IV. MELIK-U AHER-BIBARS
«L’émir Beha-eddin-Iakoub-Schehrzouri , l’autre moitié du même territoire.
«L’émir Djemâl-eddin-Mousa-ben-Iagmour, Xostadar-alaliah (le majordome « supérieur), la moitié de Berdikali ï£op.
«L’émir Alem-eddin-Sandjar-Halebi-Gazawi , l’autre moitié. 324
«L’émir Alem-eddin-Sandjar, naïb (substitut) de Xémir-djandar , la moitié de «Khanoutâ LjÿU. , qui fait partie du territoire d’Orsouf.
«L’émir Seïf-eddin-Beïdagan-Rokni, la totalité du canton de Afrad-nesifa s\js\
« UL«Ô, qui dépend de Kaisariéh.
«L’émir Izz-eddin-Aïdemur-Dâheri , naïb (gouverneur) de Karak, le tiers de «Djeblah , qui dépend d’Orsouf.
«L’émir Bedr-eddin-Bektasch-Fakbri, X émir-silâh, le tiers de Djeldjouliah .
«L’émir Djemâl-eddin-Akousch , le silah-cldr- Roumi, le tiers deDjeblab.
«L’émir Schems-eddin-Sonkor-Djali-Dâheri , l’autre tiers.
«L’émir Alem-eddin-Kestagdi-Schemsi , un tiers de Djeldjouliah.
«L’émir Bedr-eddin-Bektout-Medjka-Roumi , le troisième tiers. »
Cet acte général ayant été rédigé d’une manière complètement légale, on en tira plusieurs copies, dont chacune fut remise à un des émirs. Le kadi de Damas, après avoir été revêtu d’une robe d’honneur, reprit le chemin de cette ville. On transporta des machines de guerre dans les places fortes, telles que Karak , Adjeloun et autres.
Le sultan , après avoir complété la démolition d’Orsouf, partit de ce lieu le mardi, vingt-troisième jour du mois de Redjeb, et se rendit à Gazali, puis en Égypte. Melik-Saïd et l’Atabek Izz-eddin-Halebi , le naïb-alsaltanah (vice-roi) sortirent au-devant du sultan, et le rencontrèrent près de Birket-alhadj. Ce prince fit son entrée au Caire le jeudi, onzième jour de Schaban, faisant conduire devant lui les prisonniers Francs (16). Étant sorti parla porte de Zawilah, il monta au château de la Montagne, où il prit quelque repos. Il fit lui-même l’inspection des trésors amassés par les soins de l’émir Izz-eddin-Halebi et du sâheb (vizir) Beha-eddin-ben-Hinna. Par ses ordres, il n’y eut pas un émir, un vizir, un commandant, un mofredi ^c,SjL> un courtisan, un bezdar ( fauconnier) , un berddar (maître de la garde-robe), une des personnes de la suite du prince, qui ne reçut une robe d’honneur. Le sultan combla de témoignages de sabienveillance les ambas-
(16) L’auteur de la Vie de Bibars (man. arab. 8o3, fol. 71 v°) ajoute que ces prisonniers portaient leurs drapeaux renversés , et qu’à leurs cous étaient suspendues des croix brisées.
sadeurs de Bérékeh. Il écrivit au souverain du Yemen et à l’empereur, pour leur annoncer ses victoires. Après quoi , il fit distribuer aux pauvres des sommes d’argent considérables , ainsi que des grains et des vêtements. Cependant de nombreux incendies avaient eu lieu au Caire et à Fostat, durant le voyage du sultan. La rumeur publique en accusait les chrétiens. Ces accidents causaient partout un profond effroi, et dans plusieurs des lieux qui avaient été la proie des flammes, on avait trouvé du naplite et du soufre. Le sultan ayant fait venir en sa présence les chrétiens et les juifs, leur adressa de vifs reproches sur une conduite qui annulait tous les engagements pris avec eux. Après quoi, il les condamna à être brûlés vifs. Un nombre considérable de ces malheureux était réuni au pied du château. On avait apporté le bois et les roseaux UW| (17). L’ordre était donné, et ils allaient être précipités dans les flammes; dans cette extrémité, ils eurent recours à la clémence du sultan, et implorèrent leur pardon. L’émir Fâres-eddin-Aktaï , l’atabek, s’avançant, intercéda en leur faveur. Ils obtinrent la vie sauve, moyennant qu’ils s’engagèrent à restituer tout ce qui avait été brûlé, et à payer au trésor une somme de 5oo,ooo pièces d’or (18). A ce prix, on leur rendit la liberté. Le patriarche se chargea de répartir cette contribution. Tous les
(17) Le mot halfd * Laie»., signifie jonc, roseau. Ou lit dans un vers du Yetininh (m. a. 1370,'f. 66 r°) :
Î;U vJUiT J « Je suis semblable à celui qui dépose du feu parmi les roseaux. »
Ailleurs (fol. 458 v°) : ^ Lii= S t ‘LalsrljU « Le feu de roseaux s’éteint promptement. » Dans
l’ Histoire des Seldjoucides d’Imad-eddin-Isfahâni (man. de S. Germain 327, fol. 37 r°) : jli l^La «.lâbv ^J, ^.wJî «Le feu des glaives tomba sur les roseaux de leurs cous.» Dans le Kitabaliktifâ (man. arab. 653, fol. g5 r°) : j Làb*. U! « Lorsque poussent les joncs et les ro-
« seaux. » Dans l’histoire de Djemâl-eddin-ben-Wasel (fol. 10 r°) : l a b>. ^
LU» (»Ub>.)« On alluma tout autour le feu dans des roseaux qui se trouvaient là. » Dans
l’histoire de Masoudi ( Moroudj , t. I. f. 56 r°) : ^Libs^l j « Les lieux où croissent
« les roseaux et les joncs. » Dans les Vocabulaires coptes (Kircher, Lingua Ægyptiaca restituta , p. i38, man. copte 44, fol. 83 v°), le mot Labs. répond au terme égyptien KAU , jonc. On le trouve, avec la même signidcation, dans plusieurs passages de X Agriculture nabatéenne (man. arab. 913, fol. 82, 85 , etc.). Dans la Description de l’Égypte de Makrizi (art. Des impôts, m. ar. 797), on lit : Labs, ! Vpl.5 «Une terre couverte de joncs et inculte.» Le même écrivain nous apprend (art. Des terres, f. 761’°), qu’une espèce de canne à sucre se nommait lialfah, ou plutôt khalfah Libi. M. Falbe {Recherches sur Carthage, pag. 14, explique làbs. par roseaux. 11 ne faut pas confondre ce mot avec celui d ehafeh, qui est aussi employé en Égypte, où il désigne le sainjoin épineux (Mengin, Histoire d'Egypte , tom. II, pag. 210, 349). On lit dans un ouvrage de M. Wilkinson ( Topography ofThebes, pag. 171) :
« Halfeh a coarse wild grass; the poa cynosyroïdes. » Makrizi (f. 74 r°, 75 v°), écrit : Lâbi. et
(18) Le texte porte cinquante mille s — âJ î ; mais Nowaïri , et l’auteur de la Fie de Bibars
(man. 8o3, fol. 72 r°), offrent v — àj I ; ce qui m’a paru plus vraisemblable.
AN 663 (1264). IV. MELIK-DA HER-BIBARS. 17
accusés promirent de ne jamais se livrer à aucun acte coupable, et à ne jamais 325 s’écarter des devoirs auxquels ils s’étaient soumis.
L’émir Zâmel-ben-Ali était perpétuellement en querelles avec l’émir Isâ-ben- Moliannâ... Lorsque l’armée égyptienne marcha en Syrie, sous la conduite de l’émir Taibars, Zâmel fut ar rêté sur le territoire d’Alep, enfermé dans la forteresse d’Adjeloun, puis transporté au Caire, où il fut mis en prison. 11 recouvra ensuite sa liberté, et fut admis à jouer avec le sultan dans le rneïdan (l’hippodrome). Cependant l’émir Scherf-eddin-Isâ-ben-Mohannâ , Ahmed-ben-Hadji et l’émir Haroun s’étant rendus à la cour, le sultan les réconcilia avec Zâmel, auquel il restitua son apanage et le titre d’émir. Tous ayant obtenu la permission de partir , se mirent immédiatement en marche. Tandis qu’ils traversaient les sables Zâmel, prenant les devants, alla fondre sur les tentes d’Isâ, et y porta le lavage. Il arrêta des courrier s que le sultan envoyait à Schiraz, enleva leurs dépêches, qu’il alla remettre à Houlagou, et sollicita ce prince de recommencer la guerre. Il reçut du monarque mongol des propriétés territoriales dans l’Irak. Après avoir fait des courses dans le Hedjâz, et porté partout le meurtre et le pillage , il revint en Syrie. Ses apanages avaient été donnés par le sultan à son frère Abou- Bekr. Zâmel se trouvant réduit à une grande détresse, écrivit au sultan, pour implorer sa clémence. Le prince lui enjoignit de se rendre à la cour dans un temps fixé, lui déclarant que s’il laissait passer ce terme, il n’avait à attendre ni pardon, ni amnistie. Zâmel étant arrivé après l’époque convenue, fut arrêté, et mis en prison dans le château de la Montagne.
Le vingt-cinquième jour du même mois, le sultan étant venu siéger dans la maison de la justice (J\*J!jta), manda Tadj-eddin-Kortoubi et lui dit : «Je suis « ennuyé de t’entendre dire que tu sais des choses importantes pour les intérêts « du trésor des Musulmans; rapporte-moi maintenant tout ce dont tuas connais- « sance. » Tadj-eddin lui parla contre le kadi des kadis , et le prince de Souaken .
Il ajouta, relativement aux émirs qui étaient morts récemment, que leurs héritiers s’étaient arrogés une part supérieure à celle qu’ils étaient en droit de réclamer.
Le prince s’etant fait apporter une arbalète^L j , et la montrant à ceux qui se trouvaient dans la salle, dit hautement :« Lorsque des hommes osent affronter de « pareilles machines de guerre, trouvera-t-on leurs apanages trop considérables,
« ou bien enviera-t-on a leurs heritiers, comme excessive, la part qui doit leur « revenir?» Le sultan, apres avoir adressé des reproches au dénonciateur, l’envoya en prison. On discuta ensuite des objets qui concernaient l’armée. Lorsque I. {deuxième partie.) 3'
les soldats, dit-on, sont en campagne (19) et aux prises avec l’ennemi, ils ne peuvent avoir avec eux aucun schühed (témoin). Un d’entre eux appelle comme témoins ses compagnons (au moment de sa mort) (20). Mais, au retour de la guerre, ce témoignage n’est point admis comme légal, ce qui fait que la fortune de plusieurs individus se trouve perdue. Le sultan décida de cette manière : « Il « faut que chaque émir désigne, dans les rangs de ses soldats, des hommes pleins « de religion et de probité , dont la parole puisse faire autorité; que chaque com- « mandant, chaque corps de troupes, choisisse des hommes honnêtes et vertueux, « qui puissent être crus sur parole. De cette manière, les intérêts des particuliers « se trouveront à couvert. » Cette décision causa une grande joie aux émirs. Le 326 kadi-alkodat s’occupa immédiatement à désigner, parmi les soldats, des hommes probes et capables.
Le vingt-neuvième jour du même mois, le sultan, donnant audience dans la maison de la justice , un individu se présenta et se plaignit que ceux qui occupaient des propriétés appartenant à la chancellerie ne pouvaient pas les quitter. Le sultan désapprouva la chose, et décida que chaque habitant aurait le droit d’évacuer une maison, dès que le terme du loyer serait expiré.
Bientôt après , on vit arriver des ambassadeurs envoyés par l’empereur et par Lascaris (Michel Paléologue). Les uns et les autres apportèrent des présents.
Le septième jour du mois de Ramadan, les troupes revinrent de Birah, sous la conduite des émirs Djemâl-eddin-Mohammedi et Izz-eddin-ïgan. On reçut un présent de la part du roi des Kurdjes (la Géorgie).
(19) Le mot beïkar jSs-i , qui a passé dans la langue arabe, n’est autre que le terme persan peïkar
jl£j. Il signifie guerre , combat, campagne. On lit dans un passage de notre historien (man. 672, pag. 709) : îj LC-î çSj ^ dLw «Il lui demanda à combien de batailles il avait
«assisté, combien il avait vu de campagnes.» (Voyez aussi ibid., p. 98.) Dans le Mesalek-alabsar (man. ar. 642, f. 63 v°) .-jlC-Jt « Attendu la longueur de cette guerre. » Dans Y Histoire
clc la conquête de Jérusalem (man. 714, f- 270 r°) 1 J <jb t J.3 «La longueur de
«cette campagne avait ruiné l’armée.» Dans le Kdmcl d’Ebn-Athir (tom. VI, pag. 116) : ^
JLL j3 j.S^L«*3I « Les troupes, pour la plupart, avaient fait une longue campagne. »
Ailleurs (pag. 236) : ajJu j « Il vit qu’il avait devant lui une longue cam-
« pagne. » Plus loin (pag. 264) : SjlSCo J LL Sè i «L’armée était depuis longtemps en cam-
« pagne. » Ce mot fait au pluriel O11 lit dans un passage du continuateur d’Elmacin (m. 619,
fol. io5 v°) w\.)jLx-di ta! « Lorsque les émirs reviendront de leurs
« expéditions, de leurs campagnes. »
(20) .J’ai ajouté ces mots, d’après l’historien de la Fie de Bibars (man. 8o3).
an 663 (1264). IV. MELIK-ÜAHER BIBARS. ' 19
On apprit que, vers le milieu du même mois, Izz-eddin-Sekenderi , naïb (gouverneur) de Rahbah, s’était emparé de Karkisia; que l’on avait massacré tout ce qui se trouvait dans cette place de Tatars et de Kurdjes; que le nombre des prisonniers s’élevait à plus de quatre-vingts.
Dans ce même mois, le prince ordonna de rassembler des barques, pour les couler à fond dans le canal d’Oscbmoum. Le second jour du mois de Schewal, le sultan se rendit en personne à Oscbmoum. Il partagea entre les émirs l’étendue de ce bras du fleuve. Lui-même travaillait, et portait sur son épaule, à la vue de tout le monde, un panier lia plein de terre. Animé par cet exemple , chacun rivalisait de zèle pour creuser le terrain. Le prince ne quittait pas les travaux un seul jour; il montait sur les barques, et, en sa présence, on en coulait d’autres à fond. Dans l’espace de huit jours, l’ouvrage fut achevé, et le creusement complètement exécuté dans le canal d’Oschmoum, et dans le canton qui avoisine Djerdjer. Le sultan se dirigea d’abord vers Menzalet-ebn-Haroun , puis retourna au château de la Montagne.
Le vingt-unième jour de ce mois, on abolit la garde de jour^L^J! (21)
qui avait lieu au Caire et à Fostat, et qui produisait une somme considérable. Cette suppression fut annoncée par un acte en bonne forme. On remit aux habitants des cantons de Dakhaliah et Mortahiah une somme de 24,000 pièces d’argent, qu’ils devaient payer pour le traitement des walis.
Schodja-eddin-ben-Daïah, le hâdjeb , partit, avec le titre d’ambassadeur, pour se rendre auprès du prince Bérékeh. Il portait avec lui trois tableaux, représentant les cérémonies du pèlerinage ^ (22) qu’il avait exécutées au nom de ce souverain, et qui étaient tracées sur du papier doré; de l’eau du puits de Zemzem, de l’huile de baume et d’autres objets.
A la fin de ce mois, le sultan fut attaqué de la fièvre; ce fut à l’aumône qu’il eut recours pour obtenir sa guérison, et il fit distribuer aux pauvres des sommes considérables.
Au mois de Dhou’lhidjah , on vit arriver le moine Kernanos (peut-être Germanos), chargé d’une lettre de l’empereur Lascaris (Michel Paléologue).
L’émir Djemâl-eddin-Aïdagdi-Azizi détestait le kadi-alkodcit Tadj-eddin-Abdalwahliab-ben-Bint-alaazz, et ne cessait de le dénoncer et de le décrier auprès du
(21) Makrizi, Description de l’Égypte , man. 682, fol. 5g v°.
(22) Burckhardt, Arabia, 1. 1, p. 176.
sultan, alléguant son extrême sévérité dans ses j ugements, et la lenteur qu’il mettait dans la décision des affaires qui n’étaient pas conformes à ses sentiments. Cependant le sultan vint tenir son audience dans la maison de la justice, le lundi, douzième jour du mois de Dhou’lhidjah. Les fdles de Melik-Nâser lui présentèrent un placel , dans lequel elles exposaient que les héritiers de Nâser avaient acheté une maison du kadi-alkodat Bedr-eddin-Sindjari ; qu’après la mort de ce magistrat , ses héritiers avaient prétendu que cette propriété était un wakf (une fondation 1 pieuse). A peine cette pièce était-elle lue, que l’émir Aïdagdi recommença ses invectives et ses diatribes contre les jurisconsultes. Le sultan dit au kadi Tadjeddin : « Voilà donc comme agissent les kadis? » Tadj-eddin répondit : « Certes, « notre maître, chaque brebis est pendue par son talon. » Le sultan ayant demandé ce qui se pratiquait, le kadi répondit : « Lorsqu’il est bien constaté qu’un « bien est un wakf, on en redemande la valeur aux héritiers. » « Mais, dit le « sultan, si ces héritiers n’ont rien? » « Alors, dit le kadi, le wakf revient à son « état primitif, et l’on n’en fait pas restituer le prix. » Le prince, en entendant ce discours, entra dans une violente colère. La conversation n’était pas terminée, lorsqu’il arriva un envoyé qui venait de la part de l’émir de Médine, et qui dit :
« O notre maître le sultan! j’ai prié le kadi de me remettre le quart de la valeur « d’un wakf qui est en sa possession , parce que le prince de Médine voulait en « distribuer le revenu aux pauvres de cette ville; mais il m’a refusé.» Le sultan ayant demandé si la chose était véritable , le kadi en convint. « Hé bien , dit le « sultan , c’est moi qui avais donné cet ordre ; comment as-tu osé me désobéir?» Tadj-eddin répondit : «Sachez, notre maître, que cet argent m’a été confié. Ne « connaissant point cet homme, je ne pouvais lui remettre cette somme, que je « ne déposerai qu’entre les mains d’une personne en qui je serai sûr de trouver « des sentiments religieux et une probité dignes de toute confiance. Si le sultan « désire cet argent, je suis prêt à lé déposer entre ses mains. » « Ainsi donc , dit « le prince, tu veux te délivrer de cette responsabilité et m’en charger?» Le kadi convint que tel était son dessein. « Eli bien, dit Bibars, ne remets l’argent qu’à « celui que tu choisiras. »
Cependant un des émirs s’avança , et dit : «J’ai certifié, en présence de ce kadi,
« la validité et la réalité d’une propriété territoriale, mais il a refusé de recevoir « mon témoignage. » Le sultan ayant demandé si le fait était réel, le kadi répondit :
« Personne n’est venu déposer devant moi, de manière à ce que je puisse constater « la chose. » « Mais , dit l’émir, si tu n’as pas voulu admettre mes assertions, quel