- «méon, et le territoire d’Amak. » Au rapport d’Abou’lmahàsen ( Manhel-sâfi , tom. IV, manuscr. y5o, fol. 2o5 r°) : «Le lieu nommé Djubb-alomian (le puits des aveugles) est situé dans le

« canton à’ Amak entre Kosaïr et Antioche. »

Page 40. Le manuscrit unique, qui est sous mes yeux, porte v Juy*. Mais cette leçon est

fautive, et il faut y substituer s__jj.*3! As-4 tnedjd-alarab, c’est-à-dire : Celui qui était la gloire des Arabes. En effet , nous lisons dans le Traité des Arabes de l’ Égypte, composé par Makrizi [Opuscules , f. 202 r°) : 3 î ^ t ÿ; |

«Le schérif Hisn-eddin-Thaleb, fils du grand émir Nedjm-Ali .... Medjd-alarab-Thaleb-Djafari.» Plus loin (f. 2o8v°, 209 r°), il est fait mention du grand émir Hisn-eddaulah-Medjd-alarab (gloire des

25o additions et corrections.

Arabes) , Thaleb Enfin , un autre Arabe [ibid., fol. 209 r°, 2 1 o r°) , Fàres-eddin , portait le

surnom analogue de Izz-alarab Je., c’est-à-dire la puissance des Arabes.

Page 46. Le mot AL* doit quelquefois s’expliquer d’une manière différente. Comme dans son sens primitif il désigne : La partie supérieure de la pente d'une montagne, il se prend, par extension, pour ce qu'il y a de plus élevé, soit parmi les personnes, soit parmi les choses. On lit dans le Makhzcn-alinschâ de Hosaïn-Kâschefi (man. pers. qZ, fol. 37 r°) : )J4l Al~J! Ab** J! « Le seigneur

«illustre et approuvé de Dieu.» Plus loin (f. 41 v°) : ^J, Alw Ai~> « Ses discours

« sont excellents, et lui-méme se distingue par un mérite éminent. » Et [ibid.) : Alw «La

« sommité des êtres élevés. » Plus loin (f. 49 v°), l’auteur parlant des traditions émanées de Mahomet,

les appelle : ^Jleî Alw J v^«jOL».| « Les traditions sublimes du plus parfait des êtres élevés. »

Ebn-Khaldoun dit, dans un sens analogue [Prolégomènes, fol. 162 v°) : ^JLsuj 2^ A3 ^1*J| AJL« « La sommité de la science faillit être anéantie. »

Page 83. J’ai admis la leçon Zirâ Jj j, sur l’autorité du Lexique géographique arabe; mais je crois qu’il faut préférer Zizâ . En effet , ce nom est écrit ainsi dans l’exemplaire authographe de la géographie d’Abou’lféda. En outre , dans le Mesalek-alabsar (m. 642, f. 102 v°, 1 13 v°) et ailleurs, on lit visiblement Jj j. D’ailleurs , la Notice de f empire [Notilia dignitatum imperii, éd. Labbe, p. 3y) , nous apprend qu’un corps de cavaliers Dalmates était campé à Ziza. Or, cette dernière ville est évidemment la même que celle dont Makrizi et les autres historiens arabes font mention.

Page i35. Dans deux passages de Makrizi , où il est question des femmes , j’ai eu tort de traduire le mot L) b*ae par drapeau; car, il désigne un genre de coiffure. On lit dans le Traité de rhétorique

d’Ebn-Athir (tom. II, man. d’Asselin 539, ^ 99 v°) : ^.^jl « Elles

« se parent de coiffures qui ressemblent , pour le volume, à des bosses de chameaux. »

Page 1 4 7 • Le mot kasabah ne désigne pas la ville entière du Caire, mais la grande rue qui, suivant le rapport de Makrizi (man. 798, fol. 88 v°), s’étendait depuis le quartier nommé Hosaïniah jusqu’au Mesclihed-nefisi A$.£4!, et comprenait douze mille boutiques. Ce nom

existe encore aujourd’hui.

Ibid. Le texte porte : <s«jc® ^LLLJî ^«1=». , ce qui signifie :« Le sultan , pour observer

«les lois de l’étiquette, s’assit à côté de lui. » Le verbe <. O J à la cinquième forme, doit se traduire

par : Montrer pour quelqu’un les égards que l’étiquette ou la politesse réclame. On lit dans les Opuscules de Makrizi (fol. 127 v°) : ^ILLJ! lolj (^jJ! £Aj p) « Il ne fit pas la prière pour

« le souverain du Yémen, afin de témoigner son respect pour le sultan. » Dans le Traité de Rhétorique d’Ebn-Athir (tom. I, man. d’Asselin 104, fol. 3i v°) : bSb "^1 à.J.sr4 ^ A**

« Ils lui témoignaient leurs égards , en ne quittant point son audience sans sa permission. » Plus loin

(fol. io3 v°) : aJJI v ol> v ôbj ^1 « Qu’il observe les règles que Dieu prescrit. » Ailleurs (f. 90 r°):

v olj .Upl <SJ «Le destin montre pour lui les égards que témoignent les

«hommes qui ont pour d’autres le plus d’éloignement.» Dans le Inschâ (man. fol. 321 r»)

àjw . OUI ^ ÔJ^I à) v Asf, U à) ^ JJ l^&AoJ ^ «Si ce n’est que

«l’un est plus âgé que l’autre; et qu’on observe, en lui parlant, les égards qui lui sont dûs.» Dans l’ouvrage biographique d’Ebn-Khallikan (fol. 210 v°) : jLo U J*

^UaLJt lis J* « L’officier ne voulut pas, par politesse, que l’on prononçât son nom, attendu qu’il

ADDITIONS ET CORRECTIONS. a5l

«était le même que celui du sultan. « Makrizi, dans sa Description ciel' Egypte (article de X Audience clés khalifes, man. 797, fol. 3i8 r°), dit: ï -'-J ^4*^ j LôU> pl~o . . . ïLis&J | Ls

j y l <?*-' ! <^y^***A 1 “ 1 - Ce kadi-

« alkodat . . . faisait le salut prescrit par l’étiquette, et dont voici la forme. Il élevait sa main droite, « faisait un signe avec son chapelet , et disait d’une voix haute et intelligible : Que le salut soit sur le «prince des croyants, ainsi que la miséricorde et les bénédictions de Dieu. »

Quelquefois le verbe v OÎ, à la cinquième forme, signifie : Être instruit, être corrigé; comme

dans ce passage du Commentaire de Safadi, sur la lettre d’Ebn-Zeïdoun (m. d’Asselin 3g4, f. 38 r°): j «Celui qui cherche, en cela, mon intérêt et mon instruction. »

wOl à la première forme , a aussi le sens de montrer des égards, de la politesse. On lit dans l’histoire d’Ebn-Khaldoun, (tom. VIII, fol. 3o4 v°) : i.** Ij îOjil « Il lui donna, par politesse, une

« audience pour lui seul. » Peut-être faut-il lire : Lô'0.

Page 1 89. Le nom de la tribu arabe , dont il est ici question , doit s’écrire , non pas Aid AjL*J t ou Abed mais Aïdli jjlxjl. En effet, Makrizi nous apprend ( Opuscules , fol. 204 v°), que les

Arabes-^ir/Æ, qui forment une branche de la grande tribu de Djedham occupent l’espace

compris entre le Caire et la forteresse d’Akabah- Allah.

Page 210. Dans plusieurs passages du manuscrit qui est sous mes yeux, j’ai lu Berki ^ f comme nom ou surnom de l’émir Schems-eddin-Akousch. Mais la véritable leçon est Burunli En

effet, voici ce que dit, à ce sujet, l’historien Abou’lmahâsen ( Manhel-sâfi , tom. II, manuscr. 748, fol. 3 r°) : «L’émir Schems-eddin-Àkousch-ben-Abd-allah-Azizi est connu sous le surnom de Bu- « runli ou Burunlu j\j y. Ces deux mots , qui appartiennent à la langue turque, désignent un

«homme qui a un grand nez v » La faute que je signale ici se reproduit dans un certain

nombre de passages où le lecteur doit partout substituer à Berki, le surnom Burunli. Dans un autre endroit (pag. 108), le texte portait: A' JA' , et j’ai traduit le Turc-l’Azizi; mais il

fallait écrire Burunli-Azizi.

Page 21 1. Le verbe signifie, je crois : Se réserver un canton pour y lever des droits. De là vient le substantif himaïah, qui désigne ce genre de contribution. On lit dans les Opuscules de Makrizi (fol. 29 r°) : j j Â=LÎ « Us aspiraient à lever les droits, les

« présents, et les contributions qu’ils se réservaient. « Dans l’ouvrage de Khalil-Dâheri (f. 260 r°) : j CLjIjLj.s:-!! « La charge d’ostadâr des contributions réservées et des biens

«affermés.» Dans Y Histoire d’Égypte d’Ahmed-Askalâni (tom. II, fol. n5 v°) : fff*".

<LoLiaL*J! «Tout l’argent provenant des droits que s’était réservés le sultan, et «qu’avait recueilli Mouwaïad. » Dans les Prolégomènes d’Ebn-Khaldoun (fol. 87 r°) : ji

j vJk>LjLvar^l « Tout ce qui a rapport aux contributions et aux exactions. »

Ibid. Le texte porte hj\S5y; mais, comme immédiatement après il est question de gardiens de panthères, je crois qu’il faut lire AOj ! 2>js des fauconniers. Et cette conjecture est confirmée parle texte de Nowaïri. Le mot bâzdârj qui fait au pluriel AjjÎJSjlj (Makrizi, Solouk , tom, I, pag. 982, 983); et bazddr \\$j) , dont le pluriel est ijj]sy ( Manliel-sâfi , tom. II, fol. 5 v°) ou (Khalil-Dâheri, folio 2.55 r°; Inschâ, fol. 127 v°; Makrizi, Description de l’Égypte, man. 798, fol. 128 r°), désignent un fauconnier.

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Page 217. Djemâl-eddin-ben-Wâsel, écrivain judicieux, et contemporain de Bibars, nous donne , sur le voyage de ce prince à Alexandrie, des détails circonstanciés, que Makrizi s’est contenté de rapporter par extrait. Suivant l’écrivain (man. non catalogué, fol. 422 r° et v°), Bibars, s’étant enfoncé dans le désert, se livra au plaisir de la chasse. Puis il ajoute: « Le sultan, au milieu de « ces amusements , ne laissait pas de se livrer aux soins de l’administration. Toutes ses nuits étaient «consacrées à l’examen des affaires qui concernaient l’islamisme, et à la lecture des dépêches « apportées par la poste. Si un courrier arrivait au lever du soleil , il était congédié avec une ré- « ponse, dès la troisième heure du jour; s’il arrivait à la troisième heure, il était expédié à midi. « Tel était l’ordre que le prince suivait invariablement à toutes les époques. Les courriers recevaient « de lui des robes d’honneur, et autres présents. Il traitait de la même manière les émirs qui

« l’accompagnaient à la chasse . Lorsque le sultan eut satisfait le penchant qu’il

« avait pour cet exercice, il se dirigea vers Alexandrie. Le Sâlieb ( vizir) Behâ-eddin l’y avait de- « vancé, et s’était plu à répandre ses bienfaits sur la population. Il avait distribué à ses frais, une « immense quantité de sucreries au gouverneur, à l’inspecteur de la place, et aux principaux « habitants. 11 n’avait pas voulu recevoir d’eux un seul verre d’eau; et lui seul s’était chargé de « toutes les dépenses. Occupé du recouvrement des contributions, et de l’administration des affaires, « il avait montré au plus haut point, dans l’exercice de ses fonctions, des sentiments religieux, du «désintéressement, et des vues pacifiques. Il recueillit en argent des sommes considérables, et, « entre autres objets, quatre-vingt-quinze mille pièces d’argent, quatre-vingt-quinze mille paquets « d’étoffes de différents genres, de robes du Yémen , d’étoffes fines de Venise -XkJ ! , de « drap ■^Ts- rouge et autres; peut-être ne s’en est-il jamais trouvé autant dans les magasins des

« plus grands rois : le tout était estimé à cent mille pièces d’or. 11 recueillit , en numéraire « des sommes incalculables. Et toutefois, personne n’eut à réclamer contre aucune injustice. Aucun « de ceux avec qui le vizir eut à traiter ne reçut un coup de fouet , 11’éprouva une insulte. Les « Francs, malgré leur avarice , malgré l’habitude où ils étaient de se plaindre, témoignaient leur « reconnaissance à cet officier, et faisaient des vœux pour lui. Tout ce qui concernait la ville, sa « position, ses intérêts, les remparts, les fossés , les pauvres, les œuvres pieuses, attira son atten- « tion , et tous les règlements qu’il fit dans cette occasion, étaient de nature à faire bénir le nom « de son maître.

« Dès que le sultan fut arrivé dans le voisinage d’Alexandrie, la ville fut décorée de la manière « la plus pompeuse : partout on éleva des tours; les habitants s’empressèrent d’étaler tout ce qu’ils « avaient chez eux, d’armures guerrières , arcs, cuirasses, casques, palissades, balistes, cottes de « mailles, pour en parer les rues et les places. Car c’est là le genre d’ornement qui convient le mieux « à une place forte. Je vis, ajoute l’historien, une tour magnifiquement garnie d’armes et de ma- « chines; ayant demandé par qui elle avait été construite , on me répondit : elle appartient à un « teinturier de la classe du peuple, et qui a dépensé pour ces armes une somme de deux mille pièces « d'or. En outre, il a chez lui plusieurs soldats qu’il nourrit à ses frais, et qu’il prépare à faire la « guerre aux infidèles. Enfin, on voit chez lui des fourbisseurs et autres artisans, auxquels il paye « des gages, et qui sont chargés de l’entretien de ces armes. Or, ce marchand est un homme à peu « près inconnu , et qui appartient à la plus basse classe du peuple. »

Page 219. Suivant les renseignements que je dois à mon savant confrère et ami M. Amédée Jaubert, le mot ou içs?3j), désigne encore aujourd’hui, chez les Turcs : Une pièce d’étoffe

quelconque destinée à envelopper des paquets. Ce terme existe aussi dans le langage arabe usité en Egypte; car Jcs-4? désigne un paquet (Voy. Vocabulaire français-arabe, par M. Marcel, pag. 44 *)-

ADDITIONS ET CORRECTIONS

Page 224. Je dois faire observer que la date de l’expédition de saint Louis contre Tunis , et de la mort de ce prince, telle qu’elle est donnée ici , est complètement fautive.

Page 225. Je ne dois pas dissimuler que, parmi les ouvrages qui sont sous mes yeux, plusieurs offrent, au lieu de , la leçon : ce qui donne également un fort bon sens. En effet, le

mot bereh, signifie bagage. On lit dans le Kâmel d’Ebn-Athir (tom. IV, fol. 176 v°) : L* v^5 'y) j j JL» \ « On prit tout ce qui était resté en arrière , . . . argent, ani-

«maux, bagages. » Et plus loin (fol. 191 r°) : j iJU « On vendit ses biens et ses bagages. »

Dans Y Histoire d’Égypte d’Abou’lmahâsen (m. 663, f. 47 v°): «Les

« étoffes , les bagages , et tout ce qui était nécessaire pour les chevaux. » Plus loin (f. 197 v°) : vjuïs- Jjli 3 j “ Elle fit le pèlerinage avec une extrême magnificence,

« faisant porter des meubles somptueux et un énorme bagage. » Dans le Manhel-sâfi du même écrivain (tom. III, man. 749, fol. i52 v°) : JjL* j J JL* j SJjlj ïj ÿ <0

«11 avait une extrême opulence, des trésors considérables, des armes nombreuses, et d’énormes "bagages. » Dans Y Histoire d'Égypte d’Ebn-Aïas (t. Il, fol. 33) : I j jSi^x} ! ». a^j l.*

« Tout ce qui avait été pillé, bagages et armes. « Ailleurs (fol. 55) : dfy j w\Â.Î

J « On prit son arsenal , ses mamlouks, ses bagages , ses étoffes ; et il sortit de

«sa maison.» Plus loin (fol. 121) : jilJU lyJ&’j àS’y v ^ «On pilla ses bagages, et tout ce qu’il

« possédait. » Fol. 140 : s jfy ^ U .X4& »11 ne nous resta ni bagages, ni armes.»

Fol. 288 : y ^.Ll (> ^*)f) « Les Arabes pillèrent la queue de ses bagages. » Ailleurs

(man. 689, fol. 3i v°) : {Jjf.j I»l3l J.3 ^jliaLJI «Le sultan lui avait donné des bagages

« et des provisions. » Fol. 44 r° : aJ y<L O-kAÎ 3 y Ss « Ses bagages avaient été pillés, et ses

« chevaux enlevés. » Fol. 49 r° : j àÉy «On pilla ses bagages et ses étoffes. »

Page 227. On lit dans un passage de l’histoire d’Ebn-Khaldoun (t. VIII, f. 4 10 v°) : ïAj) ^ <Xs& « Il enveloppa pour eux son drapeau, que l’on désigne par le nom de schâliscli. » Dans Y Histoire d Alep (man. 728, f. 1 52 v°) A.JJUÜ ! I « 11 envoya les soldats de l’avant-garde. » Pag. 243. Au lieu du mot on lit : ^=*.1^3, dans la Vie de Bibars, par Nowaïri (fol. 24 v°).

Ibid. Le mot employé comme désignant un genre d’ornement , se trouve aussi dans la Vie

de Bibars, par Nowaïri (fol. 24 v°) : àla^î. Dans le Roman d’Antar (tom. IV, fol. 23 v°), on

lit : ^ J! ïia'ilt , « On plaça les croissants sur le bout des lances. » Ce mot rap-

pelle ces croissants D^'inur , qui servaient de parure aux femmes (Isaïe , III, 18), et dont les Madianites ornaient le cou de leurs chameaux {Juges , VIII ,21, 26).

Ibid. Au lieu du mot ^^Ljars., M. Marcel croit qu’il faut lire : , et voici la note qu’il a

bien voulu me commmniquer : « Je crois me rappeler que khetlarn , signifiait au Caire, un

« frontail , c’est-à-dire, un ornement de la têtière du harnais, composé d’anneaux , ou de petites « plaques métalliques , qui font un cliquetis quand le cheval remue la tête. On place aussi de ces « écailles sonores à la partie antérieure de la bride, et on en suspend à la gourmette. »

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